Association Française de Sociologie

 

2e CONGRES DE L’AFS, BORDEAUX, 5 AU 8 SEPTEMBRE 2006

 


 

 

Election du Comité exécutif de l’AFS / Candidature aux élections

Les élections auront lieu le jeudi 7 septembre 2006, lors de l’assemblée générale qui se tiendra à partir de 17h

 

 

Nom

Messager

Prénom

Karine

Adresse mail

karinemessager@hotmail.com

Statut

Doctorante à Paris 3

Lieu (organisme, université, entreprise, laboratoire, etc.) d’exercice de vos fonctions de sociologues

 

Qu’est-ce qui motive votre candidature au CE de  l’AFS, quels sont vos propositions, projets ?

Je suis doctorante en troisième année de thèse et ai eu l’occasion de fréquenter plusieurs universités (soit dans le cadre de mes études, soit à l’occasion d’heures d’enseignement dans les cursus universitaires). Les situations étaient différentes mais j’ai souvent constaté que les années de thèse étaient des années de relative solitude entre les travaux d’écriture personnels, les enquêtes de terrain et l’emploi, même quand il s’agit d’enseigner, et donc d’avoir des liens avec des collègues enseignants.

Ceci n’est pas forcément uniquement négatif, mais reste gênant quand il s’agit d’être informé de colloques, ou activités de recherche, de garder des liens réguliers d’information, d’entre aide. Les séminaires avec les directeurs de thèse remplissent une mission d’information, mais souvent une fois par mois.

Je souhaite poser candidature pour le CE de l’AFS dans l’esprit de propositions concertées en direction des doctorants ; il me paraîtrait utile de développer des actions envers ces « jeunes-apprentis-sociologues ».

Cela pourrait amener la constitution d’un réseau AFS-doctorants qui à l’aide d’une plate-forme ou d’une arborescence supplémentaire sur le site internet permettraient aux doctorants de s’informer sur les points particuliers qui les intéressent et assureraient une large circulation d’informations : colloques, aides à la publication, aides à la constitution de dossiers d’ATER, de demandes de bourses, mise en liens avec d’autres groupes comme la guilde des doctorants, etc.

J’ajoute que j’ai déjà participé à une plate forme de ce type que nous avons créée à plusieurs, mais localement dans une université pour les doctorants en sciences sociales.     

 

 

 

Nom

MARTIN

Prénom

Claude

Adresse mail

cmartin@ensp.fr

Statut

Directeur de recherche au CNRS, doctorat sociologie (Paris 8), HDR sociologie (Paris 5)

Lieu (organisme, université, entreprise, laboratoire, etc.) d’exercice de vos fonctions de sociologues

Membre du Centre de recherche sur l’action politique en Europe UMR 6051 IEP Rennes et université de Rennes 1

Directeur du Laboratoire d’analyse des politiques sociales et sanitaires – Ecole nationale de la santé publique

Qu’est-ce qui motive votre candidature au CE de  l’AFS, quels sont vos propositions, projets ?

Ayant participé au cours de ces 10 dernières années à plusieurs réseaux de recherche européen (participation à des recherches dans le cadre du 5ème et 6ème PCRD, membre de l’observatoire européen sur la situation sociale, la démographie et la famille de 1998 à 2005), et participant à différentes associations savantes (association européenne de sociologie, association portugaise de sociologie et European social policy association – Espa net) j’ai, comme beaucoup d’entre nous, été frappé par la relative absence des collègues français à de nombreux débats scientifiques européens, dans lesquels nous prenons pied avec beaucoup de retard. La question de la langue de ces échanges (l’anglais) est loin d’expliquer cet état de fait. Un autre problème réside dans le relatif nombrilisme, qui confine parfois à certaines formes d’arrogance de la sociologie française, par rapport à ces débats européens. Cette situation doit impérativement être dépassée pour éviter, par exemple, de découvrir des auteurs importants avec près de 10 ans de retard (traduction tardive), ou d’inscrire leur contribution dans notre débat hexagonal quand l’auteur a déjà fait évoluer sa propre pensée, etc. De même, la sociologie doit renforcer ses liens avec d’autres sciences sociales comme la science politique, l’anthropologie, l’économie et l’histoire, en particulier ou avec des domaines constitués ailleurs en discipline comme les politiques sociales ou les études de genre. Là encore des frontières sont à franchir.

En proposant ma candidature au comité de l’AFS, j’espère pouvoir aider à modifier cet état de fait, à mobiliser des réseaux européens et internationaux, à connecter non seulement la sociologie française avec les débats qui se développent au même moment dans d’autres sociétés savantes, mais à promouvoir une meilleure compréhension de la configuration française (que ce soit au plan théorique, au plan des thèmes de recherche, ou au plan du débat sociopolitique) dans le débat international. La création de l’AFS a déjà représenté un immense pas permettant de renouveler et re-fédérer les sociologues français autour de leur discipline. En améliorant notre dialogue avec les sociologues européens et mondiaux, ou avec d’autres disciplines connexes,  nous pourrions franchir une étape supplémentaire. Si nous pouvons à quelques-uns contribuer à ce dialogue entre la sociologie française et les sociologies européennes, je pense que nous aurons modestement contribué au développement de cette discipline en souffrance dans le contexte national actuel.