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Le Petit Bulletin d’information N° 37

Association Internationale
des
Sociologues de Langue Française
1.
Offre de poste

Département de Sociologie
Poste de Professeure Régulière, Professeur Régulier
en sociologie du travail
L’UQAM, par sa "Politique
institutionnelle de recrutement de nouvelles ressources professorales",
recherche les ressources humaines les plus qualifiées afin de s’assurer un
développement de qualité dans tous les domaines d’activité, tout en assurant le
renouvellement de son corps professoral.
Sommaire de la fonction :
· Enseignement et encadrement aux trois cycles d'études;
· Recherche dans le domaine;
· Services à la collectivité.
Exigences :
·
Doctorat dans
la discipline ou dans une discipline connexe;
·
Excellente
connaissance des principales théories en sociologie du travail;
·
Maîtrise
efficace des outils usuels d'analyse et de terrains d'enquête sur : les
contextes socioéconomique et sociopolitique actuels et passées du travail, les
rapports sociaux de travail (incluant la division sexuelle du travail) et les
formes d'organisation du travail et leurs transformations, ainsi que
l'organisation des travailleurs en collectifs sociaux;
·
Dossier de
recherche et de publications;
·
Aptitudes à l'enseignement,
en particulier au premier cycle;
·
Aptitude dans
le domaine du service à la collectivité;
·
Maîtrise du
français parlé et écrit.
Date d'entrée en fonction : 1er juin 2007
Traitement : Selon la convention collective SPUQ-UQAM
L'Université a adopté un programme d'accès à l'égalité en
emploi et un programme d'équité en emploi pour les femmes, les membres des
minorités visibles, les autochtones et les personnes handicapées. Toutes les
personnes qualifiées sont invitées à poser leur candidature, mais la priorité
sera donnée aux canadiennes, canadiens et aux résidentes, résidents permanents.
Les personnes
intéressées sont priées de faire parvenir un curriculum vitae en français,
détaillé, daté et signé, incluant trois publications et trois lettres de
recommandation AVANT LE 29 SEPTEMBRE 2006, 17h00 à :
Monsieur Jean-Guy
Lacroix, directeur
Département de sociologie
Université du Québec à Montréal
C.P. 8888, Succursale Centre-ville
Montréal, Québec, H3C 3P8
Téléphone: (514) 987-3000 poste 4370
Télécopieur: (514) 987-4638
ËËË
2.
Communiqués
Les boursiers
européens effectuent leur période de recherche au Japon, tandis que les
boursiers japonais l'effectuent en Europe.
La durée
de la bourse est de 3 mois à 1 an.
Les formulaires de demande (et toute
correspondance, à remplir en anglais) peuvent être obtenus sur le site de
ou au
secrétariat : Canon Foundation in Europe Postbus 2262
1180 EG Amstelveen The Netherlands
Tel. [31] (0)20 545 8934 • Fax. [31] (0)20 712
8934
Courriel: <foundation@canon-europe.com>
Site <http://www.canonfoundation.org>
Date limite de
candidature : 15 septembre 2006
ËËË
L’Agence
universitaire de
Pour être éligibles à ce programme, les équipes porteuses de projets doivent relever des établissements du
Sud, membres de l’AUF ; et les projets candidats s’inscrire dans une
démarche de développement socio-économique durable de leur région et entrer
dans le cadre des thématiques des programmes de l’AUF.
Les dossiers de candidature peuvent être
retirés et doivent être déposés
en
double exemplaire auprès du Bureau régional <http://www.auf.org/rubrique16.html> dont l’établissement du responsable de l’équipe candidate
relève.
Date limite de candidature : 31 décembre 2006
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3.
Appels à communication
3.1
Congrès
International
d'Actualité
de
du 29 août au
1er septembre 2007 à Strasbourg
Le congrès AREF est organisé par l‚Association des Enseignants et
des Chercheurs en Sciences de l‚Education, l‚Association Belge des Chercheurs
en Education,
Invitation
À l’occasion de ses trente ans, l’AECSE (Association des
Enseignants et des Chercheurs en Sciences de l’Education) s‚associe à ABC-Educ
(Association Belge des Chercheurs en Education) et à
Cette manifestation, impulsée par trois associations d’enseignants-chercheurs en éducation, tout en s’inscrivant dans la tradition des précédents congrès organisés à l’initiative de l’AECSE marque un élargissement international. Son objectif est de faire le point sur les travaux les plus récents en éducation et en formation, de valoriser la production de recherche et la formation à la recherche, tout en contribuant à sa structuration.
S’y retrouveront néanmoins aussi bien des chercheurs, des
enseignants, des formateurs que des responsables éducatifs. Différentes formes
de contributions sont attendues, de façon à donner une vision aussi complète
que possible du front de la recherche et permettre à chacun de trouver sa place
:
• des plénières sur
des questions vives ;
• des symposiums
thématiques présentant des regards croisés d’équipes d’horizons différents sur
des thèmes identifiés ;
• des ateliers où
seront présentés et discutés des résultats récents et inédits ;
• des posters faisant
état de recherches en cours ou sur le point d’aboutir.
En amont du congrès, une journée des jeunes
chercheurs s’adressera aux doctorants et aux jeunes docteurs. Cette journée a
pour but de favoriser au-delà de leurs institutions d’appartenance des échanges
sur des questions liées à la conduite de leurs recherches et à leurs enjeux
épistémologiques, conceptuels, méthodologiques et sociaux. Cette édition
prendra un relief particulier puisque aux trente ans de l’AECSE correspondent
les quarante ans des Sciences de l’éducation en France.
Dans la perspective résolument internationale souhaitée par les
associations organisatrices, le choix de Strasbourg n‚est pas anodin. Il
permettra aussi de s’ouvrir sur l’aire culturelle et scientifique germanophone,
invitée de cette édition.
Informations aux auteurs
La volonté du comité de pilotage est à la fois d’améliorer qualitativement les échanges scientifiques et de s’appuyer sur les outils de travail actuels. Dans ce but, il est demandé de soumettre en ligne des textes complets (de 6 à 10 pages) à
<
http://www.congresintaref.org >
Une
feuille de style et de consignes sera disponible au téléchargement
à
partir du 4 décembre 2006.
Le comité de lecture évaluera les propositions selon les critères suivants :
• la présence d‚un corpus ou d‚un recueil de
données,
• l’explicitation d‚une problématique articulée
à ce corpus,
• l’explicitation de la méthodologie de
recherche,
• la présentation des résultats.
