ASSOCIATION DES

SOCIOLOGUES ENSEIGNANTS DU SUPERIEUR

Réunion publique

 

 

Samedi 14 octobre 2006 à 9h45

 

Le LMD : quel bilan après quelques années de fonctionnement ?

 

Salle des conférences à l'ENS

 46 rue d'Ulm à Paris

 

 

Venez nombreux pour donner votre point de vue

 

 

 

Entre 2002 et 2004, l'ASES a consacré une part importante de ses travaux à la mise en place du LMD qui était alors à l'ordre du jour des universités. De nombreuses craintes étaient formulées, notamment quant au maintien de la validité nationale des diplômes, quant au risque de dilution des disciplines, quant au surcroît de dépenses d'énergie à ressources constantes, voire déclinantes. Quel bilan peut-on faire aujourd'hui? Les préoccupations sont-elles restées les mêmes ou se sont-elles déplacées ? L'action menée par l'ASES, notamment quant à la définition des exigences en matière de formations supérieures en sociologie, a-t-elle eu quelque effet ? Et de même concernant l'action menée à un niveau général (universités, syndicats, autres associations disciplinaires...).

 

Une multiplicité d'enjeux mérite discussion mais il existe un risque de se disperser car les problématiques dépendent souvent des dispositifs adoptés par les différentes universités. Aussi est-il nécessaire déterminer des enjeux majeurs de réflexion, en relation avec notre discipline.

 

Une première priorité concerne l’offre de formation en sociologie. Quelle place la sociologie a-t-elle acquis dans le dispositif LMD? Est-elle devenue une « auberge espagnole » en tant qu'UE libres ou a-t-elle obtenu un surcroît de visibilité et de valeur dans le champ (ou sur le marché!) de l'offre universitaire? Ses masters sont-ils devenus « concurrentiels » vis-à-vis de ceux d'autres secteurs? Quel sort est-il réservé à la voie recherche dans ce cadre? Voit-on surgir des inégalités entre universités?

 

Bien entendu, la question de la qualité de l'exercice des fonctions universitaires dans un contexte nouveau, qui multiplie les besoins, ne saurait être négligée. Des exigences gestionnaires ont accompagné la réforme (mutualisation, amélioration du service à moyens constants) et elles ont rencontré des obstacles concrets (organisation des emplois du temps, nouvelles fonctions de référents et d'équipes de formation, etc.). Si les missions évoluent (par exemple avec un suivi plus personnalisé des étudiants, une évaluation des enseignements et des formations), dans quelles conditions cette évolution est-elle réalisable? Quelles sont les nouvelles contraintes dans notre quotidien ?

 

Enfin, concernant les parcours des étudiants, nous pourrons nous demander si les diplômes qui leur sont proposés et les « parcours » qu'ils se composent constituent une plus value pour eux, dans leur trajectoire universitaire et dans leur orientation professionnelle? Des thèmes comme celui des UE libres, de la distinction L/M et de l'« offre » de Master Pro semblent s'imposer, mais d'autres restent présents à l'esprit comme la mobilité internationale (Erasmus...).

 

Au total, trois axes seront particulièrement abordés dans ce débat : les conséquences de la réforme LMD sur l’offre de formation en sociologie, sur les conditions de travail des enseignants-chercheurs et sur les parcours de formation des étudiants en sociologie.

 

La séance sera animée par Ali Aitabdelmalek, Philip Miburn et Sandrine Nicourd à partir d’interventions de collègues.