RT 37 Sociologie des médias


Responsable(s) : Vincent Goulet

Descriptif : Le groupe sociologie des médias rassemble des sociologues qui, par différents angles, tentent de comprendre le fonctionnement des médias de masse (médias audiovisuels et presse) et leurs interactions avec la société.

Bureau : G. Bastin, N. Becqueret, J. Bourdon, J.-M. Charon, M. Dagnaud, B. Donzelle, K. Feigelson, J. Fragnon, L. Gago, N. Hubé, A. Lamy, P. Lefébure, E. Maigret, A. Messin, I. Rigoni, P. Riutor, J. Sedel, C. Thomas.

Contact : Vincent Goulet

Site internet : http://www.afs-socio.fr/RT37medias/


Appel à communication pour le congrès de l'AFS - Paris 2009:

Le Réseau thématique 37 « Sociologie des médias » de l’Association française de sociologie (AFS) lance son appel à proposition pour les ateliers qu’il tiendra dans le cadre du prochain Congrès de l’AFS. A l’initiative de l’AFS, ce Congrès s’organisera autour du thème “Violences et société”.

Soucieux de s’inscrire dans la dynamique collective de l’AFS et convaincu que les travaux sur les médias sont particulièrement utiles à l’analyse de cette thématique générale, le RT « Sociologie des médias » invite à soumettre des propositions de communication sur le thème spécifique : “ Expressions, régulations et représentations sociales de la violence dans ses formes médiatiques ”. Parmi d’autres, trois perspectives peuvent être développées.

1) Déconstruire les controverses sur les « effets » des programmes médiatiques violents (informations ou fictions) sur les comportements individuels (faits divers, films d'épouvantes, pornographie, etc.) Cette question survient aussi quand la « protection des public sensibles » est mis à l’agenda des autorités politiques ou administratives (mise en place d’une signalétique, campagne de prévention, dénonciation de certains contenus, commande d’un rapport d’expertise, etc.)

2) Le rapport des médias aux violences se joue aussi, de manière moins saillante et ponctuelle, dans le flux quotidien de la production et de la réception de leurs divers contenus. L’écriture du cinéma et des séries télévisées, tant pour les images que pour les dialogues (et leur réécriture pour les doublages) confronte les auteurs à la gestion de divers degrés de violence selon les contraintes de diffusion (codification) et les éventuelles recommandations des producteurs. Quelles sont les normes sociales, familiales et institutionnelles, mises en jeu ? Quelles formes de violences sont acceptables ? Comment leur formulation a des effets politique de cadrage ?

3) A partir du traitement médiatique des violences, c’est donc aussi la nature des violences elles-mêmes qui peut être interrogée, leur inscription dans l’espace social où, étant données à voir et à entendre, elles paraissent remarquables ou, au contraire, ne sont pas remarquées. De même, les violences symboliques, infligées de manière routinière en fonction de codes sociaux “ naturalisés ” et qui ne sont donc pas soumis à un examen critique, trouvent dans leur expression médiatique (déni de parole, non visibilité, stigmatisation par des archétypes…) un prolongement très puissant.

Les propositions peuvent couvrir toutes les perspectives relatives aux médias (production, réception, régulation et encadrement législatif, comparaison), tous les types du support (imprimé, audiovisuel, multimédia) et tous les types de contenu (information, fiction, divertissement, publicité, jeu vidéo…). Les propositions concentrées exclusivement sur une prospection théorique ne seront pas valorisées tandis que les propositions s’appuyant sur un terrain empirique solide (même avec des résultats provisoires) seront privilégiées. Le croisement des approches disciplinaires qui a toujours caractérisé le Réseau Médias (sociologie, information-communication, science politique, histoire, psychologie, anthropologie, droit…) a tout particulièrement lieu d’être mis en œuvre à propos du thème retenu. Enfin, les propositions de doctorants et de jeunes docteurs sont particulièrement bienvenues.

Les propositions sont à adresser à rtmedias@yahoo.fr au plus tard le 15 septembre 2008.
Elles comportent :
- Les coordonnées complètes du ou des auteurs ainsi que son affiliation.
- Une proposition de titre (200 signes maximum espaces compris).
- Un résumé (5 000 signes maximum espaces compris) présentant les données et les méthodes utilisées.
- Quelques références bibliographiques.

Les propositions seront examinées par le Groupe d’animation du réseau Sociologie des médias selon une procédure de double évaluation anonyme.

Rappel : pour soumettre une proposition l'adhésion à l'AFS l’Association française de sociologie est obligatoire (http://www.afs-socio.fr/).