Pour faciliter l‚évaluation des contributions et éviter les interprétations erronées, les auteurs devront indiquer :
• le domaine de l’éducation ou de la formation
abordé ;
• les cinq mots-clés qui caractérisent le sujet
traité parmi la liste proposée.
L’évaluation sera faite par deux évaluateurs dont l’un appartiendra au domaine et l’autre pas nécessairement. Les contributions devront avoir la rigueur et la précision attendues par les spécialistes du domaine et être compréhensibles par un non-spécialiste.
Dates importantes
Date limite de soumission :
12 février 2007
Notification aux auteurs : 30
mars 2007
Réception des textes définitifs : 30 avril 2007.
Le comité
de lecture sera présidé par Arnim
Kaiser (Universität des Bundeswehr); il est en cours de constitution.
Comité de pilotage
Brigitte Albero AECSE, Jacques Audran UHA LISEC, Jean-Marie
Barbier AECSE, Matthis Behrens SSRE, Marc Demeuse ABC-Educ, Nassira Hedjerassi
ULP LISEC, Annette Jarlegan U-Nancy 2 LISEC, Pascal Marquet ULP LISEC
(président), Nicole Poteaux ULP LISEC, Patricia Remoussenard U-Nancy 2 LISEC,
José-Luis Wolfs ABC-Edu, Stephan Wolter SSRE
Pour en
savoir plus :
<
http://www.aecse.net >
et à partir de septembre 2006 :
<
http://www.congresintaref.org >
Merci
d'y déposer vos propositions de contributions
entre le 4 décembre 2006 et le 15 janvier 2007
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3.2
Community-Campus Partnerships for Health 10th
Anniversary Conference
"Mobilizing Partnerships for Social Change"
April 11 - 14,
Details at: www.ccph.info
How
do we combine the knowledge and wisdom in communities and in academic
institutions to solve the major health, social and economic challenges facing
our society? How do we ensure that community-driven social change is central to
service-learning and community-based participatory research?
Community-Campus
Partnerships for Health (CCPH) is convening our 10th anniversary conference,
April 11-14,
We
invite you to share your knowledge, experience and lessons learned with
hundreds of colleagues who - like you - are passionate about the power of
partnerships to transform communities and academe.
The
conference planning committee is looking for proposals that address one or more
of these sub-themes :
• Understanding and Addressing the Social
Determinants of Health
• From Grassroots Movements to Policy Change
• Communities as Centers of Learning, Discovery
and Engagement
• Developing the Science of Community-Based or
Practice-Based Evidence
Proposals
are sought for these session formats:
•Pre-conference intensive workshops
•Skill-building workshops
•Story sessions
•Challenges consultation sessions
•Film screening and discussion sessions
•Posters
•Thematic posters
This
CCPH conference in particular is notable for a number of reasons:
- It celebrates our 10th
anniversary, allowing us to reflect on our history and evolution and engage
stakeholders in determining our future directions.
- It is our first conference
held in Canada, presenting unprecedented opportunities to learn from Canadian
experiences with community-campus partnerships and the social determinants of
health, and to explore synergies across North America and beyond.
- It takes place in one of
the most diverse cities in the world, enabling us to explore critical issues of
race, ethnicity, socioeconomic status, wealth and culture.
- It represents an important
product of our partnership with the Wellesley Institute
(www.wellesleyinstitute.com), the Toronto-based organization that advances the
social determinants of health through rigorous community-based research,
reciprocal capacity building, and the informing of public policy.
For more
information, visit
www.ccph.info
For information
on financial support for conference participants, visit
<http://depts.washington.edu/ccph/conf-support.html>
For information
about being a conference exhibitor or cosponsor, visit
<http://depts.washington.edu/ccph/conf-exhibiting.html>
or
contact Annika
Sgambelluri at annikalr@u.washington.edu
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3.3
Colloque international
Enjeux sociaux, savoirs, langage,
pédagogie : actualité et fécondité de l’œuvre de Basil Bernstein
31 mai, 1er et 2 juin 2007 à Lyon, France
Le
sociologue britannique Basil Bernstein, Professeur émérite, chaire Karl Mannheim
de sociologie de l’éducation, Institute
of Education, Université de Londres, est décédé en l’an 2000. Docteur honoris causa de nombreuses universités,
il a reçu en 2001, à titre posthume, le prix Williard Waller de l’association
américaine de sociologie. Ses travaux mondialement réputés ont fortement nourri
la recherche en éducation, en sociologie et en linguistique. Ils portent
principalement sur la question des inégalités sociales en matière d’éducation,
inégalités analysées à partir des relations entre l’école, la famille, le
langage, les curricula et la
pédagogie, les relations de classes, les formes de division du travail. Les
premiers de ces travaux ont parfois été mal compris, ou retraduits dans le
registre du déficit et du handicap socio-culturel, ce contre quoi Bernstein
lui-même n’a cessé de s’élever. L’œuvre dans sa totalité se présente en effet
avant tout comme une pensée des relations complexes que l’auteur s’est
constamment attaché à réviser à l’aune de recherches empiriques. Et cette œuvre
a une actualité évidente, sur laquelle nous proposons
de travailler à l’occasion de la traduction du dernier ouvrage de
l’auteur (Pedagogy, symbolic
control and identity : theory, research, critique, Ed. Rowman and
Littlefield, 2000), à paraître à l’automne 2006 sous le titre « Pédagogie, contrôle symbolique, identité.
Théories, recherches, critiques » aux Presses Universitaires de Laval.
Pendant
plus de quarante ans, B. Bernstein s’est attelé à résoudre un problème de
premier plan, y revenant inlassablement : comment les processus éducatifs
et pédagogiques (ses actions, ses contenus, ses méthodes, pratiques, formes
d’organisation..) sont-ils reliés aux rapports sociaux, fonctionnements
structuraux et relations de pouvoir (et inversement) ? Ou plutôt, en quoi
et comment ces processus (agrégés autour des concepts de « code » et
de « discours pédagogique ») procèdent-ils de rapports sociaux
généraux ? Comment rendre compte de l’ordre et du changement en ce
domaine ? Ses premières études, les plus connues en France, portent avant
tout sur le langage dans une perspective sociolinguistique. Les inégalités
scolaires sont rapportées aux contraintes
réglementant le discours dans les différents groupes sociaux, et à l’école. Ce
sont les formulations initiales de ces questions qui ont été controversées,
théoriquement (désignation des deux codes de communication décrits distinguant
code restreint et élaboré), et pratiquement (mise en œuvre des programmes dits d’«enseignement de compensation» prétendant
s’en inspirer, dans le monde anglo-saxon). Progressivement, ses travaux se sont beaucoup plus orientés sur le fonctionnement
scolaire et modes d’organisation, ses contenus de savoirs, ses méthodes
d’apprentissage, ses formes d’évaluation, jusqu’à la formulation d’un modèle
d’analyse de grande ampleur. Dans l’introduction de son dernier ouvrage, Bernstein formule ainsi une révision (un élargissement et
non pas une critique invalidante insiste-t-il) des élaborations jusqu’alors
engagées en sociologie de l’éducation. Celles-ci, notamment les théories de la
reproduction, de la résistance culturelle et de la pédagogie critique,
formulent au mieux un "diagnostic de
la pathologie " de l’école précise ainsi l’auteur : ce sont
des théories qui requièrent une "théorie
de la description".
