RT 34 Sociologie politique


Responsable(s) : Sandrine Nicourd et Laurent Willemez

Descriptif :

Le réseau thématique de sociologie politique a vocation à regrouper aussi bien l'ensemble des chercheurs qui croisent le politique dans leur recherche que ceux qui se sont spécialisés dans l'analyse des acteurs et des configurations politiques dans les sociétés contemporaines. Le brouillage actuel des structures et des formes de représentation politique établis, les nouvelles pratiques démocratiques, les enjeux liées à la socialisation politique ou encore les nombreux débats sur les transformations de l'engagement militant rendent indispensable une confrontation des travaux de recherche et des méthodes utiliées.

Bureau :

Antoine Bévort (CNAM-LISE), Annie Collovald (Université de Nantes-CENS), Catherine Lenzi (Université de Versailles Saint Quentin en Yvelines-Printemps), Isabelle Lacroix (Printemps), Sandrine Nicourd (Université Paris 13-Printemps), Muriel Tapie-Grime (Paris A3-CERAL), Laurent Willemez (Université de Poitiers-SACO).

Contact : Laurent Willemez.fr, Sandrine Nicourd

Site internet :

4e Congrès de l’Association française de sociologie, 5-8 juillet 2011
RT 34 Sociologie politique

Appel à communications :

L’individu face aux ordres politiques : incorporation, adhésions, résistances

Le dernier congrès a été l’occasion pour le RT 34 de réfléchir aux questions de socialisation et d’apprentissage politique, que ce soit à travers l’analyse des modes de production de l’adhésion aux organisations politiques ou du rôle socialisateur des événements politiques. Lors des échanges sont apparus les linéaments d’une réflexion sur les « arts de la résistance », comme les nomme l’anthropologue James Scott, et sur les frontières de l’adhésion à l’ordre social et politique. Ce sont ces questions que le RT 34 propose de mettre en avant pour ses sessions lors du prochain congrès de l’AFS.

La question de l’obéissance et de la désobéissance, de l’adhésion et de la résistance sont des questions centrales de la sociologie politique, revisitées à la faveur des mouvements sociaux, des actions de désobéissance civile ou encore des formes multiples, formelles ou informelles,  d’insoumission. Cette question concerne au premier chef l’Etat, comme structure première de domination des individus dans les sociétés occidentales, mais aussi l’ensemble des organisations politiques (partis, syndicats, associations) qui cherchent à faire adhérer leurs membres aux productions discursives, idéologiques et pratiques qu’elles mettent en œuvre – et qui échouent parfois, produisant aussi bien de l’exit que des formes de protestation interne ou des dissidences.

Dans ces conditions, le réseau thématique espère des communications qui prendront soin de restituer à partir de cas concrets et empiriques, dans une perspective socio-historique comme pour la période contemporaine, les technologies sociales de production de l’adhésion, les dispositifs d’apprentissage, les mécanismes de surveillance à la conformité et les processus de protection contre les résistances et les dissidences. Si des communications pourront s’intéresser aux acteurs spécialisés dans ce travail de lutte contre la désobéissance (en particulier la police) et les innovations qui y sont apportées, d’autres pourront analyser les mécanismes informels de conformation et de lutte contre les dissidences qui existent dans les organisations politiques.

Mais le réseau thématique attend aussi des communications sur les aspects mêmes de résistance à l’ordre politique. Repartant de la fameuse triade d’Hirschmann (exit, voice et loyalty), les communications pourront revenir sur la manière dont des individus en viennent à refuser l’ordre politique dominant, apprennent à prendre position au sein de leur organisation ou restent loyaux, gardant leur résistance dans leur « quant-à-soi » défini par Lüdtke. S’il ne s’agit pas de surestimer « l’infra-politique des groupes subordonnés » (Scott), il est cependant intéressant d’essayer de comprendre de quelle manière certains groupes sociaux prennent ou non la parole, ou inventent de nouveaux moyens de protestation contre l’ordre politique dominant.

Modalités pratiques de soumission des propositions

La date limite pour l’envoi des propositions est le lundi 3 janvier 2011.
Les propositions doivent être développées (deux à trois pages, entre 7000 et 12000 signes), et comprendre aussi un court résumé (1500 signes max, espaces compris). Elles préciseront notamment les méthodes employées et les terrains étudiés. Elles seront envoyées à Sandrine Nicourd (sandrine.nicourd@wanadoo.fr) et Laurent Willemez (Laurent.Willemez@univ-poitiers.fr).
Les propositions seront examinées par le bureau du RT ; les réponses ainsi que l’organisation des sessions seront communiquées fin janvier.

Lire l'appel à communication du RT 34 en format pdf