Les intervenants et les résumés des communications
(par ordre alphabétique)

 

Nota : pour les communications à plusieurs intervenants, le résumé n’est présenté qu’une fois, les auteurs sont classés par ordre alphabétiques. La mention « présence à confirmer » figure pour les auteurs de communication dont l’inscription n’avait pas été enregistrée à la date limite. Pour trouver un nom d’auteur vous pouvez utiliser la commande « rechercher » dans le menu « édition » de votre navigateur Internet.

 

 

 

 

A - B - C - D - E - F - G - H - J - K - L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - Z 

 

 

 

 

A

 

ABALLÉA François (francois.aballea@univ-rouen.fr)

Professeur des universités / Université de Rouen, Groupe de Recherche Innovations et Sociétés (GRIS)

RT n° 25 Travail, organisation, emploi

Pourquoi le succès de la sociologie des professions ?

Depuis une vingtaine d’années, la sociologie des professions a connu un succès incontestable en France. Ce succès est d’autant plus notoire que, bien qu’il y ait eu dès le début des années 1960, des réflexions qui pouvaient s’en approcher, notre tradition consistait plutôt à aborder les questions du travail en termes de rapports sociaux de classe. La communication proposée cherchera à comprendre le succès, en France, de ce paradigme. Elle montrera qu’il a été retravaillé dans un sens critique notamment en resituant les logiques professionnelles dans une perspective critique voire macro-sociologique. Nous soulignerons ensuite que l’usage d’un certain nombre de concepts associés à une sociologie des professions, celui de professionnalité par exemple, sont susceptibles d’unifier un double mouvement contradictoire : la transformation du travail ouvrier, et en ce sens on pourrait parler de professionnalisation, et les transformations des relations de travail dans un sens d’un renforcement des logiques institutionnelles, en ce sens on pourrait parler de déprofessionnalisation. Nous faisons , in fine, l’hypothèse que le paradigme professionnel permet de faire la jonction entre des analyses centrées sur les relations au travail dans une approche microsociologique et les analyses centrées sur la relation de travail induites par la réévaluation des rapports de forces résultant des contextes économiques ou politiques.

 
ABIDI Abdelhamid (abdelhamidabidi@yahoo.fr)

Doctorant, chargé de cours / Centre nantais de sociologie-CENS, Département de sociologie, Université de Nantes

RT n° 1 Savoirs, travail, professions

Savoir et savoir-faire dans le métier du meunier en Tunisie

Les meuniers des olives en Tunisie constituent un corps de métier institué autour d’un savoir et un savoir-faire étroitement liés aux techniques de production. Cumulés par l’histoire, ces connaissances tacites [Karl Polanyi, 2003] sont transmises soit de père en fils ou du maître à son apprenti [Bernard Zarca, 1986]. Face aux transformations actuelles que connaît le secteur oléicole, ces artisans de l’huile d’olive, se trouvent dans une situation sans précédant. Leur identité, liée au savoir-faire, est de moins en moins affirmée. La main d’œuvre spécialisée est en phase de disparition au sein d’une reconfiguration du marché de l’emploi et l’absence d’institutions de qualification de leurs acquis. Il s’ensuit que ces meuniers sont exposés à un marché international où sa logique de fonctionnement ne reconnaît pas la somme des savoirs contextuels eu égard à la marginalisation des modes de production artisanale au sein d’une mondialisation qui standardise les produits et réduit les différences [Sassu, 2001]. La place des techniques dans ce système de savoir est importante. Elles constituent un support de savoirs et un sentier par lequel ils sont transmis. Sans les presses d’olives, le meunier ne peut rien transmettre à son fils ou à son compagnon. Ainsi, les techniques sont un vecteur social par lequel s’exprime et se construit les valeurs de la compétence et de l’identité artisanale des producteurs d’huile. Marcel [Mauss, 1947].

 
AGULHON Catherine (catherine.agulhon@alicemail.fr)

Statut Maître de conférences / CERLIS, Paris 5

RTf n° 4 Sociologie de l'éducation et de la formation

La formation continue à l'université, un levier pour quel changement ?

De nombreuses réformes travaillent l’université française. La construction d’un modèle européen semble induire une inflexion incontournable vers un modèle plus libéral. L’autonomie de l’université tout comme la professionnalisation des cursus sont des injonctions qui s’inscrivent dans ce modèle. Or, de manière plus feutrée, cette hybridation du service public était entrée dans l’université dès 1971 avec la création de services de formation continue qui se disputent un marché avec d’autres organismes de formation. Financement des formations, construction des contenus et des certifications, recrutement des intervenants et des stagiaires, tout distingue ces services des facultés. Ces dernières années, leur intervention de plus en plus systématique dans la mise en œuvre des formations professionnelles et des certifications par VAE leur donne à la fois plus de visibilité et de légitimité à faire évoluer les normes d’organisation et de fonctionnement des universités. Et, ainsi, ces services favorisent l’hybridation du modèle universitaire français.

 
AIHARA Masayo (masayo_aihara@yahoo.co.jp)

Doctorant en sociologie (4e année) / Université Toulouse II Le Mirail, laboratoire CIRUS-CERS.

RT n° 39 Identité - subjectivité - revendication - changement social

Mariage au Japon : un laissez-passer pour une meilleure vie

De nos jours, au Japon, le problème de la chute du taux de natalité (Shoshi-ka) est d’une actualité brûlante. Ce phénomène est communément associé à la tendance à l’élévation en âge du premier mariage (Bankon-ka). Alors même que dans la plupart des pays occidentaux, il ne représente en rien un passage obligé, le mariage japonais est encore une institution respectée. Ce mariage fortement institutionnalisé constitue un lourd obstacle, avant tout pour les «anti-mariagistes», mais aussi pour les «pro-mariagistes». Le mariage est définitif et indispensable pour un couple qui veut être reconnu socialement : nulle alternative possible. C’est facile d’imaginer que les «anti-mariagistes» japonais ont la grande difficulté de s’en affranchir. Mais le fait est beaucoup plus compliqué et plus délicat pour les «pro-mariagistes», qui souhaitent de demeurer dans cette institution légitime. L'inimaginabilité d’une alternative au mariage rend souvent les célibataires en proie à une obsession, car la plupart des pro-mariagistes ne doute jamais à propos du mariage institutionnalisé. Ces célibataires considèrent le mariage légitime comme le sommet de la vie, et le célibat comme une défaite. Alors qu’en France, le mariage n’est qu’une façon de vie en couple, au Japon, le mariage est un laissez-passer pour une meilleure vie. Nous analysons ces sentiments complexes par des questionnaires visant une population de femmes japonaises âgées de 30 à 40 ans (mariées ou non-mariées) au Japon ou en France.