Participeront
au colloque plusieurs spécialistes de l’œuvre et de ses thématiques, anciens
collaborateurs et plus récents héritiers ainsi que chercheurs empruntant
librement ses théories et concepts. Il s’agira de déployer les savoirs acquis
produits par, et à partir de Bernstein, de synthétiser, confronter et réviser
ses apports pour penser les inégalités éducatives à l’aube du XXI° siècle et
chercher, notamment, comment démocratiser les systèmes d’enseignement à l’heure
où se radicalisent les pressions concurrentielles et s‘imposent des critères
d’efficacité standardisés sur le plan international.
Le colloque, afin de
faciliter une dynamique collective d’échange et de travail, se composera
uniquement de séances plénières suivies de temps de discussions. Une traduction
en simultanée (anglais-français) sera assurée. Avec notamment les contributions
de : Fernando Alvarez-Uria (Universidad Complutense, Madrid, Espagne),
Elisabeth Bautier (E.SCOL, Université Paris 8, France), Harry Daniels (University
of Bath, Royaume Uni), Brian Davies (Cardiff school of social sciences, Royaume
Uni), Roger Establet (professeur émérite, Université
de Provence), Claude Grignon (INRA, France), Isabelle Neves (Universidad de Lisboa, Portugal), Ana Morais (Universidad
de Lisboa, Portugal), Nicole Ramognino (LAMES, Université de Provence,
France), Jean-Yves Rochex (E.SCOL, Université Paris 8, France), Julia Varela
(Universidad Complutense, Madrid, Espagne), Johan Müller (University of Cape
Town, Afrique du sud)...
Pour l’argumentaire plus complet, le programme du colloque
et les modalités d’inscription voir : http://cas.inrp.fr/
Pour tous renseignements, s’adresser à
Daniel Frandji : daniel.frandji@inrp.fr
ou Philippe Vitale : philippe.vitale@up.univ-mrs.fr
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4.
Annonces de manifestation
4.1

Colloque
à l'UNESCO
Existe-t-il un féminisme musulman ?
Les 18 et
19 septembre 2006, à l’UNESCO
organisé par
Présentation du colloque
Les femmes musulmanes ont, ces dernières années,
fait l'objet de multiples études et controverses, déchaînant les passions,
exacerbant les fantasmes, créant des stéréotypes souvent déconnectés d'une
réalité bien plus complexe. Ce colloque voudrait faire connaître les travaux
d'un nombre de plus en plus grand de femmes musulmanes (Américaines,
Pakistanaises, Indiennes, Françaises, Espagnoles, Nigérianes...) et leur
implication dans la transformation de leur société, en particulier dans la
lutte contre le patriarcat et toutes les inégalités de genre, à partir de leurs
références musulmanes.
Nous
souhaitons rendre compte de ces recherches et expériences, les confronter aux
réflexions et aux luttes pour les droits des femmes qui sont menées partout et
nous proposons de convier des femmes venues d'aires géographiques diverses
(Etats-Unis, Proche-Orient, Malaisie, Europe...) pour en débattre publiquement.
Ces intellectuelles et militantes cherchent et élaborent des outils de
réflexion et des méthodes d'action pour lutter contre les inégalités dans leurs
sociétés. Ces moyens de lutte varient, mais placent la formation et
l'enseignement au cœur d'un processus d'émancipation. Elles sont chaque fois
plus nombreuses à interroger la question des droits des femmes dans l'islam à
partir d'un retour aux sources, d'une relecture et d'une réinterprétation des
textes sacrés.
Un dialogue
est ainsi à l'œuvre entre femmes et féministes, de toutes conditions sociales
et de toutes nationalités, qui interrogent les notions de droits et de liberté
dans toutes les religions. Il nous semble particulièrement important de suivre
ce débat, de le faire connaître et d'y participer. La question de la place et du rôle des femmes dans les sociétés musulmanes est
la plupart du temps méconnue en Europe, recouverte par des
représentations fausses et des stéréotypes que nous tenterons de déconstruire.
Programme
Lundi 18 septembre.
De 14 à 18 h Femmes et religions :
Modératrice : Bénédicte du Chaffaut
Françoise Gange (France) ; Mathilde
Dubesset (France) ; Margot Badran (Etats-Unis et Afrique) ; Valentine
Moghadam (Iran-Etats-Unis)
Mardi 19 septembre
Témoignages - Points de vue
De 10 à 13h Les femmes musulmanes et leur rapport au
Texte : Modératrice : Siham Andalouci
Amina Wadud (USA) ; Heba Rauf Ezzat
(Egypte) ; Nadia Yassine (Maroc)
De 14h30 à 17h30 Vivre sa foi au féminin :
Modératrice : Ismahane Chouder
Norhayati Kaprawi, Sisters of Islam (Malaisie) ;
Nezha Guessous (Maroc) ; Malika Hamidi (Bruxelles)
Présentation des intervenantes :
Françoise
Gange,
philosophe et sociologue, elle a consacré son travail à l'exploration des
mythes. Elle a publié de nombreux ouvrages, dont Avant les Dieux,
Mathilde Dubesset, historienne, maîtresse de
conférence à l'IEP de Grenoble, spécialiste de l'histoire des femmes et du
genre, notamment dans le champ religieux.
Margot Badran, chercheuse au centre
Alwaleed bin Talal for Muslim-Christian Understanding à l'université de
Georgetown et professeure associée à l'Université Northwestern. Elle a
notamment écrit Feminism beyond East and
West : New Gender Talk and Practice in Global Islam ; Feminists, Islam, and Nation : Gender and the Making of Modern Egypt ;
Opening the Gates : An Anthology of Arab Feminist Writing (deuxième édition),
et, sous sa direction, Gender and Islam in Africa : Discourses, Practices and
Empowerment of Women (à paraître).
