Colloque
Lyon,
Jeudi et
vendredi 7 et 8 février 2008
Une première rencontre autour des pratiques d’interprétation
et de la pluralité interprétative qui s’est déroulée à Lausanne en novembre
Nous proposons, pour poursuivre l’élan donné à cette occasion, un second colloque La Pluralité interprétative 2, où, tout d’abord, nous conserverons comme première direction de recherche les approches empiriques de l’interprétation, qui a réussi à mobiliser dans le premier colloque. Comprendre par l’expérience comment du sens est attribué à un objet sémiotique reste une nécessité et une source de savoir décisif. Les comptes rendus de telles approches seront donc les bienvenues
On se proposera en outre cette année d’ajouter deux autres directions. La première consisterait à prendre au mot l’expression de pluralité interprétative : comment plusieurs sens peuvent cohabiter, comment le même objet peut être conçu de façon aussi différente ? Faut-il alors continuer de le dénommer « objet », ce qui semble supposer une forme d’invariabilité ? On recevra favorablement des projets d’intervention qui posent cette question soit de façon pratique, à la suite d’un constat (par exemple deux critiques différentes d’un livre ou d’un film), soit de façon théorique.
Cette dernière proposition pose la question du statut de
l’objet dont il y a interprétation. On se demandera également quel statut
donner à l’interprète lui-même. Une tradition sociologique bien enracinée
se contente souvent d’en faire un représentant de sa classe d’âge ou de son
statut économique. Peut-on aller plus loin en se demandant si une
interprétation ce n’est pas un choix de statut social parmi ceux disponibles
pour l’interprète ? Par exemple, le même homme peut aller voir Le Seigneur des anneaux en père de
famille pour accompagner son fils et, rentré chez lui, lire le dernier Michel
Onfray en professeur de philosophie. Une interprétation est-elle liée à un
réseau social ? Et ces réseaux sont-ils toujours identiques ? Peut-on, en tant
qu’interprète avoir plusieurs identités ? On accueillera volontiers des
projets d’intervention qui tenteraient de répondre à ces questions ou à
d’autres connexes. La réussite du premier colloque
Les propositions sont à soumettre avant le 15 octobre sous forme d’un texte d’une page, 1500 signes maximum en les envoyant à :
Le comité scientifique est composé de Nicole Everaert-Desmedt, Jean-louis Dufays, Jean-Pierre Esquenazi, Jacques Leenhardt, Pierre LeQuéau André Petitat.
L’accueil sera assuré par l’Equipe Lyonnaise de recherches
en sciences de l’Information et de