 
AÏM Olivier présence à confirmer (olivier.aim@wanadoo.fr)

Doctorant / Laboratoire du Gripic. Celsa, Paris IV Sorbonne

RTf n° 37 Sociologie des médias

Télévision de l'expérience, télévision de l'expérimentation : les nouveaux visages de l'émotion médiatique

Les nouveaux formats de l'émotion télévisuelle s'appuient sur une conception quadrillée des corps, des visages, des regards. Soumis à une nouvelle forme de panoptisme, le dispositif émotif tire son mode de fonctionnement d'un jeu renouvelé entre l'expression de soi et l'expressivité extirpée par les nouvelles disciplines du regard (tel un nouveau "dispositif de visagéité" pour parler comme Deleuze et Guattari). Expérimentale, la télévision pousse jusqu'à son paroxysme la dualité de la notion : à la fois expérimentation construite par le média et expérience vécue par les corps télévisés et le corps social qui partage l'émotion produite selon le principe du spectacle. La question panoptique permet de comprendre notamment comment la "télé-réalité" se construit sur le dispositif "omni-regardant" (Foucault) d'une émotion qui s'abrite pour mieux se déverser derrière la promesse épistémique (ou plutôt osons le terme : "épistémoïde") de "l'expérience pour voir". De sorte que se redéfinissent alors les frontières télévisuelles entre le savoir (docere), l'émouvoir (movere) et le divertir (delectare). C'est l'ensemble de ces questions actuelles que l'analyse de quelques émissions récentes de télévision pourrait nous permettre d'approfondir.

 
AÏT ABDELMALEK Ali (ali.ait-abdelmalek@wanadoo.fr ou ladec@uhb.fr)

Maître de conférences H. D. R. en sociologie et Directeur du LADEC-LAS / Université de Rennes 2, Haute-Bretagne

RT n° 9 Sociologie de l'urbain et des territoires

La violence en milieu rural : une représentation sociale et un objet d'étude

Après avoir montré les limites d’une sociologie de la violence, on fera simplement quelques observations concernant les violences dites « rurales ». Les valeurs paysannes admettaient, jusqu’au siècle dernier, la violence comme « mode de règlement des conflits » ; les historiens ont ainsi montré que la justice avait de la peine à maîtriser les rapports sociaux dans les campagnes (rixes intervillageoises, comportements qualifiés de « sauvages », etc. ). Dans la société rurale, vengeance et défense de l’honneur sont encore des composantes essentielles du statut social ; prenant appui sur les travaux d’anthropologues, on rappellera que les conflits internes aux familles et entre maisons rivales sont souvent liés à la transmission inégalitaire du patrimoine. A cette première source de violence s’ajoute celle des dissensions au sein de la famille sur des questions d’autorité et de partage des tâches. Au-delà de la réelle solidarité, forte dans les hameaux, les différends sont nombreux : limites de propriété, droits de passage, questions d’irrigation, concurrence, etc. Portés devant le juge de paix, la grande majorité des conflits trouvent là leur solution. D’autres se prolongent en s’intégrant dans des cycles de vengeances débouchant au pénal sur des incendies (arme des pauvres) ou des guets-apens pouvant se terminer par la mort des protagonistes. La violence a aussi une dimension collective…

 
AÏT ABDELMALEK Ali (ali.ait-abdelmalek@wanadoo.fr ou ladec@uhb.fr)

Maître de conférences H. D. R. en sociologie et Directeur du LADEC-LAS / Université de Rennes 2 - Haute-Bretagne

RTf n° 10 Sociologie de la connaissance

Perspective systémique en sociologie des professions : de l'évolutionnisme au constructivisme en sociologie

La réflexion sur les professions et sur les territoires est, à la fois, ancienne et récente. Elle coïncide d’abord avec la naissance de la sociologie : l’intensification de la division du travail, le processus de spécialisation dans les usines et les structures bureaucratiques, les transformations des rapports sociaux et les principes sur lesquels s’appuie la nouvelle société (capitaliste, industrielle et moderne) sont au cœur des théorisations d’Emile Durkheim et de Max Weber, figures généralement reconnues comme fondatrices de la sociologie. Leurs réflexions annonçaient la majorité des objets et champs d’étude couverts par la sociologie : Marx dénonce l’exploitation de la classe ouvrière et son aliénation, en analysant les relations entre le capital et le travail comme “ nouvelle forme de rapports sociaux ” ; Weber constate le “ désenchantement du monde ” lié au processus de rationalisation croissante qui débouche que le capitalisme et les organisations bureaucratiques ; enfin, s’inquiétant de la cohésion sociale, Durkheim voit dans les interdépendances dues à la spécialisation une nouvelle forme de division du travail substituant la solidarité “ organique ” à la solidarité “ mécanique ”. Ces réflexions ont porté également sur le développement de l’Etat qui se chargeait, de plus en plus, de réguler les rapports sociaux.

 
ALBER Alex (a.alber@libertysurf.fr)

Doctorant / Laboratoire printemps, Université de Versailles Saint-Quentin en Yvelines

RT n° 1 Savoirs, travail, professions

Entre expertise et sacerdoce : la compétence dans la rhétorique professionnelle des officiers

Face à la contractualisation croissante des carrières militaires engendrée par la professionnalisation des armées, les officiers occupent une position ambiguë. Alors qu’ils ont de longue date revendiqué un statut de "professionnels de la défense" en tant que dépositaires de savoir-faire spécifiquement militaires - par opposition aux soldats citoyens de la conscription -, ils se retrouvent aujourd’hui parmi les dernières incarnations du modèle d’engagement à vie de type "vocationnel", valorisant le désintéressement. Aussi leur rhétorique professionnelle est-elle hybride, puisqu’elle s’appuie conjointement sur la revendication de compétences techniques et sur la mise en avant de qualités transcendantes (sens du sacrifice, de l’honneur, patriotisme). Si les premières ne leur sont pas exclusives, les secondes constituent un “ cœur de métier ” que l’on peine vraiment à considérer comme un ensemble de compétences au sens propre, et qui appellent une analyse plus approfondie tant elles interrogent la notion même de travail. La communication proposée entend montrer comment les officiers, bien qu’intégrés dans une organisation Etatique, agissent à bien des égards comme une profession établie et comment le discours posant comme principe le caractère incomparable du "travail" civil et du "service" sous les drapeaux peut, dans certains cas, s’apparenter à une stratégie lisible avec les schèmes de la sociologie des professions.

 
ALBER Alex (a.alber@libertysurf.fr)

Doctorant / Laboratoire Printemps UMR 8085 CNRS, Université de Versailles Saint-Quentin en Yvelines

RTf n° 8 Sociologie du militaire : sécurité, armées et société

Structuration du champ des orientations idéologiques chez les Saint-cyriens, l’ « Esprit de corps » en question

Sur la base de données quantitatives inédites obtenues au travers d’une enquête par questionnaire élaborée par le C. R. E. C et soumise aux élèves-officiers entrant et sortant de Saint-Cyr en 2002, la contribution proposée aspire à décrire les orientations idéologiques des futurs officiers français en les rapprochant notamment des raisons de leur engagement et de leur perception du métier des armes. Sans contredire l’apolitisme revendiqué de ce milieu, cette étude, qui évite d’aborder frontalement ces thématiques au combien sensible dans le vivier des futures élites militaires du pays, permet néanmoins de mettre en lumière la manière dont les opinions sur différents sujets de sociétés sont structurées en fonction notamment des filières d’appartenance et des armes de prédilection. Un certain nombre d’éléments donnent en effet à voir une population moins clairement unanime que ce à quoi on pourrait s’attendre, mettant en lumière plusieurs facteurs cohérents de structuration des perceptions notamment politiques au sein d’un groupe professionnel revendiquant par ailleurs unité et unicité. . .