Valentine Moghadam, sociologue et directrice
de la section «Egalité des genres et développement» à l'UNESCO. Elle est
l'auteure d'une étude sur le féminisme islamique en Iran (Signs, 2002), de Modernizing Women : Gender and Social Change
in the Middle East (1993 ; réédition 2003), de Women, Work and Economic Reform in the Middle East and North Africa (1998).
Et, début 2005, de Globalizing Women :
Transnational Feminist Networks, The Johns Hopkins University Press. En
1994, son ouvrage Identity Politics and
Women : Cultural Reassertions and Feminisms in International Perspective
était le premier à examiner les fondamentalismes de manière comparative et à
travers les cultures.
Bénédicte Du Chaffaut, sociologue et
théologienne catholique spécialisée en islamologie, membre de
Amina Waddud, Professeure d'études
islamiques aux Etats-Unis, auteure du nouveau livre Inside the Gender Jihad, oneworld Publisher, et du classique Qur'an and Woman Heba Rauf Ezzat
enseigne au Département de Sciences Politiques de l'Université du Caire. Elle
est coordinatrice du Programme pour
Nadia Yassine, porte-parole du mouvement
islamiste marocain Al-Adl walIhsan (Justice et Spiritualité),
Siham Andalouci, membre de Présence
musulmane, du Collectif Féministes Pour l'Egalité et de
Norhayati Kaprawi, ou Yati est directrice des
programmes de Sisters in Islam. Elle est responsable de l'éducation, de la
communication et des médias. Elle a fait des recherches sur la misogynie.
Artiste, elle coordonne également une exposition de femmes prochainement
organisée par Sisters in Islam.
Nezha Guessous, membre de la commission
consultative chargée de la révision de
Malika Hamidi, chercheuse en science de
l'éducation et de la société à Lille 3. Coordinatrice de l'European Muslim
Network, groupe de réflexion sur la question de l'islam en Europe, et actrice
de la société civile engagée sur le terrain de l'action et de la réflexion sur
la question des femmes. Ismahane Chouder,
membre de Participation et Spiritualité musulmanes et de
ENTREE LIBRE. INSCRIPTIONS OBLIGATOIRES
AUPRÈS DE L'UNESCO
COURRIEL <F.MENSAH@UNESCO.ORG> • TÉLÉCOPIEUR [33] (0) 1 45
68 57 26
ËËË
4.2
Vème Conférence des OING
Assises
de l'Education et de
les jeudi 14, vendredi 15 et samedi 16 septembre 2006, à Paris
(France),
au siège de l’Organisation internationale de
13 Quai André Citroën, 75015 PARIS.
Les
travaux se dérouleront autour des cinq tables rondes ci-après :
Table ronde 1 : L'éducation et la formation en crise dans le
monde de
Table ronde 2 : Quelles technologies au service du progrès de
l'éducation et de la formation
Table ronde 3 : Quelles politiques linguistiques au service
de quelles politiques d'éducation et de formation ?
Table ronde 4 : Quelles politiques pour une réalisation
effective du droit à l'éducation ?
Table ronde 5 : Quelles politiques
d'éducation et de formation au service de quelles politiques de développement
économique et social ?
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4.3
Colloque International
L’Etat social à l’épreuve des parcours de vie
Les 25 & 26 septembre, Liège
organisé par :
• l’Institut des Sciences Humaines et Sociales de
l’Université de Liège
• le Bureau de
l’AISLF, le CR 06 Parcours de vie et vieillissement & le GT19 Sociologie de
l’action sociale / Régulation et interventions sociales de l’AISLF
• le Centre d’Expertise en Méthodes et Analyses de données
(CEMAD-ULg)
• le LEDA (Life Events’ Data Analysis-ULg)
• le Centre de Recherche et d’Intervention
Sociologiques-ULg
• le Réseau Etat et Sciences Sociales (RESS)
Avec le soutien
de l’Université de Liège et du F.N.R.S.
Vous trouverez toutes les informations relatives à cette
manifestation sur le site
<http://www.univ-tlse2.fr/aislf>
ËËË
4.4

Colloque scientifique
international
Responsabilité, justice et exclusion sociale
Quel système de santé pour quelles finalités?
1er, 2 et 3 novembre 2006
Pavillon
Desjardins, Université Laval, Québec (Canada)
Présentation
La question de l’intégration sociale est omniprésente dans
les débats et discussions touchant la santé et les systèmes de santé. La
"nouvelle" santé publique, les politiques de désinstitutionalisation,
la participation des communautés et des usagers à la prise en charge des
services, ou encore les débats concernant le financement et l’accessibilité des
services contribuent en effet à faire de l’intégration sociale une question
centrale des politiques et services de santé.
Faut-il attendre pour autant des systèmes de santé qu’ils
contribuent non seulement à la santé et à la réduction des maladies, mais
également à la cohésion sociale, au maintien des solidarités et au renforcement
des responsabilités collectives et individuelles à l’égard des personnes
vulnérables ? Lui fait-on déjà jouer ce rôle et comment ? Quelle contribution
peut-on attendre du système de santé à l’édification d’un monde commun, à la
définition et à la réalisation de la justice, de l’égalité, de l’autonomie et
de la sécurité des individus ? Comme toute institution sociale, le système de
santé a-t-il pour finalité de contribuer au maintien d’une certaine unité
politique et à la réalisation d’une certaine forme de justice sociale, par-delà
sa mission particulière d’assurer la santé des populations? Et que veulent dire
cohésion, intégration, inclusion et exclusion dans le cadre de la santé?
Quelles peuvent être les responsabilités et obligations des
individus et des collectivités, et quels peuvent être les principes et critères
de distribution des biens et des droits individuels et sociaux ? L’exercice
auquel sont conviés les participants à ce colloque consiste à dépasser le seul
angle des moyens, en vue d’une réflexion politique plus générale sur la
finalité des systèmes de santé. Les communications qui y seront présentées
aborderont ces questions par le biais d’études portant sur des problèmes ou des
programmes de santé, ou par l’examen des orientations générales des systèmes de
santé dans certains pays, dans le but de favoriser les comparaisons.
