RT 25 Travail, organisations, emplois


Responsable(s) : Jean Pierre Durand

Descriptif : Le RT 25, fondé lors le la création de l'AFS, se veut généraliste dans le champ de la sociologie du travail — dans son acceptation la plus large. Son appellation “Travail, organisations, emploi” marque le souhait de traiter à la fois du travail (soit aussi des activités de travail) et de l’emploi.
À travers le pluriel mis à organisation, il s’agit de se détacher de la seule organisation du travail en s’intéressant à l’organisation de la production des biens et des services et plus encore aux organisations en général, hors des seules entreprises. Les membres du RT 25 entendent étudier les rapports sociaux au travail mais aussi les différentes dimensions identitaires des travailleurs (sociale, sexuelle, ethnique, culturelle et générationnelle). En associant travail et organisations, les promoteurs du RT 25 souhaitent enfin souligner qu’il s’agit bien de débattre entre écoles de pensée. En effet, parce qu’il est généraliste et transversal aux sociologies du travail, des organisations et de l’emploi, le RT 25 accueille et encourage les controverses théoriques et paradigmatiques.

Bureau : François Aballéa, Olivier Cousin, Marnix Dressen, Jean-Pierre Durand, Gaëtan Flocco, Sabine Fortino, William Gasparini, Mihai Dinu Gheorghiu, Lionel Jacquot, Laïla Salah-Eddine, Sacha Leduc, Marie-Christine Le Floch, Danièle Linhart, Frédéric Moatty, Clément Ruffier, Guillaume Tiffon.

Contact : Jean-Pierre Durand

Site internet : pas de site internet

RT 25 : Work, Organizations, Employment

Coordinating : Jean Pierre Durand

Description : RT 25, founded at the creation of the AFS, is a non-specialized group in the field of the sociology of work, in its most general sense. Its title, “Work, Organizations, Employment” indicates the desire to treat both work (and work-related activities) and employment.
The plural form of « Organization » indicates a will to open up beyond the single concern of the organization of work to that of the production of goods and services and especially to organizations more generally speaking, beyond simply companies. The members of RT 25 will study social relations at work but also the multiple identities of workers (social, sexual, ethnic, cultural and generational). By associating work and organizations, RT 25 emphasizes the need for debate between different schools of thought. Since it is generalist in scope and encompasses different sociologies of work, organizations and employment, RT 25 welcomes and encourages both theoretical and paradigmatic debate. 

Board : François Aballéa, Olivier Cousin, Marnix Dressen, Jean-Pierre Durand, Gaëtan Flocco, Sabine Fortino, William Gasparini, Mihai Dinu Gheorghiu, Lionel Jacquot, Laïla Salah-Eddine, Sacha Leduc, Marie-Christine Le Floch, Danièle Linhart, Frédéric Moatty, Clément Ruffier, Guillaume Tiffon.

Contact : Jean-Pierre Durand

No Web site

RT 25 Travail, Organisations, Emplois
Appel à Communications. Congrès de l’AFS 2011

Innovation dans le travail et travail d’innovation

Quelle est la place de la création et de l'innovation dans le champ du travail et de l’emploi ? Les modèles standard de la diffusion de l’innovation des produits et des technologies se sont renouvelés en intégrant dans leur processus de structuration les usages ainsi que les imaginaires des concepteurs et des utilisateurs. Dans les organisations, la profusion des outils de gestion introduits par les managers a conduit à brouiller la frontière entre les innovations et un mouvement d’adaptation-imitation permanent, d’autant que les transformations se superposent, se télescopent et restent souvent inabouties. Au niveau de l’activité, les processus d’innovation résultent du travail des acteurs qui à la fois s’approprient et mettent en œuvre l’innovation mais aussi résistent, la contournent, la détournent, voire la transforment en y réinjectant leur visées propres. Au-delà de leur définition de l’innovation, les auteurs sont donc invités à étudier sa mise en œuvre et les transformations du travail concomitantes.
Enfin, le travail d’aujourd’hui se transforme suite à une longue série d’innovations, mais s’agit-il simplement des habits neufs de rapports de production demeurant étonnamment inchangés, ou bien assiste-t-on à des évolutions à lire sur les temps plus longs des phénomènes sociaux ?

Le premier axe traite plutôt du niveau global de construction et d’évolution des marchés. Les deux axes suivants portent sur les processus managériaux d’innovation et sur les réponses des salariés, eux-mêmes acteurs innovants (processus descendants et ascendants de l’innovation). Le quatrième axe, transversal, s’intéresse plus particulièrement aux conditions et aux acteurs de l’innovation.