 
ALEXANDRE-BAILLY Frédérique (alexandre-bailly@escp-eap.net)

Professeur associée / ESCP-EAP

RTf n° 15 Jeunesse, âges de la vie, générations

Entrer dans le monde du travail avant l'heure : la vie particulière des apprentis de l'enseignement supérieur

L'apprentissage est peu développé dans l'enseignement supérieur, si bien que les apprentis doivent trouver eux-mêmes leur place, tant dans leurs institutions scolaires que dans leurs entreprises. Leurs professeurs et leurs managers ont parfois tendance à plus remarquer leurs absences, pour cause d'alternance, que leur présence. Cette alternance plus formelle qu'une simple succession de stages ou qu'une césure en cours d'études contribue pourtant à marquer les apprentis du sceau du sérieux et de l'implication. On peut cependant se demander si les étudiants qui choisissent cette formule ne sont pas dès le départ plus sérieux que les autres à moins qu'ils ne soient tout simplement plus inquiets quant à leur insertion professionnelle. L'étude des journaux de bord de 60 apprentis d'une grande école de gestion, répartis dans trois promotions différentes nous permet d'explorer le rapport à l'entrée dans le monde du travail, avant, pendant et après l'apprentissage, de ces étudiants un peu particuliers, jeunes devenant adultes avant leurs pairs.

 
ALLOUCHE-BENAYOUN Joëlle présence à confirmer (allouche@iresco.fr)

Chercheure CNRS, maître de conférences / Iresco(CNRS), Groupe de sociologie des religions et de la laïcité / Université Paris XII Val de Marne (Créteil)

RTf n° 43 Sociologie des religions

Religion minoritaire et identité nationale : la place des Juifs et du judaïsme dans l’imaginaire national français à travers les manuels scolaire

Quelles représentations des Juifs et du judaïsme renvoient, les manuels d’histoire des lycées en France aujourd’hui ? Déployant leurs contenus à l’intérieur du cadre des Instructions Officielles émanant du Ministère de l’Éducation Nationale, quelle place les Juifs et le judaïsme occupent-ils dans la mémoire nationale que les manuels sont chargés peu ou prou de mettre en forme en toute objectivité ? Une réflexion sur la place des juifs dans la mémoire nationale, engage nécessairement une réflexion sur la place des minorités dans un Etat-nation. Et « si enseigner l’histoire c’est s’inscrire dans une mémoire dont on peut dessiner les contours et permettre aux élèves de mieux comprendre hier afin de mieux maitriser demain, si faire de l’histoire c’est entrainer à l’exercice de la raison, si l’histoire permet à des groupes sociaux de fonder leur cohésion sur des valeurs communes », pour toutes ces raisons, la légitimité de l’utilité sociale de l’histoire est fondée. Les manuels scolaires ne sont pas des ouvrages d’érudition savante, mais le recueil de ce qu’ « il faut » savoir, à travers ce que tracent les Instructions Officielles. Souvent premier et seul outil de transmission du savoir aux jeunes, «lieux de mémoire nationale » il semble légitime de s’interroger sur leur place dans la lutte contre l’enracinement et la perpétuation de préjugés concernant les Juifs (par exemple ceux qui les confinent à un rôle d’étrangers en France).

 
AMBLARD Frédéric présence à confirmer (frederic.amblard@univ-tlse1.fr)

Maître de conférences / Université de Sciences Sociales - Toulouse

Gr. ad hoc n° 1 Sociologie et systèmes complexes

Quel formalisme pour la modélisation informatique en sociologie : entre formalisation statique du discours et formalisation des processus sociaux

La question de la modélisation dans les sciences humaines et sociales et en particulier en sociologie, pose la question de la formalisation des modèles qui repose également nécessairement sur le but poursuivi par le modélisateur. Que propose donc l'informatique et ses formalismes graphiques ou algorithmiques que ne proposaient les formalismes mathématiques ? Nous isolerons particulièrement deux cas d'utilisation des modèles en sociologie et deux formalismes issus des sciences de la computation correspondants. Le premier concernera la formalisation du discours sociologique, où par l'utilisation d'un langage graphique on essayera de construire une présentation structurée d'un discours ou une organisation entre les objets du monde du discours. Le second exemple s'intéressera à la formalisation des mécanismes générateurs en utilisant une formalisation algorithmique. Pour chacun des exemples nous insisterons sur l'ambiguïté ou non du formalisme utilisé et sur la relation qui existe entre le modèle et sa formalisation.

 
ANDRÉ Géraldine (geraldine.andre@fucam.ac.be)

Chercheuse doctorante / Groupe de Recherche Sociologie Action Sens (Facultés Universitaires Catholique de Mons)

RTf n° 15 Jeunesse, âges de la vie, générations

Le sens du travail. Analyse des représentations du travail chez les jeunes dans une région post-industrielle

Cette communication se propose d’analyser les relations au travail au sens large du terme (travail salarié, petits boulots, travail au noir, économie souterraine, voir même l’engagement dans « l’assistance ») entretenues par des jeunes de l’enseignement technique et professionnel (ou passés par ces deux formes d’enseignement) dans le bassin de Charleroi, ancienne région industrielle de la province du Hainaut en Communauté française de Belgique. Á travers l’étude de parcours de vie, plus particulièrement scolaires, de ces jeunes destinés à des postes peu qualifiés, l’accent sera mis sur leur rapport aux options scolaires et le sens des nombreux changements d’option, la relation à l’école, au monde du travail et la signification du passage entre ces deux sphères avant la fin de la scolarité obligatoire. Une des finalités de la recherche sur laquelle s’appuie la communication est de voir si une culture liée à des collectifs d’appartenance, par exemple de type ouvrier, permet de donner du sens à des formations et des métiers dévalorisés tant dans le paysage éducatif belge que sur le plan salarial. L’observation montre pour certains des jeunes l’inexistence de tels collectifs d’appartenance. La communication se penchera également sur la manière dont ces jeunes-là se représentent le sens de leur formation et du travail.

 
ANDRÉ Virginie (Virginie.Andre@univ-nancy2.fr)

ATER / Crapel/Atilf CNRS (UMR 7118) Université Nancy 2

CIEKANSKI Maud (Maud.Ciekanski@univ-nancy2.fr)

Post-doctorante / Crapel/Atilf CNRS (UMR 7118) Université Nancy 2

RTf n° 16 Sociologie clinique

La construction collaborative entre chercheur et acteurs de l’intelligibilité du « discours en situation »

A partir de deux approches méthodologiques portant sur l’analyse des faits de langue en situation de travail (en entreprise/en formation) nous questionnons la spécificité de la démarche de recherche visant la compréhension des interactions langagières constitutives du travail. Nous exposons les méthodologies choisies, issues de cadres théoriques distincts, pour la construction des données en fonction de la spécificité des terrains de recherche. L'une relève de l’approche ethnographique et place la notion de « situation » au cœur de la démarche de recherche, pour mettre au jour les aspects relationnels, culturels, économiques et financiers de l’objet étudié ; l'autre s’inspire de la clinique de l’activité et place la notion d’ « action située » au cœur de la démarche, pour mettre au jour l’interprétation et la signification des actions en situation de travail propres aux sujets qui les accomplissent. L’analyse contrastive des deux approches permet de discuter des enjeux de l’observation (des acteurs, par les acteurs en situation), et donc de la place et du rôle de chacun, dans la construction des données extralinguistiques pour éclairer les données linguistiques enregistrées en situation de travail. Elle permet de discuter du rôle de tiers joué par le langage dans la relation entre locuteurs observés et chercheurs et des enjeux de la restitution d’une intelligibilité du « discours en situation », coproduite à des fins de recherche, à des acteurs plus en quête de prescriptions.