Informations
Roberson EDOUARD Direction de la
recherche et de l'enseignement
Centre de santé et services sociaux de la Vieille-Capitale
880, Rue Père-Marquette, 3e étage Québec (Québec) G1S 2A4
Téléphone: [1] (418) 681-8787, poste
3962 • Télécopieur : [1] (418) 687-9694
Courriel : <roberson.edouard.colloque@ssss.gouv.qc.ca>
Programme provisoire
Mercredi 1er Novembre
2006
12h30 Conférence d’ouverture Arachu Castro (Harvard Medical School)
Vers
l’accès universel à la santé : le défi de la pauvreté pour les programmes de
santé
14h30 _ Atelier 1_Finalités des
systèmes de santé
Michel
Messu (Université de Nantes)
Solidarité et responsabilité : les
concepts du faire vivre ensemble.
Yolande
Pelchat (CSSS-VC, Université Laval)
Dire l’exclusion : un détour par la
santé est-il risqué ?
José
Lopez (Université d’Ottawa)
“Canadian” Values and
Biotechnology-Health
Innovation.
Louise
Blais (Université d’Ottawa)
La santé iatrogène
Eric
Gagnon (CSSS-VC, Université Laval)
Société thérapeutique et société
d’accompagnement.
Remarques sociologiques
14h30 _ Atelier 2_Les Autochtones et
l’exclusion sociale au Canada
Renée
Brassard (Université Laval)
Exclusion sociale et trajectoires
socio-pénales des femmes autochtones au Québec.
Bernard
Roy (Université Laval)
Le mauvais état de santé des
Autochtones ne peut pas s’expliquer par l’exclusion… du système de santé !
Louise
Bujold (Université Laval)
Le suicide au Nunavik : de la marge à
l’exclusion?
Alexandra
Beaulieu (Université Laval)
Politiques de réconciliation,
réparation et guérison sociale chez les Autochtones au Canada : un traitement
de l’exclusion ?
Roberson
Edouard (Université Laval)
Intégrer pour exclure. L’exclusion sociale
à
l’épreuve de l’intégration des peuples
autochtones au Canada.
17h30 Première Table ronde Les systèmes
de santé et l’intégration sociale
François
Blais (Québec) ; Serge Clément (Toulouse) ; Maurice Lévesque (Ottawa) ; Jean
Rochon (Québec).
Jeudi 2 Novembre 2006
_ AM
8h30 _ Atelier 3_ Vivre l’exclusion.
Immigration
Alex
Battaglini (DSP de Montréal)
Exclusion et santé : le rôle de la
santé publique vis-à-vis des populations immigrantes.
Josiane
Le Gall (CSSS-Saint-Laurent), Catherine Montgomery (CSSS-Côte-des-Neiges) et
Christelle Cassan (CSSS-Saint-Laurent)
Etre père et immigrant. Quelles
implications pourl’utilisation des services de santé ?
Francine
Saillant (Université Laval)
Expérience de l’inclusion et de
l’exclusion des réfugiés publics au Québec : entre la reconnaissance et
l’isolement.
8h30 _ Atelier 4_Mesurer et intervenir
contre les inégalités et les injustices
Lilian
Negura (Université d’Ottawa)
Santé et inégalité sociale. Concepts et
mesures.
Karima
Bouaziz (Université de Bejaia, Algérie)
Déterminants du recours au système de
santé.
Denise
Aubé (INSPQ, GRIOSE) et Monique Carrière (Université Laval)
Les données probantes jouent-elles sur
l’exclusion ? Examen d’une recherche pancanadienne sur les mesures de qualité.
Valéry
Ridde (Université de Montréal)
Contribution de la technique de la
cartographie conceptuelle pour appréhender la notion de justice sociale : une
étude de cas en Afrique.
Laure
Blein (UQAM)
De l’État providence à l’État de
responsabilisation : la question du suicide dans le Québec contemporain.
12h00 _ Diner
Jeudi 2 Novembre 2006
_ PM
13h30 _ Atelier 5_ Vivre l’exclusion.
Itinérance
Serge
Clément (CNRS, CIRUST)
Lieux de passage et passeurs : formules
toulousaines d’accueil des sans abris.
Roch
Hurtubise (Université Sherbrooke) et Shirley Roy (UQAM)
Itinérance, accessibilité et santé
Béatrice
Eysermann (Université Laval)
Petite survivance au quotidien : les
SDF aux marges légales de la citoyenneté.
Lionel
Thélen (Université de Genève)
Discours et pratiques institutionnels
face à la rationalité des sans-abris. Le cas de la France, de la Belgique et de
la Suisse.
Corinne
Lanzarini (EHESS - Paris)
Sur l’intervention auprès des SDF à
Paris.
13h30 _Atelier 6_ Vivre l’exclusion.
Quelle
inclusion sociale ?
Bernadette
Dallaire (Université Laval) et
Michael
McCubbin (CSSS-VC, GRIOSE)
Parlons d’inclusion sociale : Étude de
cas sur la théorie, la recherche et l’intervention à propos des personnes aux
prises avec des handicaps psychosociaux.
Silvia
De Zordo (EHESS)
Contraception et planning familial à
Bahia. Entre discrimination, droits et privilèges.
Samira
Dahi (Université Laval)
L’exclusion sociale : réflexions d’un
groupe de personnes atteintes de maladie mentale sévère au Brésil.
Anne-Marie
Hamelin (CSSS-VC)
L’éthique de l’intervention en sécurité
alimentaire au regard de l’exclusion sociale.
Steve
Paquet (Université Laval, CSSS-VC)
De l’exclusion de l’autre à la
fabrication de soi : repères pour penser les politiques d’inclusion sociale.
15h00_Pause
15h10 _ Atelier 7_ L’exclusion sociale
et les services de proximité
Lucie
Gélineau (CSSS-VC) et Nathalie Brisseau (RAIIQ)
Vaillantes qui comme Ulysse
entreprirent un long voyage... Réflexions sur le rapport aux services de
proximité de femmes en situation d’errance et d’itinérance.
Béatrice
Launay (Université de Montréal) ;
Le soutien à domicile des personnes
âgées fragilisées : pour le meilleur et le pire!
Bernard
Roy (Université Laval)
Beauté et fragilité d’une incursion du
système de santé au cœur d’un lieu marginalisé de la ville de Québec
Robert
Bastien (Université de Montréal, DSPM), Marie-France Raynault (Université de
Montréal), Alex Battaglini (DSPM) et Gérald Larose (UQAM)
Populations exclues et prévention de
proximité : de la sphère politique à celle de la rue.
