RT3 Normes, déviances et réactions sociales |
Responsable(s) : Boucher Manuel Descriptif : La mutation des formes de régulation sociale et économiques, l’intensification des rapports de domination, le développement de logiques sécuritaires et la raréfaction des espaces de conflit institutionnalisés libèrent l’expression de phénomènes de violences polymorphes et complexifient les processus du contrôle social. Dans ce contexte, lors du IIIème congrès de l'AFS, les membres du RT 3 ont réaffirmé l'intérêt de pouvoir articuler les problématiques sociologiques contemporaines de normes et déviances avec celles visant à penser la réorganisation du contrôle social, notamment les logiques d'action et les raisons d'agir des acteurs chargés de réagir aux formes actuelles de la délinquance, des déviances, voire des violences individuelles et collectives dans les sphères d'action de la justice, du travail social, de la santé, de l'école, de la sécurité, des sports collectifs, etc. Bureau : Manuel Boucher, Laurent Mucchielli, Virginie Malochet et Nicolas Hourcade Contact : Manuel Boucher Site internet : http://www.cesdip.com (rubriques "recherches") Appel à communication pour le congrès de l'AFS - Paris 2009: Les « violences », notamment les violences émeutières déclenchées au cœur de territoires urbains ghettoïsés, inquiètent particulièrement nos sociétés modernes. Nous assistons à une dépolitisation, à une criminalisation et à une moralisation du désordre empêchant de penser la violence autrement qu’en la dénonçant. Or, si ces phénomènes (des faits objectifs de délinquance et un sentiment d’insécurité) focalisent tant le débat public c’est sans doute qu’ils révèlent un changement fondamental de société : nous sommes passés d’une société industrielle structurée par des rapports de conflits à une société du risque, notamment caractérisée par la décomposition de l’« Etat social national », l’expansion de l’insécurité sociale et civile, la responsabilisation individuelle et l’éclatement des expériences sociales intégrées. En fait, la mutation des logiques de régulation sociale et économique, l’intensification des rapports de domination, le développement des logiques sécuritaires ainsi que la disparition d’« espaces de conflit » institutionnalisés libèrent l’expression de phénomènes de violences multiples mais complexifient également les formes du contrôle social.
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