 
ANGERMÜLLER Johannes (johannes.angermueller@gse-w.uni-magdeburg.de)

Wissenschaftlicher Assistent (maître de conférences) / Département de sociologie, Université de Magdeburg

RT n° 20 Méthodes

Analyser des formations discursives : la linguistique de l’énonciation, une méthode pour la recherche sociologique ?

S’inscrivant au carrefour des sciences sociales et des sciences du langage, cette contribution cherche à articuler deux problématiques qui préoccupent l’analyse du discours depuis la fin des années 60 : celle de formation discursive et celle de l’énonciation. Si la notion de formation discursive telle qu’elle a été définie par Michel Pêcheux (« ce qui peut et doit être dit par un sujet ») est peu prise en compte aujourd’hui, je souhaiterais réinterroger ici cette notion en l’envisageant sous l’angle de sa dimension énonciative. On considérera ici l’énoncé comme l’unité élémentaire d’une formation discursive, une entité hétérogène qui mobilise des contextes énonciatifs différents tout en mettant en scène des « voix » contradictoires. Je m’efforcerai, à partir d’un énoncé programmatique du discours altermondialiste, d’en montrer son hétérogénéité et de découvrir les formes et règles qui le lient à d’autres énoncés. Si l’analyse énonciative dispose aujourd’hui de nombreux outils (polyphonie, deixis, scénographie, argumentation, point de vue…), on peut s’interroger sur les conséquences théoriques d’une telle méthodologie. Plutôt que de considérer l’objet social comme une totalité constituée, l’analyse énonciative mettra en valeur les failles et frontières qui traversent le terrain social.

 
APPAY Béatrice (beatrice.appay@wanadoo.fr)

Chercheur au CNRS / Cerlis (CNRS-Université Paris 5)

RT n° 22 Parcours de vie et dynamiques sociales

Un événement structurant à double titre : le licenciement des caissières employées à temps plein

Au départ, la recherche portait sur les effets de la flexibilité dans le cadre dérogatoire du travail à temps partiel à la fin des années 1990. Les caissières à temps plein ne faisaient pas partie de l’objet de recherche initial, sauf comme contrepoint ou comme personnes intervenant dans les monographies. Les « hasards » de l’enquête ont voulu que je sois confrontée involontairement au cours de l’enquête, à deux licenciements de caissières à temps plein, en direct, au moins pour l’un d’entre eux. Ceci m’a amenée à prendre en compte la précarisation du « noyau dur » des temps pleins, apparemment protégé et non concerné par la flexibilisation du travail telle qu’elle s’opérait via le temps partiel et la variabilité des horaires, à reconstruire mon objet. De la juxtaposition de récits à la confrontation aux évènements de l’enquête, on arrive à une synergie qui permet d’accéder au sens social des récits bien au delà des dynamiques personnelles. Il s’agit de proposer ici une réflexion sur ce qu’est un événement doublement structurant : structurant dans les parcours des personnes, événement qui marque un tournant de l’existence ; structurant pour la construction de l’objet de recherche, l’infléchissement de la problématique et l’interprétation des données en termes de dynamiques sociales.

 
ARPAILLANGE Christophe présence à confirmer (chris.arpaillange@netcourrier.com)

Fonctionnaire territorial / GIP-GPV des Hauts de Garonne

MONTANÉ Michel-Alexis présence à confirmer (m.montane@sciencespobordeaux.fr)

Chercheur associé / CERVL - UMR CNRS 5116 - Sciences-Po Bordeaux - CCAS de Pessac
Chargée d'étude Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine

RTf n° 5 / RTf n° 15 Classes, inégalités, fragmentation / Jeunesse, âges de la vie, générations

Les services publics et les jeunes urbains : d’une vision duale de la jeunesse au risque d’un traitement différencié des jeunes urbains

Cette proposition est issue d’une enquête dirigée par Jean-Pierre Augustin (Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine). Les services publics (SP) étudiés paraissent en décalage vis-à-vis des perceptions et pratiques des jeunes urbains, saisies à partir d’entretiens collectifs de recherche au sein de SP ainsi que de questionnaires administrés dans des lieux “neutres. ” Notre hypothèse est qu’il existe une dissonance entre SP et jeunes urbains : les éléments cognitifs et organisationnels propres aux acteurs institutionnels “offreurs” structurent, davantage qu’une demande préexistante, le mode de constitution des SP. Au risque de redoubler les inégalités d’accès et d’usage. Du côté de l’offre de SP, la juxtaposition d’un discours universaliste et de pratiques issues du “ nouveau management public ” aboutit à des formes duales de SP, fonction de l’appartenance socio-territoriale des jeunes usagers. Si l’opinion de ces derniers sur le service public en général est plutôt positive, deux types d’usages se développent. 1) Les SP à faibles contraintes d’utilisation sont appréciés : l’attitude “ consumériste ”, rejetée par les institutions, est perceptible. Reste à évaluer si leur usage est moins répandu chez les jeunes issus des catégories populaires 2) Le jugement est plus réservé sur les SP ciblant les jeunes “ en difficulté ” et dont l’usage peut paraître plus encadré. Des pratiques d’évitement et le recours à des substituts (réseaux personnels) sont alors observables.

 
ATIFI Hassan (hassan.atifi@utt.fr)

Maître de conférences 71e section / Equipe Tech-CICO (ICD, CNRS / Université de Technologie de Troyes) FRE 2848

GAUDUCHEAU Nadia (nadia.gauducheau@utt.fr)

Maître de conférences 16e section / Equipe Tech-CICO (ICD, CNRS / Université de Technologie de Troyes) FRE 2848

MARCOCCIA Michel (michel.marcoccia@utt.fr)

Maître de conférences 71e section / Equipe Tech-CICO (ICD, CNRS / Université de Technologie de Troyes) FRE 2848

RTf n° 37 Sociologie des médias

L'expression des émotions dans les forums de discussion Internet

Les travaux en psychologie sociale ou en sociolinguistique des interactions ont mis en évidence l’importance du non verbal pour l’expression des émotions et le rôle central de la connaissance interpersonnelle pour le partage des émotions. Partant de ces observations, les forums de discussion internet peuvent apparaître comme des dispositifs rendant a priori problématiques l’expression et le partage des émotions. En effet, l’utilisation du code écrit, l’asynchronie des échanges, l’anonymat et le caractère public sont autant de paramètres qui pourraient limiter l’émergence de ces phénomènes. Pourtant, l’observation empirique de messages extraits de différents forums de discussion (français et marocains) permet de noter de nombreuses manifestations émotionnelles, par exemple l’expression des émotions par les smileys et les émotions racontées dans les séquences de dévoilement de soi. Nous décririons ces formes d’expression et présenterons quelques hypothèses d’analyse de leurs fonctions. Expliciter ses émotions permet de compenser l’absence de contact visuel réciproque. Cela favorise la création de lien et la dimension communautaire des forums. L’expression émotionnelle est aussi liée aux objectifs poursuivis dans de nombreux forums : demander de l’aide et susciter l’empathie. On notera enfin que l’expression des émotions s’explique avant tout par la nature hybride des forums de discussion, qu’on peut définir comme des dispositifs de communication interpersonnelle de masse.