15h10 _ Atelier 8_ Handicap et
exclusion sociale
Gabriel
Kashindi (Université de Montréal)
Handicap et exclusion sociale. Les
indicateurs d’une dynamique socioculturelle et perspective d’analyse sur
l’intégration sociale des personnes handicapées.
Charles
Gaucher (IRDPQ)
De l’exclusion collective à la
communautarisation de l’exclusion : réfléchir sur la communauté sourde comme
lieu spécifique d’expression identitaire.
Nathalie
Lachance (Université de Sherbrooke, CNRS)
Représentations médicales de la surdité
et marginalisation des populations sourdes.
Normand
Boucher (Université Laval ; IRDPQ)
Le dispositif de soutien des personnes
ayant des incapacités, un facteur d’exclusion sociale ? Le cas des formules
d’allocation directe au Québec
et dans certains pays européens.
Discussion
18h30_Souper (Lieu à préciser)
Vendredi 3 Novembre
2006
9h00 _ Atelier 9_ Construction et usage
de la notion d’exclusion sociale
Francine Saillant (Université Laval),
Samira DAHI (Université Laval) et Claudia Fuentes (Université Laval)
La construction de l’exclusion dans le
champ politique et scientifique brésilien.
Monique
Carrière (Université Laval), Julie Ayotte (Université Laval) et Eve-Line
Bussières (Université Laval).
Comprendre et mesurer le fossé qui
sépare les discours et les actions autour de l’exclusion au Québec : un défi
qui passe par la déconstruction de leurs univers logiques et structurels.
Maurice
Lévesque et Jean-François Roy (Université d’Ottawa)
Entre rhétorique et vulgate : de
l’usage de la notion d’exclusion sociale dans le champ de la santé.
10h00_Discussion
10h30_Pause
10h40 _ Atelier10_ Inégalités et
production de l’exclusion sociale
Jacqueline
Ferreira (Université Rio de Janeiro) ;
Inégalités sociales au Brésil.
Mélanie
Bourque (Université de Montréal), Amélie Quesnel-Vallée (McGill University)
La contribution des systèmes de santé
aux inégalités sociales de santé.
Michèle
Clément (CSSS-VC, Université Laval) et Roberson Édouard (Université Laval)
La justice sociale et ses exclusions :
le cas de l’Organisation mondiale de la santé.
11h40_ Discussion
12h10 _ Diner
13h20_ Deuxième Table ronde Qu’est-ce
que l’exclusion sociale?
Jacqueline
Ferreira (Brésil) ; Lorraine Guay (Montréal) ; Christopher McAll (Montréal) ;
Stéphane Vibert (Ottawa).
15h00_Conférence de clôture Gilles Bibeau (Université de Montréal)
Le retour de la
charité. Comment repenser les services publics dans un État néo-libéral ?
16h00_ Mot de clôture Eric Gagnon
ËËË
4.5
Colloque mondial du Forum de l’UNESCO
sur
l’Enseignement supérieur, la
recherche et la connaissance
Les Universités en tant que centres de recherche et de création
de connaissances : une institution menacée ?
29 novembre-1er
décembre 2006
Maison de l’UNESCO, Place Fontenoy, Paris, salle XI
Pour tous
renseignements complémentaires :
Tel : [33] (0)1 45 68 05 39 • Fax
:[33] (0)1 45 68 56 32
Email : <i.devylder@unesco.org>
Site <http://www.unesco.org/education/researchforum>
ËËË
5.
Les dernières publications des membres de l’AISLF
Alexandra
Bidet, Anni Borzeix, Thierry Pillon,
Gwenaëlle Rot et François Vatin (coordinateurs), ouvrage collectif, Sociologie du travail et activité,
OCTARES Editions 24, rue Nazareth 31000 Toulouse, France, 2006, 254 p.
Le travail en actes :
nouveau regards
Actes,
actions, activités, opérations : cet ouvrage collectif tente de cerner ces
nouvelles catégories d'analyse du travail développées depuis quelques années
dans de nombreux travaux de sciences sociales. De nouvelles questions sont
ainsi abordées : celles notamment du langage, de la technicité et des usages de
soi au travail - corps, espaces, objets, équipements, TIC.
Les
différentes contributions mènent le lecteur de la production d'un film d'auteur
aux chaînes d'usines automobiles allemandes, des huissiers de Justice aux
contrôleurs du trafic aérien, en croisant bien d'autres travailleurs(ses),
cadres du secteur bancaire, consultants en expertise économique, clavistes,
ingénieurs électriciens et informaticiens, chefs de rayon de la grande
distribution, dépanneurs informatiques, traders, employés d'hôpitaux, gérants
de la restauration collective, etc.
L'ouvrage
s'organise en quatre sections, correspondant à différents registres de
créativité et de mise en forme du travail : corps et technicité dans l'action ;
réaliser un produit, les détours d'un accomplissement concret ; l'engagement
subjectif dans l'activité, exigence anthropologique ; le travail d'organisation
en actes.
Il trouve son origine dans
les sessions tenues par les participants du réseau thématique "Sociologie
du travail et activité" de l'Association française de sociologie.
Jacques Commaille, (ss. la Dir. de), Avenir de la recherche et Maisons des sciences de l’Homme, Paris,
La Documentation française, 2006.
Quelque vingt Maisons des sciences de
l’Homme ont déjà été créées en France, réparties sur l’ensemble du territoire
et représentant une proportion non négligeable du potentiel de recherche en
sciences de l’homme et de la société. À un moment où se développe en France un
débat sur ce que doit être l’avenir de la recherche, ses modes d’organisation
et ses méthodes de fonctionnement, le conseil d’orientation du Réseau national
des Maisons des sciences de l’Homme, en collaboration avec les responsables du
conseil de ses directeurs, propose ici une réflexion sur ce modèle original
considérant qu’il peut être précurseur d’un avenir de la recherche pleinement
au service de la connaissance et de la société.
Sommaire :
«La politique du Réseau national des Maisons des sciences de l’Homme» par Jacques Commaille, Pierre Bouillard,
Serge Wolikow ; «Histoire d’une structuration de la recherche : de la
Maison au Réseau» par Martine Bentaboulet ; «Les principes fondateurs de
Réseau national des Maisons des sciences de l’Homme» par Pierre Guibentif ; «Enjeux de l’évaluation des Maisons des
sciences de l’Homme» par Brigit Arve-Parès et Linda hantrais.