1 - La fabrique de l’innovation
La globalisation et le développement rapide des services intensifient la concurrence entre firmes. Les processus d’innovation passent de plus en plus par un travail de connaissance et de construction sociale des attentes, mais aussi des usages et des imaginaires sociaux des consommateurs-usagers-utilisateurs. Les entreprises déploient des moyens considérables et de plus en plus sophistiqués pour ce qu’elles perçoivent comme des outils incontournables pour leur développement. Les communications attendues dans cet axe devront donc analyser les dispositifs et le travail de ceux qui construisent ces marchés en les articulant et en les resituant dans le processus global d’innovation de l’offre des entreprises.

2 - Le travail à l’épreuve de l’innovation
L’univers de l’entreprise et plus généralement des organisations a été affecté depuis deux décennies par de multiples innovations initiées localement ou importées, qu’il s’agisse de nouveaux outils ou procédures de gestion des process de production, des ressources humaines et des relations socio-professionnelles ou de nouveaux dispositifs organisationnels. Sur la base d’analyse de cas, deux questions émergent plus particulièrement ici : a) Comment ces innovations ont-elles été produites ou introduites, qui en a l’initiative, quelles procédures de négociations ont-elles suscitées, quelles résistances ont-elles occasionnées, comment ont-elles été appropriées… ? b) Quels impacts ont-elles eus sur les rapports socio-professionnels : relations sociales internes au collectif de travail, relations hiérarchiques, identités collectives, etc. ?

3 - L’innovation à l’épreuve du travail
Depuis ses origines, la sociologie du travail a mis en évidence l’inventivité ou la créativité dont faisaient preuve les salariés. Pour autant celle-ci n’a pas toujours été reconnue par la hiérarchie soit parce que les salariés l’ont voulue clandestine, soit parce que les directions s’y sont opposées. Elles n’ont pas débouché en ce sens sur des innovations. Deux questions ici aussi se posent : a) Quelles sont les conditions qui permettent à une initiative émanant de la base d’être reconnue et institutionnalisée par la hiérarchie ? Renvoient-elles à des procédures spécifiques, à l’instauration d’un climat social propice à l’innovation, au développement d’un certain type de relations sociales internes ? b) Quels sont les effets de la reconnaissance de cette créativité ou du refus de son institutionnalisation sur les rapports socio-professionnels : fragilisation ou renforcement des collectifs, assouplissement des normes, mobilisation subjective des salariés ? On pourra aussi s’interroger sur les innovations conduites par les organisations syndicales : comment innovent-elles, dans quels champs et comment ces innovations influent-elles sur les relations professionnelles ?

4 - Milieux, dispositifs et acteurs de l’innovation
Cet axe traite plus particulièrement des conditions et des acteurs de l’innovation. Lesquels reposent sur des propriétés constituées dans le temps, qui ont fait l’objet de processus d’accumulation, d’institutionnalisation ou de consécration et qui exercent en retour des effets sur leur environnement social immédiat, entreprise ou groupe professionnel. Ces propriétés peuvent faire fonction de marqueurs d’identité collective ou individuelle, en tant que spécialisation professionnelle ou comme trait distinctif de personnalité. Pour ce qui est des collectifs ou des services spécialisés, quels sont les circuits de production et de diffusion de l’innovation ? Y a-t-il une division du travail propre à la mise en œuvre d’une innovation, entre conception et exécution ?
Pour ce qui est des acteurs de l’innovation, quelles sont leurs positions et leurs trajectoires (continuité ou rupture) et quels en sont les effets sur l’expérience innovante. Sommes-nous face à des stratégies distinctives, par rapport aux autres membres du groupe des pairs ou par rapport à des groupes concurrents ? S’agit-il de réduire les écarts entre position, dispositions et aspirations, ou de répondre de manière paradoxale à des conditions défavorables, en situation d’exclusion ?

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Les propositions (2000 signes au maximum) sont à adresser à Jean-Pierre Durand (jpd.duran@gmail.com), à Frédéric Moatty (Frederic.Moatty@cee-recherche.fr) et à François Aballéa (aballea@wanadoo.fr) avant le 5 janvier 2011. Les auteurs seront avisés de l’acceptation par le RT 25 en février et devront adresser leur papier avant le 15 mai 2011. Les auteurs préciseront l’axe dans lequel ils s’inscrivent. Ces propositions, comme les textes définitifs, devront s’attacher à traiter de la création et/ou de l’innovation, en vue de la publication des meilleurs papiers en un ouvrage.

