Présentation des objectifs du Répertoire français des sociologues (RepFS)

    L’Association Française de Sociologie s’engage dans un travail de recensement de l’ensemble des sociologues français dont l’objectif est de constituer un Répertoire français des sociologues (RepFS). Cette démarche, entreprise pour la première fois par une association de sociologues, s’adresse à tous les sociologues du secteur privé et du secteur public, aux sociologues praticiens (c’est-à-dire exerçant la sociologie comme chercheur, ingénieur, consultant, chargé de mission ou d'études, formateur, responsable de projet, etc.), dans des associations, des entreprises, des administrations, ou en libéral ; ainsi qu'aux sociologues enseignants-chercheurs du supérieur, Past, Prag, chercheurs dans le public et parapublic (epst). Ce répertoire servira de base à une enquête ultérieure auprès d’une sous-population des sociologues inscrits, enquête visant à mieux connaître les caractéristiques des différentes catégories de sociologues, leur insertion et leur carrière professionnelle, leurs pratiques, leurs manières de voir la discipline.

    Fonctionnement du répertoire

    L'autodéfinition sera le critère d’inscription de tout sociologue au répertoire, cependant l'inscription ne deviendra effective qu'après validation par les responsables du répertoire. Le but étant que le répertoire soit exhaustif et permanent, il pourra être complété à tout moment.

    Il comprendra trois secteurs :

    1) une zone d'affichage public qui inclura uniquement le nom et le prénom, une ligne de présentation et, de manière facultative, une indication du domaine d'activité ainsi qu'une zone plus détaillée de présentation de la personne intéressée, organisée selon ses choix propres ;

    2) un accès à l'adresse mail : l'adresse ne sera pas publique mais un formulaire permettra l'envoi à toute personne du répertoire ;

    3) une zone privée qui ne servira qu'à la préparation de l'enquête ultérieure : sexe, année de naissance, diplôme de sociologie, autre diplôme éventuel, employeur, lieu d'exercice, intitulé de l'emploi.

    Pour s'inscrire, il faut remplir le formulaire par le biais de la rubrique "inscription", l'envoyer et attendre sa validation par les responsables du répertoire (il s'agit d'une vérification destinée à éviter les erreurs manifestes sur la finalité du répertoire et les cas de malveillance). Un identifiant et un mot de passe permettront à toute personne inscrite d'opérer en permanence les modifications nécessaires pour les questions la concernant.

    Résultats attendus

    En plus de l'enquête déjà évoquée, le répertoire participera à l’information de l’ensemble du public intéressé par la sociologie : les acteurs de la demande sociale, les médias et les personnes en formation. Par exemple, les acteurs économiques, sociaux, professionnels, associatifs et politiques sont demandeurs d’experts détenant à la fois des compétences sociales et techniques pour les aider dans leur projet de développement, mais aussi d’informations sur les avancées scientifiques dans le domaine de la recherche sociologique.

    Comité Scientifique

    Un comité scientifique suivra et validera les avancées du répertoire et de l’enquête. Il est composé de Philippe Cibois (Printemps-CNRS), Dan Ferrand-Bechmann (Cesol), Sylvia Girel (Univ. Picardie), Olivier Martin (CERLIS-CNRS), Delphine Naudier (CSU-CNRS), Abou Ndiaye (ARESS), Odile Piriou (LISE-CNRS) Gisèle Sapiro (CSE-CNRS), tous membres du comité exécutif de l’AFS.

    Le répertoire en pratique

    Il suffit de se connecter au site du RepFS et de cliquer sur "inscription" : une procédure d'inscription est alors à votre disposition sans qu'il soit encore besoin d'identifiant ou de mot de passe. C'est en effet pendant l'inscription que vous choisissez votre inscription et votre mot de passe qui serviront ensuite pour avoir accès à vos données personnelles.
    Cet accès n'est pas immédiat, il faut que votre inscription ait été validée par les organisateurs : cette validation a pour but d'éliminer les inscriptions fantaisistes ou malveillantes.