Marina D'Amato: L'idea
di sport: tra agonismo e narcissisme, Agecas Aps , Trieste 2006
pp.105, avec:c.balassone,
m.briganti, a.perrotta, f.bianchi, m.di rienzo,
s.drasigh, m gammaitoni, m.jacinto sarmento.
Jean-Paul Fourmentraux,
Préface d’Antoine Hennion, Art et
Internet. Les nouvelles figures de la création, Paris, Collection : CNRS
Communication, 2005, 224 p
Depuis le milieu des années
1990, Internet bouscule les formes de création et de diffusion de l'art
contemporain. Dans le même temps, le "travail artistique", plus
collectif et interdisciplinaire, préfigure de nouveaux usages de l'Internet.
Cet ouvrage analyse les dynamiques et tensions de cette articulation de la
recherche technologique et de l’innovation artistique. Il examine les modalités
d'émergence d'un monde de l'art centré sur l'Internet, ainsi que l’institution
de nouvelles conventions de travail et d'échange culturel. Quels sont ici les
ressorts de la mise en œuvre d’art ? Que
signifie être auteur ? Quelles formes d’exposition et de réception sont
imaginées ?
Le Net art participe d’une
construction collective où interviennent des artistes et des informaticiens,
des configurations techniques et des occasions sociales ritualisées. Le suivi
de la conception, de la disposition et de l’exposition du Net art permet ici de
voir se constituer des projets à dimensions multiples – programmes, interfaces,
images, dispositifs – dont les enjeux
relationnels et collaboratifs renouvellent les rapports entre art, technique et société. Car, si l’idée
conventionnelle d’œuvre d’art est bousculée, il n’en demeure pas moins que cet
art souvent qualifié
d'"immatériel" n’a pas pour effet la disparition de l’objet, mais au
contraire, une multiplication des
fragments du travail artistique candidats au rang d’œuvre.
L’auteur
propose une typologie de ces œuvres et une analyse de leur "carrière
sociale", mettant en perspective la redéfinition des modes de circulation
des œuvres, les outils et les stratégies de leurs mises en public, en
exposition ou en marché. Axé sur "l’œuvre en situation de travail",
cet ouvrage permet ainsi de saisir à la fois le travail à l’œuvre et le travail
de l’œuvre dans le Net art.
Jean-François Guillaume, (ss. la Dir. de) avec la collaboration
de Christian Lalive d’Epinay et Laurence Thomsin Parcours de vie. Regards croisés sur la construction des biographies
contemporaines, Les Editions de
l’Université de Liège, 2005.
Sous
les coups de butoir d’évolutions démographiques, culturelles et économiques, le
déroulement des biographies contemporaines s’éloigne de plus en plus du modèle
linéaire et synchronisé qui prévalait jadis. Les seuils qui contribuaient à
distinguer les différentes étapes d’une vie n’ont plus la même pertinence. Et
en ne considérant que les indicateurs « classiques » liés aux
calendriers matrimoniaux, familiaux, professionnels ou résidentiels, on
risquerait d’occulter ou de laisser dans l’ombre les modalités actuelles
d’organisation des biographies individuelles. Un renouvellement des catégories
sémantiques et conceptuelles, des dispositifs méthodologiques s’impose donc, et
cet ouvrage collectif entend y contribuer. Les parcours biographiques
contemporains y sont appréhendés sous l’angle d’indicateurs objectifs
(transitions résidentielles, santé physique) et des processus subjectifs de
mise en forme d’une expérience personnelle parfois marquée par les ruptures et
la souffrance
Avec des contributions de Jean-François Bickel, Stefano Cavalli,
Stéphane Dawans, Evelyne Favart, Anne Gauthier, Jean-François Guillaume, Edith Guilley,
Christian Lalive d’Epinay, Eva
Lelièvre, Marjorie Nibona, Dario Spini et Laurence
Thomsin
Jean-François
Guillaume (ss. la
Dir. de) aventuriers solitaires en quête d’utopie. Les formes
contemporaines de l’engagement, Les Editions de l’Université de Liège,
2005.
Les engagements
contemporains se dessinent sur un fond de (sur)valorisation de la liberté de
choix et de respect de l’autonomie individuelle. Ils s’inscrivent ainsi de
moins en moins dans le cadre tissé par les obligations associées aux rôles et
aux statuts. Avec une double conséquence : d’un côté, à l’échelle de celui
qui s’engage, les obligations prises envers autrui se redéfinissent à présent
dans un processus négocié de partage des responsabilités. Et de l’autre, à
l’échelle de l’action collective, les formes classiques de la participation
politique font place à de nouvelles façons de s’engager envers les autres et de
participer à la vie de la cité. Cet ouvrage collectif propose un regard
critique sur les engagements d’aujourd’hui, ceux qui continuent de se couler
dans le creuset des références institutionnelles et ceux qui s’expérimentent
dans des espaces de création sociale. Avec, en filigrane de ces aventures
devenues solitaires à défaut d’une utopie collective, une réflexion sur les
principes qui organiseront les solidarités privées et publiques dans des
sociétés en profonde mutation.
Avec des contributions de Guy Bajoit, Angèle-Anne Brouillette, Johanne Charbonneau, Claire Fortier,
Stéphanie Garneau, Madeleine Gauthier,
Jean-Louis Genard, Pierre-Luc Gravel, Jean-François
Guillaume, Cornelia Hummel,
Emmanuelle Maunaye, Laurence Roulleau-Berger,
Gregor Stangherlin, Didier Vrancken.
Frederik Mispelblom
Beyer, Encadrer,
un métier impossible ?, Paris, Armand Collin, 2006
Livre
de chevet autant que boussole pour gros temps, Encadrer, un métier impossible ? expose une analyse de l’ensemble
des contours et du contenu concret de l’activité d’encadrement. Ecrit dans un
style non jargonnant mais scientifiquement rigoureux, Encadre, un métier impossible ? étudie l’encadrement au-delà des
modes managériales, "d’en bas et sur le tas", à partir du travail
concret en train de se faire. Loin d’être si variable qu’il en serait
insaississable, loin d’être "immatériel", flou ou enfermé dans une
"boîte noire", ce dernier obéit à des lois et des mécanismes précis,
qu’on peut connaître.
Pour ce faire, il
faut analyser de près l’encadrement en actes, par des entretiens et des
observations de situations professionnelles concrètes. Ces dernières, avec
leurs traits quotidiens, à la fois banaux, besogneux et extraordinaires, sont
au cœur de cet ouvrage. On y découvre une activité d’une nature tout à fait
particulière, dans laquelle les dimensions du pouvoir et de la parole jouent un
rôle considérable. Cela en fait un métier qui n’est pas tout à fait comme les
autres, mais qui peut en retour jeter un éclairage inédit sur tous les autres.
