Chères
collègues,
Chers
collègues,
Vous
m’avez élue présidente de l’Association Française de Sociologie, je vous en
remercie et j’espère mener à bien différents projets avec notre nouveau comité
exécutif.
Au
cours des deux dernières années, sous la responsabilité de Daniel Bertaux et de Philippe Cibois,
l’association française de sociologie s’est fortement consolidée quant à ses
effectifs et à son organisation et elle a avancé sur de nombreux chantiers. Le
Congrès de Bordeaux a marqué une date importante car c’était un défi que de le
tenir loin de Paris et le pari a été gagné : plus de 1400 participants.
Quelques collègues se sont plaints de la qualité de certains hôtels, du manque
de climatisation ou de réfrigération des salles face à la chaleur tropicale et
de quelques très rares erreurs dans la programmation des salles. Mais l’organisation
de plus de 40 RT et RTF, qui ont chacun coordonné jusqu’à 6 sessions soit près
de 250 séances de travail et les 15 réunions et tables rondes en plénière et
semi-plénières ont nécessité une organisation d’une précision et d’une
complexité très grandes. Et ce, d’autant que les ajustements se sont fait
pendant l’été face à l’afflux d’inscriptions de dernière minute y compris celles
de nombreux collègues étrangers. Les soirées ont été très réussies : près
de 500 présents à la réception de l’Hôtel de Région et plus de 520 personnes
sont venues à Château Laffite à la soirée festive de
l’AFS.
Le
comité local d’organisation a été coordonné par Thierry Oblet
avec Charles-Henri Cuin, François Dubet
et Didier Lapeyronnie et a contribué au succès de ce
congrès. Les étudiants qui nous ont aidés et vous ont accompagnés ont été
formidables ainsi que l’entreprise bordelaise : Objectif Congrès. Vous
avez peut-être eu soif, mais nous n’avions pas prévu d’avoir à distribuer à
Bordeaux tant de bouteilles d’eau ! Les droits d’inscription, car nous
avions fait le choix de la solidarité avec nos collègues moins fortunés, étaient
très bas relativement à d’autres manifestations. Ils ne nous permettaient pas
de faire davantage.
Quels
sont les projets du comité exécutif et quelles sont les idées qui ont
émergé lors de ce congrès et que j’ai annoncées lors de ma présentation de
candidature à la présidence ?
Nous
avons commencé une réflexion pour élaborer une charte déontologique et pour
mettre en place une instance de médiation.
La
parité entre hommes et femmes a fait
l’objet d’une motion en assemblée générale, qui a décidé de l’inscrire dans
notre futur règlement intérieur voire dans les statuts.
L’internationalisation
de l’AFS est à l’ordre du jour. Les
relations avec l’Association Internationale de Sociologie, avec l’Association Internationale
des Sociologues de Langue Française et l’Association Européenne de Sociologie
vont encore être renforcées. En témoignent la présence de Michel Wieviorka, Président nouvellement élue de l’AIS, de Monique
Hirschhorn, Présidente de l’AISLF et de Louis Chauvel secrétaire général de l’AES mais aussi celle de
Christian Roger, directeur adjoint et de ses collègues de l’agence européenne
Socrates-Leonardo da Vinci. Nous poursuivrons aussi la structuration du réseau
RE-SU : le Réseau des Association de Sociologie de l’Europe du Sud dont
nous sommes partie prenante.
L’AFS
va se décentraliser encore davantage en multipliant les journées
d’études et les rencontres hors Paris et en renforçant des réseaux locaux et la
représentativité géographique des bureaux des RT. Nous avons des collègues dans
de multiples régions qui nous y incitent. Mon parcours personnel me rend
particulièrement sensible à l’isolement de nos collègues des DOM et des TOM. Il
faudra trouver les moyens de les associer à nos activités.
Un
des dossiers prioritaires est celui des doctorants. Des partenariats
financiers seront évidemment recherchés en priorité pour les soutenir. D’autres projets vous seront dévoilés
prochainement. Le salon des thèses a été un grand succès et va être renouvelé
avec une pleine édition qui sera programmé avant le prochain congrès. Un forum
des thèses et /ou des formations en sociologie devra se tenir en 2007.
Egalement
au centre de notre action, le comité d’action sociologie professionnelle, groupe
qui met en contact des praticiens et des chercheurs et universitaires. L’objectif
est de mettre au clair les problèmes spécifiques des praticiens et les
questions transversales intéressant tous les sociologues.
Enfin
nous sommes tous concernés par une réflexion sur les réseaux thématiques :
leur géographie, leur découpage et regroupage, l’émergence de nouvelles
demandes, la disparition et l’affaiblissement des problématiques de certains RT
ou RTF. Nous devons leur accorder une plus grande autonomie financière et prendre des décisions
rapides sans toutefois mettre en danger notre budget.
La
multiplicité des RT et RTF et l’impossibilité pour la plupart des congressistes
de participer aux travaux de tous malgré quelques sessions communes, nous
incitent à proposer l’organisation de journées d’études ouvertes sous forme de
séminaires. Cela permettra à ceux que cela intéresse de connaître les contours
et les contenus des travaux de chaque RT et RTF.
Pour
chacun de nous, chaque congrès est une
frustration, car en restant assidu et efficace dans son réseau, on ne peut
rencontrer simultanément les spécialistes des autres RT et RTF, c’est pourquoi
je me propose de trouver des formules d’échanges. Le congrès a montré le désir
des contacts scientifiques inter-réseaux.
Avec
le comité exécutif et son bureau, je mettrai le maximum de mon temps et de mon expérience dans des fonctions
d’administration et d’animation pour faire avancer ces différents dossiers et
affirmer fortement la présence d’une sociologie française.
Me
mettant au service de l’ensemble des sociologues de France, j’espère pouvoir
compter sur la contribution de chacun. A vous de renvoyer vos réactions
positives ou négatives afin d’affiner le pilotage de notre association.
Très
cordialement,
Dan
Ferrand-Bechmann
Présidente
de l’AFS.