RT 37 Sociologie des médias |
Responsable(s) : Aurélia Lamy Descriptif : Le groupe sociologie des médias rassemble des sociologues qui, par différents angles, tentent de comprendre le fonctionnement des médias de masse (médias audiovisuels et presse) et leurs interactions avec la société. Bureau : G. Bastin, N. Becqueret, J. Bourdon, J.-M. Charon, M. Dagnaud, B. Donzelle, K. Feigelson, J. Fragnon, L. Gago, N. Hubé, A. Lamy, P. Lefébure, E. Maigret, A. Messin, I. Rigoni, P. Riutor, J. Sedel, C. Thomas. Contact : Aurélia Lamy Site internet : http://www.afs-socio.fr/RT37medias/ Appel à communications du Réseau Thématique Les processus de création(s) et d’innovation(s) sont partie intégrante de l’histoire des médias. Ces derniers paraissent conditionner aujourd'hui fortement la production et le renouvellement des idées, des biens et des pratiques dans de nombreux domaines (domestique, politique, économique, artistique, culturel…), ils ont en cela un rôle social majeur dans l’émergence et le développement des innovations.
Les sessions du réseau thématique « sociologie des médias » sont cette année l’occasion de réfléchir à la place et aux retombées des processus de création(s) et d’innovation(s) dans l’évolution du secteur des médias, mais aussi à la contribution de ces derniers aux dynamiques de création(s) et d’innovation(s) dans l’ensemble de la société. Les propositions de communications pourront s’inscrire dans trois axes structurant la réflexion à ce sujet. Axe 1 : Innovation(s)-création(s) technologique(s) Les révolutions technologiques et les inventions techniques semblent avoir chaque fois provoqué de profonds bouleversements dans la structure et le fonctionnement du secteur des médias. Tout d’abord, l’introduction de nouveaux procédés et de nouveaux matériels au stade de la production ou de la diffusion des contenus modifie les équations économiques et commerciales (qu’il s’agisse des besoins en investissements financiers, des coûts de fabrication, de la taille des populations exposées aux messages médiatiques,…). Que l’on pense aux entreprises de capitalisme familial, aux grands groupes industriels ou bancaires, aux multinationales des « télécommunications » ou même au « service public » des médias, chaque nouvelle « révolution » a vu l’émergence, le renforcement ou le recul de certains acteurs ou de certaines formes d’emprise sur le secteur. En envisageant la grande diversité des supports médiatiques, les sessions du RT devraient permettre d’examiner ces permanences et ces reconfigurations parmi les acteurs qui ont été confrontés à ces bouleversements techniques. Axe 2 : Création(s)- innovation(s)-standardisation(s) Les inventions et les évolutions techniques ont permis l’émergence de nouveaux types de contenus, à l’instar de l’apparition du télégraphe et du « reportage de guerre » rendu possible par l’accélération des moyens de communication. Cependant l’ « hyperconcurrence » pour la quête des publics et des revenus publicitaires que connaissent la plupart des médias, expose très souvent producteurs et diffuseurs à une tentation paradoxale qui consiste à imiter les contenus déjà plébiscités par les « audiences cibles » tout en étant novateur pour se démarquer des concurrents. Comment cette double contrainte s’impose-t-elle dans les pratiques de production aux professionnels des médias ? Et surtout comment s’efforcent-ils de la surmonter ? Comment apparaît-elle effectivement dans les contenus médiatiques proposés ? Axe 3 : Innovation(s)-création(s) médiatiques pour une nouvelle donne démocratique ? Une idée de plus en plus répandue veut que les luttes politiques et les mobilisations se mènent désormais sur « internet », via les « blogs », les « forums », les « sites de partages » et les « réseaux sociaux ». De nombreux observateurs employés par les médias traditionnels (presse écrite et audiovisuel) ont par exemple imputé la victoire du « non » lors du référendum sur le traité constitutionnel européen en mai 2005 à l’activisme sur « internet » des opposants au texte. Plus récemment, des députés du parlement réunis en séances à huis clos ont ébruité le contenu de débats confidentiels en alimentant des réseaux sociaux (comme twitter) avec leur téléphone portable. Les mobilisations lycéennes à l’occasion du mouvement contre la réforme des retraites » (septembre-octobre 2010) auraient, pour partie au moins, été organisées avec ces nouveaux moyens de communication. La démocratisation de l’accès à ces « nouvelles technologies » (téléphonie mobile reliée à internet) et l’apparition de nouveaux espaces médiatiques (« forums », « réseaux sociaux »…) contribuent-elles effectivement à l’émergence de mouvements sociaux et surtout créent-elles de nouvelles formes d’actions politiques ? Dans quelles mesures ces mobilisations adossées à de « nouveaux médias » parviennent-elles à faire entrer dans l’action publique des catégories jusqu’ici éloignées de l’engagement ? Comment ces nouveaux espaces de discussion (ces nouveaux « espaces publics » ?) se positionnent en opposition ou en complément à l’espace médiatique « traditionnel » ? ENVOI DES COMMUNICATIONS Les résumés (entre 4 000 et 6000 signes espaces compris et hors biblio) seront envoyés au plus tard le 7 janvier 2011 et devront répondre aux normes suivantes : * Nom, prénom du/des auteur-e-s Les propositions de communication seront accompagnées d’une bibliographie succincte. Elles devront être envoyées à rtmedias2011@yahoo.fr Merci de bien vouloir indiquer en objet de votre message : « RT37 proposition » Lire l'appel à communication du RT 37 en format pdf
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