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RT 25 Work, Organisations, Employment
Call for communications. 2011 AFS conference

Innovation in labour and innovation of labour

What role do creation and innovation play in the field of labour and employment? Standard product and technology innovation diffusion models have rejuvenated ever since they started incorporating designers and users’ uses and imaginary into their structuring processes. The profusion of manager-introduced tools in organisations has blurred the borders between innovation and the ongoing adaptation-imitation movement, all the more so given the way in which transformations have been juxtaposed and collided even as they often remain incomplete. At an activity level, innovation processes result from the work being done by actors who both appropriate and implement innovation but also resist, circumvent, re-orient and and even transform it through the personal ambitions they inject into it. Regardless of how innovation is defined, however, authors will be asked to study its implementation and the concomitant transformation of labour.

Lastly, labour in its current form has been transformed following a long series of innovations, although there is a question whether this simply refers to a new avatar of production relationships that have remained unchanged for a surprisingly long period of time, or else to deep-seated changes in social phenomena that can only be analysed accurately over the long term.

The first sector refers mainly to the global level where markets are constructed and evolve.  The next two refer to managerial innovation processes together with responses from employees, who are themselves innovation actors (e.g. descending and ascending innovation processes).  The fourth sector, which is transversal in nature, focuses more specifically on innovation conditions and actors.

1 – Manufacturing innovation

Globalisation and the rapid development of services has intensified intra-firm competition. Innovation processes increasingly revolve around awareness raising efforts and a social construction of expectations, together with consumers and users’ social uses and imaginary. Companies deploy considerable and increasingly sophisticated means for things that they perceive as tools indispensable for their development. Expected communications in this sector will therefore have to analyse the systems applied and work produced by those who construct such markets by interlinking and resituating them within companies’ global innovation and supply process.

2 – Labour in the light of innovation

For 20 years now, the world of business (and more generally of organisations) has been under the influence of a multitude of innovations that were either initiated locally or imported from elsewhere. Some were new tools for managing production processes, human resources and socio-professional relationships, while others involved new  organisational systems. Based on a case analysis, two kinds of questions can be asked at this level: a) How were these innovations produced or introduced; what drove them; what negotiation procedures did they provoke; what resistence did they encounter; how were they appropriated, etc.? and b) What impact did they have on socio-professional relationships: internal social relationships or collective work relationships; hierarchical relationships; collective identities, etc. ?

3 - Innovation in the light of labour

Since the beginning, the sociology of labour has highlighted employees’ inventiveness or creativity. Yet this has not always been recognised by senior management, either because employees wanted it to remain secret, or else because management opposed is. This explains the lack of a direct link between this factor and innovations. Two other questions can be raised at this level: a) Under what conditions will a bottom-up initiative be recognised and institutionalised by senior management ? Does this refer to specific  procédures, the development of a social climate that is conducive to innovation, or the advent of a certain type of internal social relationships? b) What are the effects of recognising this creativity or refusing its institutionalisation via socio-professional relationships: a fragilisation or a reinforcement of groups, a relaxation of norms or a subjective mobilisation of employees? Questions might also be raised regarding the innovations carried out by labour organisations: how do they innovate, in what areas and how do these innovations affect professional relationships?

4 – Innovation environments, systems and actors

This sector is more focused on innovation conditions and actors, based on properties that have been constituted over time;  subjected to accumulation, institutionalisation or consecration processes; and which, in turn, affect their immediate social environment, company or professional group. Such properties may serve as markers of a collective or individual identity; as a professional specialisation; or as a distinctive personality trait. With respect to communities or specialised services, what production and diffusion channels does innovation use? Is there a specific division of labour relating to the implementation of an innovation, between its design and execution phase?

As for innovation actors, what are their positions and trajectories (continuity or rupture) and what impact does this have the innovating experience? Are we dealing with strategies that are distinctive in terms of other members of one’s peer group or else in terms of competitor groups? Is the purpose to reduce the gaps between positions, dispositions and aspirations, or paradoxically to return to unfavourable conditions within an exclusion situation ?

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Proposals (each containing a maximum of 2,000 characters) should be sent to Jean-Pierre Durand (jpd.duran@gmail.com), Frédéric Moatty (Frederic.Moatty@cee-recherche.fr) and François Aballéa (aballea@wanadoo.fr) before 5 January 2011. Authors will be advised of RT 25’s acceptance in February and should submit their paper before 15 May 2011. Authors should also specify the sector of which they are part. These proposals – like the final texts – must pertain to start-up and/or innovation activities. Note that the best papers are meant to be published in a compilation text.