RT 21 Mouvements sociaux |
Responsable(s) : Descriptif : L’objectif du RT 21 de l’Association Française de Sociologie est de promouvoir le développement d’un espace pluraliste au sein de la communauté des chercheurs qui consacrent leurs travaux aux mobilisations, conflits, luttes ou mouvements sociaux ainsi qu’aux modalités de l’engagement dans la sphère publique. Le RT21 ne prétend pas ignorer ni même dépasser les clivages théoriques, politiques, de méthode, d’« école », de tradition qui traversent et ont traversé le champ d’étude sur les mouvements sociaux. Mais l’espace ouvert que nous proposons n’est, dans aucun cas, aligné derrière un courant quelconque. Notre but est d’enrichir la discussion et non pas de promouvoir les querelles. Les débats autour des mouvements sociaux, des luttes et des mobilisations collectives constituent à la fois la matière du réseau et son principal
atout. Bureau : Valérie Cohen (CLERSE, Université de Lille III) Contact : Sophie Lamotte, Denis Merklen, Geoffrey Pleyers Site internet : RT 21 « Mouvements Sociaux » 4e congrès de l’Association Française de Sociologie Mouvements sociaux et innovations. Le thème du congrès interpelle la sociologie des mouvements sociaux, la création et l’innovation étant à la fois objet et support de mouvements et de mobilisations collectives. Ce sont ces articulations que nous souhaiterions explorer lors de ce quatrième congrès de l’AFS. Axe 1 : L’innovation comme enjeu: préservation de l’environnement, de la santé et lutte contre les nouvelles formes de contrôle social Les innovations technologiques et les changements sociaux qu'elles engendrent constituent des objets autour desquels se créent et se mobilisent régulièrement des mouvements sociaux. On pense ici aux différents mouvements qui se sont constitués autour de la défense de la santé et/ou de l’environnement (lutte contre le nucléaire, les OGM, l’amiante, et, plus récemment, les antennes-relais et ondes GSM …). Certaines de ces luttes peuvent se conjuguer avec l’émergence de nouveaux modes d’organisation, tels que la mise en place des réseaux de consommation locale, « responsable et conviviale ». Qu’en est-il de ces luttes aujourd’hui ? Quelles sont leurs spécificités ? Quelles formes prennent-elles et qui sont les acteurs qui les portent ? Les plus concernés par les risques liés aux innovations technologiques sont-ils les plus mobilisés ? La participation des femmes est-elle ici plus marquée ? Comment interpréter ces mouvements ? S’agit-il des formes de résistance à la modernisation, des luttes pour l’imposition de nouvelles valeurs ou au contraire de contestation au nom de certaines promesses de la modernité ? C’est aussi au nom des libertés individuelles et collectives et contre le contrôle social que des acteurs sociaux peuvent contester l'usage de nouvelles technologies qui renforcent les formes de surveillance des individus (caméras de surveillance, repérage des déplacements à partir des téléphones portables, ...). Comment se déploient ces luttes ? Quels sont leur mode d’action ? Là encore il s’agira de s’interroger sur la composition sociologique de ces mouvements en termes d’âge, de sexe, et de classe. Axe 2: Innovation technologique et création artistique au service des mouvements sociaux Les innovations technologiques sont également mobilisées par les acteurs sociaux comme une ressource qui leur permet de déployer leurs mouvements et peut dès lors influencer leur structure. Nombre de mouvements sociaux récents font ainsi un usage intensif et créatif des nouvelles technologies de l'information et de la communication. Ils y ont recours tant pour créer de nouveaux espaces de diffusion de l’information que pour construire des réseaux militants. Ces nouvelles technologies contribuent ainsi à modifier la forme, la structure mais également l’échelle des mobilisations comme en témoigne l'importante littérature sur les modes d'organisation réticulaires des mouvements ou la capacité d'acteurs locaux à se projeter à l'échelle globale. Les nouvelles technologies de la communication ont ouvert de nouveaux espaces de lien social. L'importance des « liens faibles » a ainsi été mise en évidence entre les usagers d'internet. Nous nous pencherons tout particulièrement sur les usages innovants des nouvelles technologies (internet, twitter, réseaux sociaux, téléphone portable, caméras, ...) par des mouvements sociaux en étudiant les différences sociales et sexuées de ces usages, en explorant les transformations qu’ils impliquent en termes de collectifs, de modes organisationnels, de types d’actions et leur portée sur le développement des mobilisations. On pourra aussi s’interroger sur le cyber-espace, désormais devenu un nouveau champ d'action et de mobilisation. Comment s'organise le cyber-activisme? Quel impact a-t-il sur les médias traditionnels ou sur les cibles de ses actions ? Enfin, la création artistique dans les mobilisations collectives occupe également une place importante. Outre les mouvements regroupant prioritairement des artistes et des professions du spectacle, nous pensons également aux mobilisations ayant recours à différentes formes d’art pour se manifester dans l’espace public (musique, peinture, texte littéraire…). Ces dimensions culturelles, expressives ou subjectives se présentent comme des ressources mises au service de mobilisations sociales mais également comme l'expression de subjectivités individuelles et collectives contre l'uniformisation, le contrôle et la société de masse. Les deux axes proposés le sont à titre indicatif mais nous accepterons également les propositions qui envisagent autrement l'articulation entre mouvements sociaux, innovations et création. Calendrier: 5 janvier: date limite pour l'envoi des propositions de communication (1500 signes maximum) incluant, outre le titre et le résumé, vos nom, rattachement institutionnel et adresse électronique. Y mentionner l'axe et/ou les questions définies dans l'appel à communication auxquels la proposition de contribution se rapporte. Les propositions de communication devront être simultanément adressées aux trois responsables du RT21 : Valérie Cohen, Denis Merklen et Geoffrey Pleyers (valeriacohen@aol.com, merklen@ehess.fr, Geoffrey.Pleyers@uclouvain.be).
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