Dans l’encadrement,
les aspects personnels et professionnels sont inséparables. Les objectifs
généraux fixés par les directions d’entreprise et les rapports de force globaux
s’y nouent dans des situations toujours singulières. Le concept
"d’orientation du travail" est ici proposé comme carrefour où se
rencontrent le symbolique et l’opérationnel, le général et le singulier, le
politique et le personnel, l’idéologique et le subjectif, dans l’activité
quotidienne d’encadrement. Ce concept analyse le social du point de vue de ce
qu’on y fait et de ce qu’on peut en faire.
Ce livre prend le
contre pied d’un certain nombre d’ouvrages qui dénoncent les "outils de
gestion", les méthodes et les techniques du management modernes, pour être
à l’origine de nouvelles formes d’aliénation de l’encadrement et d’autres
salariés. Paradoxalement, à force d’insister sur la puissance de ces outils et
sur les souffrances, au demeurant bien réelles, qu’ils engendrent, on finit par
leur donner plus de force qu’ils n’en ont et par accroître la croyance qu’il
n’y a " rien à faire".
Tel n’est pas le
propos de ce livre. Dans la perspective d’une éthique de la responsabilité
personnelle, il montre que ceux qui font travailler les autres ont toujours des
choix à faire, et les font. Si parmi eux il y a des adeptes zélés du nouveau
management, il y a aussi des gens qui feignent d’y croire ou qui le détournent
de manière subtile. Dans l’optique d’une "sociologie
des failles" , ce livre fait découvrir l’existence, chez les encadrants
comme chez ceux qu’ils encadrent, d’une espèce de " militantisme du
métier", où se construisent, jour après jour, les pistes silencieuses de
nouvelles formes de résistance.
Ce livre est le fruit
de vingt années d’enquêtes, et d’une posture de recherche qui consiste à " travailler
avec" les personnes interviewées. Dans cette position, recherche et
conseil ne s’opposent pas mais se fécondent réciproquement.
Frederik Mispelblom Beyer est
professeur de sociologie à l’université d’Evry, chercheur au Centre Pierre
Naville.
Paul-André
Turcotte et Jean Remy, Médiations et compromis : institutions religieuses et symboliques
sociales. Contributions à une relecture des classiques de la sociologie,
Paris, l’Harmattan, Coll. Logiques sociales, 2006, 284 p.
Le
compromis fait partie de l’ordinaire de la vie. Qui n’en a pas fait
l’expérience, c’est un élément constitutif de la vie en société. Le droit ou
l’économie ont tenté de le définir, de même que la science politique ou les
sciences sociales. les classiques de la sociologie moderne, en particulier Max
Weber, Ernst troeltsch et georg Simmel ont cerné ce qu’il en est
de la transaction et du compromis dans leur compréhension de la modernité et de
sa genèse, spécialement à propos des rapports entre économie, société et
religion. Les points de vue, différents soient-ils, se recoupent en autant de
perspectives. Quant à karl Marx,
à Friedrich Engels ou à Emile Durkheim, leur apports stimulent la comparaison.
De
part et d’autre, le processus de l’entente typique du compromis implique le respect
des singularités des parties en condition conflictuelle. L’échange ne va pas
sans régulation, à mi-chemin entre la dépendance et la réciprocité, le système
et l’interaction, la reproduction d’ordre structurel et la production sociale
des acteurs. Ces tensions ou ambivalences marquent tout particulièrement les
relations entre les institutions religieuses et les symboliques sociales. la complexité de ces relations peut
être saisie à travers le prisme de la reconnaissance réciproque de la
différence et du jeu entre la résistance et le consentement au changement. Ce
fil conducteur, qui s’avère à plusieurs dimensions, ouvre la voie à une
relecture des classiques de la sociologie en fonction des questions posées à la
conscience moderne
ËËË
Bruno
Péquignot nous signale
Les dernières parutions : Collection
Logiques Sociales (éditions L’Harmattan), Paris
Isabelle Astier et Nicolas Duvoux (sous la dir. de), La société biographique : une
injonction à vivre dignement, Coll. Logiques sociales.
Benoît Bernard, quand des gestionnaires se mesurent. Les indicateurs au centre de la gestion
forestière, Coll. Logiques sociales, série Sociologie de la gestion.
Laurent
Gille, Aux sources de la valeur des
biens et des liens, Coll. Logiques sociales.
Keltoum
Touba Le travail dans les cultures
monothéistes. judaïsme,
christianisme, islam de l’antiquté au XVIIIe siècle, Coll. Logiques
sociales.
ËËË
6. Les Revues (reçues
en service de presse)
Current sociology
Journal of the
International Sociological Association AIS/ISA
N° 4, Volume 54,
Monograph 2, July 2006, "Trust and professionalism in Knowledge
Societies".
International Sociology
Journal of the
International Sociological Association
N° 4, Volume 21, july
2006
Cahiers de l'Ocha
"Faire la cuisine" le n°11 Vient de paraître, 206 p. <ocha@cidil.fr>
Il y a sans doute des jeunes femmes qui
ne veulent plus cuisiner mais ce ne sont certainement pas ces passionnées qui
ont fait entrer Internet dans leur cuisine et dont l’inventivité et le désir de
partager s’expriment à travers les "blogs" culinaires. C’était sans
doute mieux avant pour ces femmes âgées qui ont aimé cuisiner mais qui en ont
perdu le goût, le grand âge venant, sous les effets conjugués de la solitude et
des injonctions diététiques médicales. Bref, que ce soit en France ou ailleurs
en Europe ou dans le monde, quelques idées reçues méritent d’être revisitées
surtout si l’on veut prendre la cuisine dans tous ses états et ses
significations pour ce qu’elle est : un des meilleurs baromètres des mouvements
profonds d’une société.
Les actes du colloque "Faire
la cuisine" qui a eu lieu en décembre 2005, à l'ESC Toulouse en
partenariat avec le CNRS, l'ICAF et l'Ocha, proposent une sélection de 18
textes organisés en 4 parties :
• Notre cuisine : pièce à vivre,
atelier ou vitrine ?
• Cuisiner en France : entre résistance
et accommodements
•
Dérives culinaires et diététiques ici et ailleurs
• Traditions, transitions.