COLLOQUE INTERNATIONAL BRAZZAVILLE-KINSHASA

CULTURE, COMMUNICATION ET GLOBALISATION

Dates : 16-17-18-19-20 avril 2007

 

 

 

 

Quelles sont les dynamiques de globalisation, ou de participation à la globalisation, qui se mettent en place, avec l'internationalisation accrue des flux de communication et, dans quelle mesure les potentiels culturels jadis gouvernés par des territoires de souveraineté géographiquement délimités, résistent ou adhèrent aux déterminismes ambiants de l'universalité?

C'est en substance, l'interrogation principale autour de laquelle vont se structurer les         communications au colloque de Brazzaville-Kinshasa.

 


      

Axe 1 :

L'observation de l'expérience historique des nations, laisse apparaître que si l'expression culturelle a longtemps constitué un enjeu politique, artistique, éthique, le développement des activités et des échanges des sociétés, l'a progressivement élevée à la dimension d'enjeu économique majeur. De nombreux travaux issus de la sociologie voire des sciences de l'information et de la communication tendent à démontrer que, contrairement à l'hypothèse si répandue, selon laquelle les cultures minoritaires  subissent une globalisation passive par absorption des standards culturels et des modalités d'organisation qui en découlent, les sociétés en question réagissent aux processus d'intégration dominants, selon des mécanismes divers, de rejet, d'adaptation, d'assimilation, etc. Ces différents travaux mettent en relief :

           - Le rôle des dynamiques sociales des réseaux dans les processus d'appropriation de la mondialisation;

           - L'incidence des tensions nées de la rencontre entre le modèle global et la réalité

        locale, comme pour souligner les distances manifestes entre le modèle standard et le produit hybride de la confrontation;

           - La pluralité des usages sociaux des nouvelles technologies, qu'on ne saurait analyser suivant l'unique logique des transferts.

 

        Il résulte de ces observations, que la culture et les identités dominantes véhiculées         par les technologies, si elles conduisent à modifier les modes de vie des populations réceptrices, rencontrent des forces individuelles, collectives voire institutionnelles, qui influencent les transferts des modèles et, donnent lieu à des types d'appropriation plus compatibles avec les milieux d'accueil.

Quel est le sens des changements induits ?

Quels sont les niveaux de reproduction de la compétence culturelle ?

Quelle est la géographie de la circulation internationale des modèles ?

Quelle est la portée des liens économiques qui les sous-tendent ?

 

       

 

 

Axe 2

La convention sur la diversité culturelle adoptée le 20 octobre 2005 rappelle le lien entre la multiplication des échanges, conséquence de la mondialisation et la nécessaire promotion des spécificités culturelles. Dans la même perspective, la Déclaration des principes du Sommet Mondial sur la Société de l’Information, chapitre 8 alinéa 52, affirme que : « la société de l'information devrait être fondée sur le respect de l'identité culturelle, de la diversité culturelle et linguistique, des traditions et des religions ; elle devrait promouvoir ce respect et favoriser le dialogue entre les cultures et les civilisations. La promotion, l'affirmation et la préservation des différentes identités culturelles et des différentes langues, qui font l’objet de textes pertinents approuvés par les Nations unies et notamment de la Déclaration universelle de l'Unesco  sur la diversité culturelle, enrichiront davantage la société de l'information ». Dans notre discipline (Sciences de l’information et de la communication), la question de la culture, la communication et la globalisation a été abordée sous plusieurs angles à savoir : le rapport entre offre et besoin d’information, les effets des media, les normes et standards, l’échange inégal des flux avec notamment la question du Nouvel Ordre Mondial de l’Information et de la Communication (NOMIC). En effet, les débats initiés dans le cadre du NOMIC  ont mis l’accent sur le fait que, l’information est aussi source d’aliénation et de dépendance qui peut intervenir quand une population donnée est subordonnée à de l’information exogène.

Quel regard porter aujourd’hui à la question du Nouvel Ordre Mondial de l’Information et de la Communication ?

Dans quelle mesure, les normes et standards internationaux permettent-ils une expression mutilingue ?

Comment s’opèrent les processus de formatage et de standardisation des connaissances ?

Comment s'opèrent les processus d'intégration sociale des technologies de la communication?

Quelle place pour les savoirs locaux  dans la cité globale ?

 

Aussi, ce colloque en appelle-t-il à une réflexion tout à fait ramifiée, avec l'espoir de se nourrir d'empiries aussi abondantes que diverses et colorées, à l'image du voisinage de Brazzaville et de Kinshasa qui, tout étant les deux capitales les plus rapprochées du monde, avaient pendant longtemps constitué aussi, en situation de face à face, deux terminaux d'empires coloniaux, certes rivaux dans l'intérêt mais, convergents dans la destinée. Car, entre l'ancienne mondialisation coloniale et l'actuelle globalisation, le consensus et le dissensus demeurent deux modalités simultanées de détermination existentielle et sociale.

 

 

 

Les propositions de communications (300 à 500 mots) sont à envoyer à alain.kiyindou@urs.u-strasbg.fr, avant le 15 septembre 2006.

ORGANISATEURS :

ü      Université Marien Ngouabi de Brazzaville, Congo

ü      Institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la Communication (IFASIC) de Kinshasa, R.D. Congo

ü       CERIME, Université Robert Schuman de Strasbourg, France

 

 

Comité d’organisation

 

Brazzaville

ü      Léon Bemba, Université de Brazzaville

ü      Paul Balembogata, Université de Brazzaville

ü      Filla de Saint-Eudes, Université de Brazzaville

ü      Guy Noel Sam, Université de Brazzaville…

 

Kinshasa

ü      Valentin Matumele, Université de Kinshasa, Zaïre

ü      Paul Okomba, Ifasic, Zaïre

ü      Jacky Mpungu, Université de Lubumbashi, Zaïre

ü      Charles Mazinga, Université Cardinal Malula, Zaïre

 

 

International

ü      Alain Kiyindou, Université de Strasbourg

ü      Raphael Tambwe Tshimbulu, Université de Montreal

 

 

Conseil scientifique 

 

Serge Théophile Balima, Université de Ouagadougou, Burkina Faso

Annie Bart, Université de Bordeaux III, France

Jean-Chrétien Ekambo Duasenge, IFASIC Kinshasa, R.D. Congo

Eugénie N’Diaye, CESTI, Dakar, Sénégal

Marie Soleil Frere, ULB, Belgique

Axel Gryspeerdt, Université Catholique de Louvain, Belgique

Alain Kiyindou, Université de Strasbourg III, France

Jean-Paul Lafrance, Université du Québec à Montréal, Canada

Anne-Marie Laulan, Université de Bordeaux, France

Bernard Miège, Université de Grenoble, France

Misse Misse, Université de Douala, Cameroun

Ludovic Robert Miyouna, Université de Brazzaville, Congo

Géraldo Nunes, Université de Rio de Janeiro, Brésil

Uli Windisch, Université de Genève, Suisse

Ranshford Antwi, Université du Ghana et NSJ (Afrique du Sud)

Guy Berger, Rhode University, Afrique du Sud

 

Site internet  http://globalisation.ticom.info

 

Agenda

 

Date de remise des résumés : 15 septembre 2006

Date de remise des textes définitifs : 30 Décembre 2006.