    Pour ce qui est de l'accès à la liste des membres, il n'est pas besoin d'identifiant ou de mot de passe : il suffit de cliquer sur "membres". Dans la liste, en cliquant sur un nom, on a accès à la description détaillée que cette personne a donné de son activité. On peut lui envoyer un mail (mais son adresse n'apparait pas) en cliquant sur "envoi mail".

    Merci de signaler au webmestre toute bizarrerie ou anomalie (et tout usage illégitime du répertoire).

    Le RepFS a été développé en utilisant HOP, (Html Organisé par le Php), mis au point par Olivier Godechot qui, par ce biais, apporte une autre contribution à la discipline.


Nouveautés de Socio-logos



Informations internationales

     

    Chers collègues,

                   l'Association Européenne de Sociologie a tenu à Glasgow, du 3 au 7 septembre 2007, son 8me Congrès sur le thème : "Conflit, citoyenneté et société civile". Notre présidente Dan Ferrand-Bechmann y était, représentant l'AFS au Conseil des Associations nationales; ainsi que trois autres collègues du Comité Exécutif: Daniel Bertaux, qui présidait ce Conseil, Louis Chauvel, secrétaire général sortant de l'ESA, et Odile Piriou,.

                   Nous sommes heureux de vous faire partager ces quelques informations sur ce Congrès.

    A - Le Congrès de l’ESA

  • Il ressortirait de la répartition par pays des 1658 congressistes présents au Congrès de l’ESA :
  • - une participation très forte des Finlandais (160), Suédois (70), Norvégiens (65), Danois (50) relativement à leurs populations respectives de sociologues (des pays dix fois moins peuplés que la France); et des Britanniques (206) (ajouter UK + Scotland + England + Wales).  Des Portugais également : 87 !
    - une bonne participation des Allemands (140); des Italiens (80); des Polonais (60); des Espagnols (60) ;
    - enfin une participation assez moyenne des Français, 60. Cet effectif est relativement faible par rapport à la population des sociologues en France (mais il est en augmentation par rapport au précédent congrès de l'ESA à Torun, Pologne).

  • Le prochain Congrès de l'ESA se tiendra à LISBONNE dans deux ans (2009); ce qui créera des conditions a priori favorables pour une participation plus élevée de sociologues venus de France. En 2011, le lieu du Congrès s'éloignera à nouveau vers l'Europe centrale ou orientale. Il faudra néanmoins s'y prendre à l'avance de manière à inciter une plus large participation des sociologues français.


  • Les intérêts d’une participation à ces grands rendez-vous européens sont multiples (acculturation à la sociologie en Europe, élargissement des réseaux et des inscriptions dans ces réseaux, facilitation de collaborations internationales, élargissement des points de vue sur les objets, les manières de les traiter, les méthodes, les théories, les auteurs…, etc.). Les sociologues français qui auraient des a priori ou des craintes doivent savoir que :
  • -  l'AES (ESA) est structurée comme l'AFS, en Réseaux thématiques (Research Networks); et ses Congrès ressemblent à ceux de l'AFS (pour le meilleur et pour le reste). A l'ESA s'ajoutent d'autres réseaux (Research Streams) créés pour l'occasion d'un Congrès, et qui n'ont pas nécessairement vocation à se perpétuer.
    - Au sein de ces réseaux l'ambiance est généralement très conviviale, pour la raison (structurelle) que chacun y rencontre d'autres sociologues qui travaillent sur les mêmes questions mais qui, du fait qu'ils y travaillent dans un autre pays, ne sont pas des concurrents (ni réels ni même virtuels ou potentiels). On y rencontre donc des conditions rêvées pour coopérer.
    - Des réseaux transnationaux se constituent, prennent une vie propre, demandent et
    obtiennent des fonds à Bruxelles, ou sur des appels d'offres lancés conjointement par deux pays. Ils s'invitent d'une université à l'autre, favorisent les échanges entre leurs étudiants, etc. Tout ceci est en train de se faire à grande échelle en Europe. Beaucoup de ces réseaux cherchent un partenaire français - et n'en trouvent pas.