 
AUBERT Aurélie (aurel.aubert@wanadoo.fr)

ATER / Université Paris 3

RTf n° 37 Sociologie des médias

De l’émotion à la dénonciation civique : une étude du courrier citoyen reçu au service de la médiation de l’information de France 2

Exprimer ses émotions à la suite d’un événement médiatisé et de la focalisation sur une situation personnelle douloureuse est un acte courant pour les téléspectateurs qui sont de plus en plus nombreux à le faire, via le service de la médiation de l’information de France 2, en envoyant un courrier (le plus souvent un e-mail). Ils cherchent ainsi à commenter les images et leur mise en scène, avant de s’indigner et, parfois, d’agir. Au travers d’exemples empruntés à l’actualité internationale traitée par France 2 en 2001 et 2002 et des réactions d’émotion qu’ils ont suscitées, l’objet de la communication est de s’interroger sur la manière dont les téléspectateurs se réapproprient un événement et mobilisent leurs émotions dans une démarche de dénonciation civique. Pour aller vers cette démarche citoyenne, le passage par l’affect et l’émotion semble fondamental car il permet d’installer l’individu dans un collectif. L’émotion perçue au travers des récits médiatiques devient, dans certains cas, soumise à des obligations sociales et morales. L’émotion est alors un ressort de l’action dont ces courriels sont un témoignage. Si l’événement suscite un « engagement collectif à domicile » selon Daniel Dayan, la formulation d’une émotion par écrit s’apparente aussi, pour les téléspectateurs qui font la démarche d’écrire aux médias, au fait d’exprimer son appartenance à une communauté citoyenne dont les droits et les devoirs fournissent des répertoires d’indignation constructifs.

 
AUBERT Laura (laubert01@yahoo.fr)

Doctorante / Université Victor Segalen Bordeaux 2, Département de Sociologie, LAPSAC

RTf n° 13 Droit et justice

Les alternatives aux poursuites pénales : effectivité versus efficacité ?

Depuis la fin des années 80, les alternatives aux poursuites pénales inaugurent une 3ème possibilité pour les magistrats du parquet dans l’orientation des contentieux pénaux. Au cours des années 90, le nombre de mesures ainsi réalisées et leur part dans le traitement judiciaire n’ont cessé de progresser. Au sein de cette 3ème voie, coexistent deux démarches qui correspondent peu ou prou aux deux dimensions – quantitative et qualitative – de la crise pénale. Dans la première, l’objectif est de combler le « vide » associé au classement en apportant des réponses en amont des tribunaux, sans encombrer davantage les juridictions de jugement : leur essor procède d’une recherche d'effectivité. La seconde démarche initie un traitement plus qualitatif et différencié des faits délinquants. Ces réponses engagent une autre façon d’appréhender le passage à l’acte, l’infraction devenant le symptôme de situations plus complexes. Elles visent au-delà de la réparation, la résolution des conflits ou encore la prévention des conduites à risques, avec en corollaire une volonté d’efficacité et le souci de rompre avec la logique pénale rétributive. A partir d’une enquête quantitative et qualitative menée sur les ressorts des TGI de Bordeaux et de Bobigny, cette communication s’attachera à mettre en évidence le poids de ces deux logiques, la façon dont elles se combinent et/ou se hiérarchisent au gré des contextes locaux, afin d’éclairer l’évolution consacrée par ces alternatives.

 
AUBOUSSIER Julien présence à confirmer (auboussier_julien@hotmail.com)

 / Université Lumière Lyon 2, laboratoire : Médias et identités

RTf n° 21 Mouvements sociaux

Le label « altermondialisation » dans l’espace des discours médiatiques

Nous assimilons le fonctionnement du terme « altermondialisation » au sein de l’espace des discours médiatiques à celui d’un label. Le Dictionnaire encyclopédique [Hachette, 1998] le définit comme une « marque délivrée par un organisme officiel, que l’on appose sur certains articles pour attester de leur qualité, leur origine ou le respect de certaines normes ». Le label « altermondialisation » est délivré par les médias, instance de validation sociale, à certaines mobilisations collectives pour attester d’une part, de leur attachement à un master frame construit autour de la dénonciation des effets de la mondialisation néo-libérale et, d’autre part, pour attester du respect de certaines règles. Ainsi, le label apparaît comme un gage de cohérence : il contribue, au sein de l’espace symbolique des discours médiatiques, à une homogénéisation des différentes luttes en les rendant constitutives d’une même réalité et participe à stabiliser une représentation du mouvement. Mais il existe aussi un caractère coercitif inhérent au label qui s’illustre, par exemple, quand la violence intervient. Son introduction dans le répertoire d’action d’une composante du mouvement conduit ainsi à l’exclusion symbolique de celle-ci. Si le label participe à la fondation et à la pérennisation symbolique du groupe, il participe également à l’imposition des critères d’appartenance et donc à une représentation du groupe qui entre en interaction avec celles des acteurs militants.

 
AUDOIN-MARTIN Alexandra (alexandra.audoinwanadoo.fr)

Doctorante sciences de l'éducation, professeur certifiée de l'enseignement agricole en éducation socioculturelle / Université Paris8, CESOL

RT n° 1 / RTf n° 31/ RT n° 35 Savoirs, travail, professions / Sociologie du sport et des activités physiques / Sociologie de l'engagement, de la vie associative et du bénévolat

Engagement associatif et activités artistiques, sportives et culturelles transgressives

Le hip-hop et la glisse urbaine constituent un ensemble de pratiques en vogue. Leur situation dans notre société (intégration, reconnaissance) reste pourtant marginale et alternative. A la fois pratiques transgressives, libres et intégrées dans un système économique, elles sont traversées de contradictions. Nous nous intéressons tout particulièrement aux engagements -associatifs ou non- des amateurs de ces activités. Ils visent au développement de pratiques, à la reconnaissance d'un mouvement culturel, à l'acceptation de leurs modes alternatifs de pratique sportive ou artistique. Les militants se démarquent par une attitude volontaire, dynamique et contestataire. Leur démarche est politique dans le sens où ils œuvrent pour la vie locale et défendent des valeurs. Ils s'inscrivent dans des logiques stratégiques et utilitaires, associant des visées personnelles (accéder à un débouché professionnel…) et collectives (améliorer les conditions de pratique …). Enfin, ils sont animés par la passion et leurs parcours associatifs sont influencés par la prégnance de l'affectif. Leur "combat" se situe à différents niveaux : local, national … De cette manière, ils se constituent en réseaux et rejoignent ponctuellement de grandes causes ou des mouvements sociaux d'envergure. Nous nous proposons de montrer aussi de quelle manière ces pratiques réalisent la synthèse entre culture et sport ; et enfin comment elles illustrent la tendance actuelle à des formes libres et non instituées de loisirs.

