POLITIQUES du CARE qui se déroulera les 21 et 22 juin 2007 au C.N.A.M., 292

avenue Saint-Martin, 75003, Paris.

 

organisé par Pascale Molinier (CNAM-LPTA), Patricia Paperman (Paris

VIII-IMM, Sandra Laugier (Université Picardie – CURAPP).

(dans le cadre du programme Éthique et politique du care de l’A.C.I. T.T.T.

Ministère de la recherche)

 

Conférencières invitées :  Joan Tronto (Hunter College), Evelyn Nakano Glenn

(U.C.Berkeley), Nina Eliasoph(U.S.C.)

 

Entrée libre

 

Le mot care, très courant en anglais, est à la fois un verbe qui signifie « s’occuper de », « faire attention », « prendre soin », « se soucier de » et un substantif qui  pourrait selon les contextes être rendu en français par soins, attention, sollicitude, concernement. Il est plus souvent compris comme une vertu ou une disposition, ce qui permet un déplacement des questions morales, mais risque de laisser de côté sa portée politique.

Selon Joan Tronto, le care est  un concept ou mieux un idéal politique qui décrit ou dessine les qualités des citoyens pour une société démocratique. Il devient un outil pour une analyse politique critique quand nous utilisons ce concept pour  révéler des rapports de pouvoir.

Nous voudrions poursuivre la réflexion sur l’éthique du care, engagée dans un certain nombre de travaux récents, par une exploration des différentes dimensions des politiques du care. Il s’agit de mettre en évidence la force critique de la perspective du care : sur les politiques sociales, les pratiques ordinaires, les traitements de la famille  dans les politiques publiques, et la théorie politique.

Comment peut-on parler du care dans l’espace public ?  Quelles en sont les représentations possibles, les expressions privées et publiques ? Qui peut en parler et comment, sous quelles formes, avec quel ton, et avec quels effets?

Ce sont les questions autour desquelles nous souhaitons réunir des réflexions issues de traditions et disciplines diverses, et tirer un bilan des expériences visant soit à publiciser le care, soit à le faire entrer en discussion avec les modes de pensées dominants.