  • Comment expliquer la faible participation des sociologues français ? En l’absence d’enquête sur ce fait, on peut citer les deux raisons les plus souvent évoquées:

    1. les difficultés de financement, et  celles de parler/comprendre l'anglais. Or la question du coût (adhésion 150 ¤, droits d'inscription au Congrès 200 ¤; voyage jusqu'à Glasgow, dans les 300 ¤; plus cinq nuits d'hôtel et des frais quotidiens de restaurant) est la même pour tout le monde, de l'Estonie au Portugal; il faudrait comprendre comment font les Portugais, les Polonais, etc. pour participer. Les institutions françaises seraient-elles les seules en Europe à ne rembourser qu'une partie des frais encourus?
    2. Quant à celle de la langue: trois possibilités d’offrent à ceux qui pensent ne pas suffisamment maîtriser l’anglais :

    1. l'anglais simplifié de l’Europe (ou le "globish") est devenu la langue universelle, on peut y recourir, même si les anglophones de naissance refusent de parler « globish » et s'en tiennent à un anglais parfois si mâchouillé qu'il en devient inaudible;
    2. préparer à l’avance une communication écrite (simple), la faire corriger par un anglophone et la lire (beaucoup de participants non anglo-saxons le font), les questions ne sont jamais trop nombreuses ni ardues face à un non anglophone et vous pouvez trouver quelqu’un qui les traduise.
    3. Vous pouvez choisir de réaliser votre communication sous la forme d'un PowerPoint dont le texte et les légendes des tableaux sont en anglais, tout en les commentant en français et vous faire aider d’un collègue qui traduit uniquement quand cela s'avère nécessaire vos commentaires.

    B - La session sur le devenir des anciens étudiants de sociologie

    Des quatre communications, celle française (Odile Piriou) a apporté le plus de statistiques sur le sujet traité. La difficulté à trouver des données sur les carrières hors-université des ex-étudiants en sociologie, ont conduit les trois autres communicants à centrer leur présentation sur l'histoire de l'enseignement de la sociologie en Italie, en Espagne et au Portugal.

  • De l’état du devenir des anciens étudiants de sociologie en France, il ressort que la majorité des docteurs en sociologie (70%) et la totalité des titulaires d'un Master (sans doctorat) sont destinés à chercher du travail en-dehors de l'Université. Cette situation est redevable au déséquilibre entre l’offre de postes dans l’Académie (université et recherche) et le nombre relativement élevé de diplômes de niveaux 5 et 8 (master et thèse) produits chaque année en France, en sociologie. Le secteur non académique ou « praticien » constitue donc un marché plus favorable à l’emploi des diplômés de sociologie. Et dans ce marché du travail, le secteur privé tient une large place où dominent les associations, les entreprises et les bureaux de conseil, d’études ou de recherche appliquées. Dans le secteur public, les diplômés de sociologie trouvent des niches professionnelles dans les collectivités locales, les villes, les régions, et dans les administrations. Peu d’entre eux en revanche déclarent travailler sous un statut de sociologue libéral. D’un point de vue général, la sociologie offre moins de contreparties professionnelles avantageuses (salaire, statut socioprofessionnel, taux de chômage) si on les compare à celles de l’ensemble des SHS (en moyenne). La communication sur la sociologie en France a aussi montré que le nombre de Mastères professionnels dépasse désormais (depuis 2005) le nombre de Masters "généraux". Cette tendance est certainement due à un double processus : la réforme des LMD, mais aussi une tendance plus collective des étudiants à opter pour des cursus qui, selon eux, leur assurent un avenir professionnel plus sûr et rentable socioéconomiquement. Les statistiques indiquent d’ailleurs que le master professionnel est de fait plus rentable (sous ces aspects) que le master recherche. Ceci est vérifiable pour l’ensemble des disciplines en SHS.
  • De la communication réalisée par le représentant de la sociologie au Portugal post-Révolution des œillets (1974), on peut retenir que les maîtres instruits en France ont à leur tour formé une première génération d'étudiants "tous marxistes". Ce fut excellent pour le            développement de la pensée critique au Portugal.  Toutefois cela a présenté un léger inconvénient pour leur insertion professionnelle: car, sauf peut-être au sein de l'Université, les emplois stables de marxiste professionnel sont assez peu nombreux.