 
AUERBACH Bruno présence à confirmer (bruno.auerbach@mageos.com)

Doctorant / Université Paris 5-GEPECS

RT n° 29 Sciences et techniques en société : savoirs, pratiques, instruments et institutions

Production scientifique et sanctions éditoriales : l’autonomie des sciences sociales à l’épreuve de l’édition

Malgré l’importation formelle du modèle, issu des sciences « dures », du partage de la production scientifique et de la vulgarisation entre l’article de revue spécialisée et le livre, ce dernier support occupe toujours en sciences sociales une place centrale mais ambiguë, à la fois en tant que scène d’exposition primaire des travaux de recherche et en tant que vecteur d’exotérisation. Le développement de dispositifs de régulation interne aux disciplines se restreint dès lors d’une dépendance par rapport aux circuits éditoriaux qui conditionnent à la fois la sélection, la diffusion et la réception (à travers l’inégale capacité de consécration des éditeurs) des textes et participent de ce fait directement aux procédures d’évaluation institutionnelle (la productivité des chercheurs) et disciplinaire (l’intérêt de leurs travaux) des œuvres. Cette situation conduit à s’interroger sur les principes de sélection mis en œuvre par les éditeurs et sur leurs conséquences. Le croisement systématique du corpus des thèses soutenues entre 1995 et 1999 avec celui des thèses publiées, en histoire et en sociologie, en fonction de leurs thématiques, périodes et aires culturelles couvertes, et de leur lieu de soutenance, conduisent à mettre en exergue l’hétéronomie à laquelle équivaut la dépendance matérielle des dispositifs de communication des résultats dans ces disciplines.

 
AVANZA Martina présence à confirmer (avanza@ens.fr)

Doctorante, ATER / GTMS (CNRS EHESS)

RT n° 12 Sociologie économique

Le crédit des classes populaires en France de la Libération aux années 70 : le face-à-face au commerçant, l’exemple d’une boutique à Lens

Objet : le crédit de face-à-face, petit entrepreneur immigré, relation client-commerçant Méthode : entretiens ethnographiques, archives de l'entreprise, archives de la banque de France, statistiques à partir des fichiers clients Problématique : la construction non institutionnelle des marchés, sociologie de la transaction Dénoncées par les autorités depuis la Libération comme un crédit usurier des commerçants (des taux à 60%) ou encore un crédit irrationnel et immoral des classes populaires, les ventes à crédit de textiles par démarcheurs à domicile ont pu perdurer jusque dans les années 70 dans les angles morts des technologies politiques, administratives et financières de l’époque, incapables de réprimer ce « crédit noir » pourtant estimé au tiers du crédit à la consommation. Contrairement à beaucoup de travaux en sociologie économique démontrant le rôle central des institutions publiques pour la construction des marchés, à partir d’une étude de cas dans le bassin lensois de l’entre-deux-guerres à nos jours, ce marché joue alors d’autres institutions sociales, ici la sociabilité ouvrière et l’interconnaissance entre commerçants (immigrés juifs polonais) et clients (ouvriers mineurs catholiques polonais) pour se reproduire. Ce marché se caractérise par le contrôle interpersonnel et la dépendance des classes populaires à l’égard des commerçants, relation de dépendance cassée par la bancarisation massive des années 70 introduisant l’institution contre l’interconnaissance.

 
AVENET Eléonore (neteleo75@yahoo.fr)

Etudiante master 2 recherche sociologie / Université Paris 5-Sorbonne

RTf n° 33 Famille, vie privée, vie publique

La conciliation dans les familles monoparentales

Nous proposons d’étudier le thème de la conciliation entre la sphère professionnelle, la sphère familiale, et éventuellement la sphère personnelle, dans les familles monoparentales, afin de mettre en évidence les difficultés organisationnelles et financières, qui exercent une pression quotidienne sur ces parents isolés (notamment les difficultés et les coûts liés à la garde des enfants, les horaires professionnels incompatibles avec la sortie de l’école, etc.). Cette recherche, dans une perspective de genre, pose le problème de la difficulté dans la vie quotidienne de ces femmes, ces mères seules face aux contraintes parentales et financières. Les questions que nous nous posons sont donc de savoir comment ces mamans « solos » arrivent-elles à concilier (seules) vie professionnelle et vie familiale ? Comment ces femmes parviennent-elles à gérer à la fois le quotidien, les enfants, le travail ? Peuvent-elles avoir une vie personnelle dans ces conditions ? Ces interrogations nous amènent en définitive à nous intéresser à la vie quotidienne de ces mères seules, afin de voir quelles sont les solutions choisies afin de mener au mieux cette conciliation.

 
AZAÏS Christian (christian.azais@u-picardie.fr)

Maître de conférences (HDR) / CRIISEA/Université de Picardie Jules Verne & IRISES UMR 7170 Paris Dauphine

RTf n° 34 Sociologie politique

Insertion par le politique et insertion par l’économique ou comment lire la démocratie dans des univers contrastés ?

Dans le cadre d’une recherche sur l’insertion par l’économique et le politique, des dispositifs d’insertion –démarche quartier, en Seine Saint-Denis, et budget participatif dans la banlieue de São Paulo – ont été étudiés. Ces mécanismes destinés à des populations défavorisées renvoient à la crise de la démocratie représentative et pointent une tendance qui est de faire de la démocratie un enjeu local, les discussions sur la « citoyenneté » au Brésil dans les années 80 en ont jeté les premiers jalons. De quel principe démocratique s’agit-il ? Un premier ensemble de réflexions porte sur le politique et le « territoire », le politique et le territoire entendus comme processus sociaux en perpétuelle construction. Comment est-on passé d’une « communauté de destin » à une « communauté de vie » quotidienne ? Avec la décentralisation, les acteurs sociaux trouvent des canaux de dialogue censés les rendre plus responsables. De quelle marge de manœuvre effective disposent des populations soumises à des aléas de conjoncture économique ? Le second ensemble de réflexions met en avant la dimension comparative pour expliquer des phénomènes apparemment identiques se produisant dans des contextes différenciés. En proposant de comparer des phénomènes contrastés, l’analyse du changement d’échelle s’impose. Cette assertion introduit la question du lien entre des instances appartenant à des grandeurs différentes et celle du rapport entre le politique et l’économique.

