RT 36 Théories et paradigmes sociologiques


Responsable(s) : Pierre Demeulenaere, Gerald Bronner

Descriptif : La sociologie, science empirique, fait inévitablement recours, dans ses énoncés, descriptifs ou explicatifs, à des concepts, des hypothèses, ou des théories. Elle ne peut parvenir à restituer directement une réalité externe, mais l'organise pour en donner le sens. Cette démarche implique inévitablement des présupposés théoriques. La tradition sociologique a essayé, par la contribution de ses auteurs de référence, de préciser, de formaliser et de débattre de ces présupposés afin de garantir la scientificité de cette entreprise. Celle-ci est alors confrontée à la multiplicité des perspectives, des paradigmes interprétatifs, et des théories en présence. Le but de ce réseau est de permettre aux sociologues, de tous horizons, d’échanger leurs réflexions sur les conditions de leur propre travail. Ceci peut se faire soit à partir de travaux empiriques particuliers, en analysant leur structure théorique, soit par référence aux textes théoriques et épistémologiques, qu’ils soient classiques ou contemporains.

Bureau : Gerald Bronner, Guillaume Erner, Jean-Christophe Marcel

Contact : Pierre Demeulenaere, Gerald Bronner

Site internet :


Appel à communication pour le congrès de l'AFS - Paris 2009:
Qu’est ce que la « compréhension » en sociologie ?

La notion de compréhension a été déterminante dans la constitution de la sociologie et dans les divisions qui l’ont accompagnée, opposant la tentative de mise en évidence de relations causales à un niveau macrosociologique et la nécessité de réduire celles-ci à des comportements micro-sociologiques « compréhensibles ».

La notion de compréhension est néanmoins relativement peu explorée pour elle même, dans sa spécificité : que signifie exactement « comprendre autrui », en particulier à partir du moment où les enquêtes révèlent de fortes différences de comportement ? Peut-on s’appuyer sur le principe énoncé par Simmel suivant lequel « il n’est pas nécessaire d’être César pour comprendre César » ? Faut –il établir un lien entre compréhension et rationalité ? Y a-t-il des comportements incompréhensibles ? Lorsqu’il y a des comportements très fortement différenciés, comment parvient on à une mesure commune qui permette la comparabilité et la compréhensibilité de ceux-ci ?

Ces débats sont anciens, mais demeurent d’actualité pour toute tentative d’interprétation sociologique ; ils sont par ailleurs indispensables à tout effort sérieux d’analyse des données. Ils sont de surcroît renouvelés par le développement de nouvelles approches liées par exemple aux sciences cognitives qui déploient de nouvelles pistes de « compréhension ». Les journées de ce réseau et les communications présentées devraient permettre de formaliser autant que possible les modalités de ce concept de « compréhension », indispensable à l’analyse sociologique, afin d’éviter de l’utiliser de manière irréfléchie et seulement intuitive.

Les propositions de communication sont à envoyer à Pierre Demeulenaere (Pierre.demeulenaere@noos.fr) avant le 15 octobre 2008