    1. En Italie, où de nouveaux départements de sociologie ont été créés localement par des initiatives individuelles, sans guère de centralisation, l'image de ce que sait faire un étudiant titulaire d'un diplôme de sociologue est très floue. L'une des raisons est qu'en effet ses savoirs et ses savoir-faire dépendent de l'endroit précis où il/elle a été formé(e). L'absence d'un "savoir commun" clairement et publiquement identifié au(x) métier(s) de sociologue nuit grandement à l'image (à l' "identité professionnelle") des titulaires d'un diplôme de sociologie.
    2.  Notre collègue espagnole a souligné que "nous" (les enseignants de sociologie) ne savons rien des futurs métiers qu'exerceront "nos" étudiants; alors, que faut-il leur enseigner ?

    Malgré ces différences de ton et de prisme, dans ces différents pays (Portugal, Italie, Espagne) comme en France, les réformes universitaires et le développement de la sociologie posent des questions assez partagées de professionnalisation des étudiants, dont on sait encore peu de choses, et qui ne trouve pas encore de stabilisation dans les nouveaux cycles d’enseignement. La réforme « LMD » qui désigne l’application au système français d’enseignement supérieur de la construction de l’espace européen de l’enseignement supérieur, dit « processus de Bologne » accentue ce flou.

    C - L'atelier de travail (workshop) pour les doctorants européens.

                   Pour la troisième fois consécutive un atelier de travail de deux journées et demie destiné aux doctorants européens avait été organisé à Glasgow, les jours précédents le Congrès, par un comité de quatre membres de l'exécutif présidé par Catherine Delcroix. 160 candidatures ont été reçues, pour 30 places. La sélection s'est faite en fonction de la qualité de la candidature et de la proximité du sujet du doctorat avec le thème général du Congrès. Les doctorants retenus, complètement financés par l'ESA, participation au Congrès incluse, venaient de 18 pays européens; parmi eux, quatre venaient d'universités françaises. Les matinées étaient consacrées à des conférences de collègues européens; les après-midis aux exposés que les doctorants ont fait sur leur sujet de doctorat. Ils s'étaient répartis en quatre groupes: Citoyenneté, ethnicité/racisme; migrations; mouvements sociaux et urbains; politiques sociales et genre. Leurs présentations vont être publiées par l'ESA. Tous les participants se sont déclarés enchantés de l'expérience.
                   L'ESA organisera l'été prochain un atelier en Crète, pour trente doctorants, sur une base similaire. Et dans deux ans, un atelier de travail à Lisbonne avant le Congrès 2009. Renseignements sur le site de l'ESA.

                   Pour qui veut en savoir plus, consulter d'abord les deux sites web de l'ESA, l'ancien (www.valt.helsinki.fr/esa) qui mène au site du Congrès de Glasgow; et le tout nouveau, esa.iresco.fr. La nouvelle présidente de l'ESA est Claire Wallace, de l'Université d'Aberdeen. Une Française, Marie-Thérèse Letablier, a été élue au nouveau Comité Exécutif. Elle prend la fonction de Secrétaire Générale de l'ESA, dont le secrétariat est à l'IRESCO, 59/61 rue Pouchet, Paris.

    Daniel Bertaux et Odile Piriou, novembre 2007

     


Inscriptions et réinscriptions pour 2008 (ou 2008-2009)
    Les tarifs des inscriptions et réinscriptions sont les suivants :

  • Pour 2008, tarif normal 35 € à partir du 1er janvier (30 € jusqu'à cette date)

  • Pour 2008, tarif réduit 17 € à partir du 1er janvier (15 € jusqu'à cette date)

  • Pour les années 2008 et 2009, tarif normal 60 €

  • Pour les années 2008 et 2009, tarif réduit 30 €

  • Se brancher sur le formulaire d'inscription mis à jour