 

B

 
BACOU Magalie (bacou@univ-tlse2.fr)

Doctorante en sociologie / Université de Toulouse Le Mirail, Equipe d'accueil doctoral Simone-SAGESSE, laboratoire Certop-CNRS

RTf n° 15 / RT n° 24 Genre, Classe, Race. Rapports sociaux et construction de l'altérité

La division sexuelle du travail dans l'animation

Du fait de ses caractéristiques spécifiques, les métiers de l’animation en centres de loisirs constituent en quelque sorte un « archétype du travail féminin ». Les stéréotypes sexués abondent également sur le plan idéologique, notamment par le recours revendiqué aux « qualités féminines » pour encadrer des activités auprès d’enfants. Il s’agit là d’un des facteurs explicatifs de la féminisation du secteur de l’animation, dont il reste à déterminer les conséquences en matière de socialisation sexuée des enfants. Toutefois, il convient de souligner le fait que la féminisation des métiers de l’animation s’accompagne d’une grande valorisation de la mixité sexuée dans ce secteur. Cette valorisation se traduit notamment par une volonté d’accroître le nombre d’hommes recrutés, afin de tendre vers une égalité numérique des sexes dans les équipes de travail. Si la volonté de promouvoir la mixité sexuée fait l’unanimité des acteurs et les actrices de ce secteur, plusieurs discours de justification de la mixité peuvent néanmoins être identifiés. A partir d’une enquête exploratoire basée sur une quinzaine d’entretiens menés auprès d’animateurs-trices et de directeurs-trices de centres de loisirs et sur une série d’observations participantes, nous avons pu identifier la présence d’un système principal de légitimation de la mixité sexuée. Après avoir décrit ce système, nous nous proposons d’analyser la division sexuelle du travail dans les équipes d’animation.

 
BACQUE Marie-Hélène

Maître de conférences / Université Paris7

FIJALKOW Yankel (cy.fijalkow@wanadoo.fr)

Professeur / Université d’Evry

RT n° 9 Sociologie de l'urbain et des territoires

Mixité sociale et production d’un ordre public local. Une expérience dans le logement social parisien

 La notion de mixité sociale est utilisée dans différentes perspectives dont, parfois, une volonté de reconquête des espaces urbains par les couches sociales dominantes. Depuis 2002, l’OPAC de la Ville de Paris développe une expérience contraire visant à installer des ménages modestes dans des immeubles qu’il a acquis dans des quartiers aisés. Le rapport social qui se met alors en place résulte de deux nouveautés : la transformation de locataires du privé en locataires HLM (notamment le passage d’une gestion paternaliste et routière à une gestion bureaucratique) ; l’intégration de nouveaux occupants appartenant à des groupes sociaux moins valorisés dans un environnement différent. Notre recherche, réalisée à la demande de l’OPAC et s’appuyant sur une approche quantitative et qualitative, montre que l’on ne peut poser la question de la mixité sans considérer les modes de gestion qui apparaissent beaucoup plus ouvertement conflictuels. Ainsi la « question de la mixité » s’avère-t-elle avant tout construite comme un problème public par les gestionnaires et par quelques habitants. En contrepoint, les espérances importantes des ménages pauvres à l’égard de leur nouveau quartier, renforcent leur volonté de donner le change en contrôlant leurs pratiques de l’espace et en multipliant scrupuleusement l’observation des règles de vie. Les modes de cohabitation renvoient à des trajectoires, diverses.

 
BAILLY Evelyne (Evelyne_bailly@yahoo.fr)

Chargée d’enseignement / Université de Nantes, UFR de sociologie

RT n° 1 Savoirs, travail, professions

La construction d’un dispositif de reproduction par les ostéopathes non-médecins

Les ostéopathes non-médecins occupent une place de plus en plus importante dans l'espace social et également dans le champ médical. Ces ostéopathes, au savoir socialement reconnu, s'opposent à la subordination aux médecins. Ils demandent un statut équivalent à celui des chirurgiens-dentistes qui autoriserait un exercice autonome avec des compétences délimitées. Inscrits dans un processus de professionnalisation, ils ont construit la profession sur le modèle des professions établies. Ils ont créé des structures dans lesquelles ils s'incarnent. En l'absence d'une formation spécifique en ostéopathie, afin d'assurer leur renouvellement, ces ostéopathes non-médecins ont imposé leurs propres dispositifs d'enseignement pour diffuser leur savoir, à l'image de l'enseignement universitaire. Ils ont fixé un cadre pour que les différents établissements de formation diffusent un même modèle d'enseignement. Ils ont fixé des règles pour régir leur activité professionnelle.

 
BAJOS Nathalie (bajos@vjf.inserm.fr)

CR1 / INSERM U569

FERRAND Michèle (michele.ferrand@csu.cnrs.fr )

DR2 / CSU-CNRS

RTf n° 28 Recherches en sciences sociales sur la sexualité

Scripts, risque et genre : pratiques sexuelles et contraceptives en Afrique

Les travaux de Simon et Gagnon, articulant scénarios socio-culturels, scripts individuels et interrelationnels ont permis une meilleure analyse de ce qui se jouait effectivement entre deux individus au moment de l’acte sexuel. À travers une enquête qualitative sur les pratiques sexuelles et contraceptives dans quatre pays du continent africain, nous voudrions montrer comment le modèle explicatif qu’ils ont mis en place doit être renforcé par deux dimensions pas assez développées dans leurs propos : - d’une part le caractère double du “risque” couru lors des rapports sexuels : l’infection aux IST et la grossesse non souhaitée. À côté des scénarios sexuels doivent donc être pris en compte ceux qui concernent la procréation et l’enjeu de la parentalité dans les conséquences des actes sexuels. - d’autre part, les rapports de genre et l’asymétrie des positions sociales des hommes et des femmes dans la pratique de la sexualité comme d’ailleurs dans l’ensemble des pratiques sociales. La mobilisation de la théorie des scripts dans les quatre pays de l’enquête pose enfin la question de la pertinence de l’utilisation de systèmes conceptuels élaborés dans des sociétés à ethos égalitaire, pour comprendre le fonctionnement de sociétés à ethos hiérarchisé. C’est sur ces trois points que portera notre communication, visant à affiner les différents niveaux d’analyses et à “remplir” les boites noires que constituent les notions de scénarios, script, niveau individuel et interpersonnel dans des sociétés non occidentales.

 
BALASINSKI Justyne présence à confirmer (j.balasinski@gmail.com)

Maître de conférences / Université de Nice Sophia Antipolis

RT n° 27 Sociologie des intellectuels et de l'expertise : savoirs et pouvoirs

De l'usage de Bourdieu dans l'étude des régimes soviétiques : une occasion manquée

A partir de l'interrogation sur l'universalité des modèles bourdieusiens construits dans le cas particulier de la France, et notamment de l'étude des "principes de différenciation caractéristiques" régissant les sociétés, l'article analyse leur potentiel de transposition dans un des pays de l’ancien bloc soviétique : la Pologne. . La communication s'appuie sur les travaux de Bourdieu consacrés aux questions culturelles. Leur unique incursion sur le terrain polonais dans L'Amour de l'art [1969] présente des points aveugles qui tiennent précisément à la non prise en compte des déterminants politiques spécifiques des différenciations en marche en Pologne. D'autres travaux et théories de Bourdieu présentent pourtant un intérêt, comme c'est le cas de la notion d'autonomisation des champs culturels développée dans Les Règles de l'Art [1992], utile pour expliquer la construction des relations entre l'art et la politique pendant la période du régime de type soviétique. La communication présente les travaux polonais de sociologie de la culture dans leurs références et utilisations des théories de Bourdieu. Si cette dimension n'apparaît encore que sporadiquement dans les recherches polonaises, entre autre à cause des difficultés de réception et des réticences théoriques, l'article conclut néanmoins sur leur potentiel pour étudier la dimension politique de l'art, en particulier avec la traduction des Règles de l'art en polonais en 2002.

