Responsable(s) :
Valérie Becquet, Cécile Van de Velde
Descriptif :
Un groupe de chercheurs et de formateurs a pris l'initiative
de proposer au comité directeur de l'Association Française
de Sociologie la création d'un comité thématique
: "âges de la vie, de la jeunesse et des générations".
Cette initiative s'inscrit dans une histoire déjà
longue : le groupe des sciences sociales de la jeunesse, dans
les années 60, le réseau Jeunes et Sociétés,
fondé par Gérard Mauger et moi-même en
1983, le groupe de travail Jeunes et Génération
de l'AISLF, que j'ai créé lors du congrès
de Genève de 1988 et dont les actes seront publiés
l'année suivante sous le titre Générations
de Jeunes (editeurs SECJ, Bruxelles), enfin le groupe de travail
Youth and Generations de l'AIS, mis en place à l'occasion
du congrès de Madrid en 1990 et dont les travaux seront
publiés dans les Annales de Vaucresson sous le titre
"Générations", (n° 30-31, 1990)
Aujourd'hui, alors que l'Association Française de Sociologie
nous en offre l'opportunité , un groupe de chercheurs
voudrait poursuivre le travail entrepris, dans le but de redynamiser
le champ des recherches et des enseignements concernant les
âges de la vie et des rapports entre générations
d'une part, favoriser l'internationalisation / européanisation
de ce domaine d'autre part.
Bureau : Claire Bidart, Louis Chauvel, Vincenzo Cicchielli, Béatrice Delay, Henri Eckert, Olivier Galland, Sandra Gaviria, Séverine Misset et Bernard Roudet.
Contact :
Valérie Becquet, Cécile Van de Velde
Site internet :
http://www.afs-jeunes.fr/
Appel à communication pour le congrès de l'AFS - Paris 2009:
Cet appel à communications couvre les trois volets du réseau thématique « Jeunesses, âges de la vie, générations » : il souhaite solliciter à la fois des réflexions novatrices sur les clivages émergents au sein des jeunesses contemporaines, tout en ouvrant la perspective aux modes de redéfinition sociale des âges de la vie, ainsi qu’aux rapports entre générations qu’ils peuvent induire. Les sessions pourront revêtir deux formes principales, soit celle d’un panel de plusieurs courtes interventions d’une dizaine de minutes, soit celle d’une discussion approfondie de quelques interventions plus longues articulées autour d’une thématique précise.
Jeunesses contemporaines : quels clivages émergents ?
Les premières sessions porteront sur la déconstruction de la catégorie « jeunesse » : il s’agira à la fois de repérer les clivages émergents qui la recomposent (par exemple, dans les rapports à la mobilité, à la territorialité, aux études ou au travail, à la violence, au corps, à la citoyenneté, etc..), mais aussi de réfléchir aux mouvements qui touchent les frontières contemporaines entre les âges, en analysant notamment les formes sexuées et sociales de socialisations adolescentes, ou les modes de construction individuelle et sociale d’une identité dite « adulte ».
La jeunesse dans les parcours de vie : transitions et attitudes comparées entre les âges
En croisant les regards sur les attitudes face au travail, au couple ou à la famille à différents âges de la vie, ces sessions auront pour objectif de questionner la spécificité des trajectoires juvéniles au regard des évolutions contemporaines des parcours de vie, que l’on sait désormais moins linéaires et plus réversibles. Les communications comparant l’expérience de ruptures ou de transitions biographiques selon les âges sont bienvenues. Un focus particulier pourrait être porté, par exemple, sur les spécificités du travail étudiant, sur les retours en formation initiale, les retours au domicile parental, les modes de mise en couple à différents âges, etc…
Les rapports sociaux de générations : quelles évolutions ?
(en collaboration avec le RT 7 : Vieillesses, vieillissement et parcours de vie)
Les dernières sessions porteront sur les rapports entre générations, et se fixent comme objectifs d’en repérer les figures contemporaines et d’en analyser les fondements sociaux. Les communications pourront porter tant sur l’étude monographique ou microsociologique de modes de relations intergénérationnelles -au sein des sphères familiale, professionnelle, politique, etc.-, que sur l’identification des éléments sur lesquels se cristallise un éventuel sentiment d’appartenance, de distinction, voire de déclassement générationnel, au sein de la société française ou d’autres sociétés. Toute réflexion sur les modes de construction sociale et de régulation publique de ces rapports entre générations est également bienvenue.
Les propositions de communications d’une à deux pages sont à adresser avant le 30 septembre 2008 à Valérie Becquet et Cécile Van de Velde.
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