Crise du CNU 19e section


    Rencontre des organisations professionnelles (ASES, AFS) et syndicales (SGEN, SNESUP)

  • La  ministre  vient  de  rendre  publiques  les  conclusions  de l’enquête diligentée  à  la  suite de la grave crise qui secoue la 19ème section du CNU  (sociologie  et démographie). Les organisations signataires prennent acte des résultats de cette enquête qui a, par ailleurs, permis de faire émerger  des  dysfonctionnements, dépourvus de caractères réglementaires, liés aux pratiques internes de la section.

    Le  courrier de V. Pécresse fait référence à seulement 11 démissionnaires (5 Mcf  et 6 Pr). Les organisations signataires s'étonnent de ce nombre, 24 démissionnaires s'étant publiquement déclarés (10 Pr dont 2 nommés et 14 Mcf  dont  3 nommés) sur les 36 membres de la section 19 du CNU. Elles ne sauraient  accepter que ce décompte donne une vision minorée de l’ampleur de la contestation.

    Les    organisations    soussignées    réaffirment   leur   soutien   aux démissionnaires.   Les  organisations  réitèrent  leur  demande  de  voir d'urgence cette section dotée des moyens d'assurer ses missions.

    Paris, le 8 décembre 2009
    SNESUP-FSU, SGEN-CFDT, AFS, ASES

    Les démissions ont eu les résultats positifs suivants :

  • elles ont permis de protester contre les auto-promotions abusives, protestations qui ont entrainé une enquête formelle qui n'a pas abouti à une remise en cause mais qui en manifeste l'impact collectif,

  • ces démissions ont permis aussi de mettre à jour et de remettre en cause l'absence de critères définis pous les qualifications et les promotions.

    D'une manière positive, il y a accord désormais pour que  :

  • les dossiers soient examinées en regardant leur contenu et non en s'en tenant à une évaluation strictement comptable des travaux effectués (articles, ouvrages, etc.) : les critères éventuels qui permettent de prendre en compte l'importance réciproque des divers types de publications et des participations à divers types de manifestations scientifiques doivent être connus de tous et appliqués par tous les rapporteurs,

  • il soit interdit à tout membre de rapporter sur un candidat avec lequel il serait lié  ou de prendre part à un débat ou un vote qui pourrait entrainer un conflit d'intérêt (direction de thèse, appartenance à un même laboratoire, liens de famille ou de vie commune),

  • il soit interdit de qualifier ou de promouvoir des membres du CNU pendant la durée de leur mandat.

    Position de l'AFS : appel aux volontaires

    Il faut que le CNU fonctionne à nouveau, qu'il assure les qualifications et les promotions de manière satisfaisante. Il est temps de créer une dynamique de confiance qui permettra un nouveau mode de fonctionnement sur la base de critères publics décidés en commun.

    A cette fin l'AFS lance un appel pour que des volontaires, qui s'engagent à respecter les critères définis ci-dessus, se fassent connaitre auprès de l'AFS.

    La procédure de remplacement, telle qu'indiquée par la Ministre est celle appliquée au Comité national du CNRS : après épuisement des listes syndicales (et toutes les personnes concernées refusent de prendre la place d'un démissionnaire), un appel à candidature sera lancé et il y aura cooptation par les membres restants. Par ailleurs, le ministère procédera à des nominations pour ce qui est des membres nommés démissionnaires.

    Certains parmi nous pensent qu'accepter une telle procédure c'est risquer de se compromettre et de légitimer ce qui est arrivé. L'AFS fera en sorte que, sous le regard vigilant de l'ensemble de la communauté, un mouvement collectif se créera qui permettra, pour les deux années à venir, d'assurer correctement les missions du CNU.

    Philippe Cibois
    Président de l'AFS
    01 43 75 26 63

    ***

    Le CASP (Comité d'Action Sociologie Professionnelle)
     avec le mouvement contre la précarité dans l'enseignement supérieur et la recherche

    Suivant l'un de ses axes principaux qu'est la lutte contre la précarité professionnelle des sociologues, le CASP a demandé à rejoindre, par l'intermédiaire de son groupe de travail "Enseignement vacataire", l'ntersyndicale de lutte contre la précarité dans le supérieur et la recherche. Ce mouvement a émis un questionnaire sur la précarité professionnelle dans ces domaines (cf. www.precarite-esr.org ; à remplir jusqu'au 18 décembre ; + de 4 000 réponses apportées il y a 8 jours).


    Nous avons adressé un courrier au SNRTS indiquant notre souhait de participer au mouvement et à l'objectivation des situations de précarité dans le supérieur, notamment pour les enseignements occasionnels : il est en effet apparu difficile à ceux ayant rempli le questionnaire de pouvoir pleinement y exprimer les difficultés de leurs expériences et conditions de travail, depuis une quinzaine d'années pour certains (conditions de recrutement et de rejet ; statut et salaire ; prise en compte des établissements supérieurs privés et autres "écoles" ; très longue durée des emplois "occasionnels") . Vous trouverez la lettre adressée au syndicat en cliquant ici  

    Annick Kieffer (Centre Maurice Halbwachs de l'ENS ; SNRTS- CGT) nous a répondu que 5 sociologues sur un groupe de 7 personnes participent à l'analyse du questionnaire. Nos réactions à leur analyse sont bienvenues. Ceux qui veulent rejoindre le groupe "Enseignement vacataire" du CASP pour participer à ce mouvement peuvent contacter Jean-Marc Fridlender :
    jmfrid1@hotmail.com.
     
    Jean-Bernard Chebroux
    Co- Coordinateur du CASP
     
    01 39 84 06 21