 
BALZANI Bernard (Bernard.Balzani@univ-nancy2.fr)

Maître de conférences associé en sociologie / Université Nancy 2/UFR AES, laboratoire GREE/2L2S

RT n° 1 Savoirs, travail, professions

Dynamiques de professionnalisation dans les AI : émergence d'un nouveau segment professionnel de l'intervention publique

Le dispositif des associations intermédiaires a progressivement structuré l’activité de ses professionnels et a défini les logiques organisationnelles qui traversent, depuis près de dix ans, le champ de l’insertion par l’activité économique. Mais peut-on parler de transformations organisationnelles sans se référer aux permanents-salariés de ces structures ? La question qui se pose est de savoir si cette évolution a généré la constitution d’un groupe professionnel, dont il faudra énoncer les caractéristiques et les critères d’unité. Inversement, il faut se demander quel rôle ont joué les logiques professionnelles sur les logiques organisationnelles et quels effets ont eus les premières sur les secondes. Le secteur d’activité de l’insertion par l’activité économique a contribué à la transformation d’un ensemble de pratiques professionnelles, parfois des métiers, en professions. Il s’agit donc de comprendre si, au travers d’un processus de professionnalisation, nous n’assistons pas, en fait, à l’émergence d’une nouvelle profession (au sens anglo-saxon de l’expression). Nous assistons à un mouvement de pérennisation des emplois de permanent dans les structures observées, ce qui contribue très certainement au développement de l’emploi de permanent salarié, constituant une forme nouvelle de l’action associative, initialement conçue sur le seul modèle du bénévolat. Ces évolutions nous interrogent sur l’émergence ou non d'un espace professionnel spécifique pour les AI.

 
BANENS Maks (Maks.Banens@univ-lyon2.fr)

Maître de conférences / GERA & CED, Université Lumière Lyon 2

MENDÈS-LEITE Rommel (Mendes-Leite@club-internet.fr)

ATER / GERA & CED, Université Lumière Lyon 2

RTf n° 28 Recherches en sciences sociales sur la sexualité

Homophobie et homo-aversion

Dans le cadre de la recherche « Nouvelles apparitions d’homosexualités, nouvelles discriminations », nous réfléchissons sur la notion d’homophobie. Apparue dans le champ de la psychologie, l’homophobie a été définie à l’origine comme une phobie, c’est-à-dire une crainte ou une angoisse. Très vite, le terme s’est étendu sur toutes les formes de discrimination de l’homosexualité, psychologiques comme sociales. Cet extension sémantique a été critiquée par Eric Fassin, qui propose de distinguer entre aspects psychologiques (homophobie) et sociaux (hétérosexisme). D’autres, tels Didier Eribon et Georges-Louis Tin, maintiennent l’idée d’un continuum entre toutes les formes de discrimination, en référence à la théorie de l’hétérosexualité contrainte d’Adrienne Rich. Selon celle-ci, la construction de l’hétérosexualité est fondée sur la forclusion du même sexe en tant qu’objet sexuel. L’homosexualité refoulée étant à la base de l’hétérosexualité, l’homophobie est alors à la base de l’hétérosexisme social comme des apparitions individuelles du rejet homosexuel. La théorie de l’hétérosexualité contrainte permet donc de faire le lien entre les différentes manifestations de discrimination de l’homosexualité. Toutefois, elle repose sur le supposé problématique de la bisexualité originelle. Il est possible que la notion d’homo-aversion soit mieux à même de décrire le continuum de discrimination de l’homosexualité, sans nécessiter l’hypothèse d’une sexualité originelle et refoulée.

 

BANENS Maks (Maks.Banens@univ-lyon2.fr)

Maître de conférences / GERA & CED, Université Lumière Lyon 2

MENDÈS-LEITE Rommel (Mendes-Leite@club-internet.fr)

ATER / GERA & CED, Université Lumière Lyon 2

RTf n° 28 Recherches en sciences sociales sur la sexualité

La sexualité comme processus : temporalité, liminarité, ambigüsexualité

La sexualité – et à fortiori l’identité sexuelle – est généralement pensée comme étant stable. Nos recherches nous amènent plutôt à la considérer comme un processus, pouvant changer (ou non) tout au long de la vie de l’individu. Dans cette perspective la temporalité devient un aspect fondamental pour saisir la dynamique de la vie sexuelle des individus. Les enquêtes quantitatives (davantage que les qualitatives) en sciences sociales et en santé publique suivent cette logique dans la mesure où elles interrogent souvent les informateurs sur la vie sexuelle actuelle et passée. Il est néanmoins plus rare qu’on s’intéresse aux étapes « intermédiaires » vécues entre deux phases de « stabilité » sexuelle et identitaire. Le concept de liminarité est utile pour penser les phénomènes impliquant les interstices, l’entre-deux, ainsi que la transition entre deux états. Il aide à cerner l'importance du contexte et du sens, ainsi que l’analyse des phénomènes psychosociaux en tant que processus. Dans nos recherches ce concept apparaît pertinent notamment pour analyser les changements apportés à la suite d’une rupture biographique, comme la découverte d’une séropositivité au VIH, d’un cancer ou encore d’un événement à l’origine d’un handicap. Il est intéressant pour saisir le processus de changement identitaire, comme nous l'avons constaté lors de notre recherche sur la bisexualité masculine. Il peut aussi aider à penser et à analyser certaines expressions des genres et des sexualités.

 
BARBIER Jean-Claude (jean-claude.barbier@univ-paris1.fr)

Directeur de recherche CNRS / équipe Matisse, UMR CES, Université Paris I Panthéon Sorbonne

RT n° 6 Politiques sociales, protection sociale, solidarités

La comparaison avec les autres pays prise dans le débat politique

L’actualité du débat politique en France (2004-2005) semble démontrer un accroissement de l’instrumentalisation des « exemples étrangers » par le personnel politique ; pour l’essentiel, il s’agit pour ce dernier de capter des ressources potentielles de légitimité. Dans cette situation, la recherche en sciences humaines et sociales se trouve confrontée, nous semble-t-il, à des exigences méthodologiques et épistémologiques renforcées : la relation de la recherche à la politique n’est certes, elle non plus, pas nouvelle (Max Weber), mais les conditions contemporaines du respect de la neutralité axiologique le sont sans doute, au moins en partie. C’est ce sujet que s’efforcera d’explorer la communication qui s’inscrit dans le cadre de réflexion de notre programme comparatif. Elle s’attachera notamment à préciser les pré-requis d’une démarche comparative scientifique jalouse de son indépendance et qui ne se laisse pas enfermer dans l’expertise ou le au conseil du gouvernement en place, tout en ne sombrant pas dans le solipsisme. Cette réflexion oblige aussi à poser la question des différences de situation qui existent, à ce propos, entre sociologie et économie.

 
BARBIER Marc (barbier@grignon.inra.fr)

Chargé de recherche / UMR INRA SADAPT Equipe PRAxis

DORÉ Antoine présence à confirmer (antoine.dore@wanadoo.fr)

Doctorant / CIRAD-INRA

RT n° 30 Sociologie de la gestion

Mise en dispositif de la surveillance et de la gestion des risques liés au criquet pèlerin : le cas de