RT 38 Sociologie de l'environnement et des risques |
Responsable(s) : Florence Rudolf Descriptif :
Les manières dont les sociétés contemporaines réagissent aux questions écologiques et environnementales intéressent les sociologues à travers le monde depuis une bonne trentaine d’années. De nombreux travaux de recherche empiriques et, plus récemment, des vastes synthèses portant sur le devenir de la modernité face à la question écologique et aux risques technologiques constituent désormais un corpus considérable. Bureau : Cécilia Claes-Mekdade, Philippe Boudes, Florence Rudolf Contact : Michelle Dobré Site internet : http://rtf38afs.free.fr (responsable Philippe Boudes)
La question écologique qui agite le monde depuis un demi-siècle est à tel point devenue affaire courante, que d’aucuns s’apprêtent désormais à inaugurer l’ère post-environnementaliste (T. Nordhaus, M. Shellenberger, ”Break Through. From the Death of Environmentalism to the Politics of Possibility”, in Jim Proctor, Postenvironmentalism, MIT Press, 2008 – à paraître). Certes, il s’agit pour les auteurs de cet essai de prendre la mesure de l’échec de la cause environnementale à s’insérer de manière durable et sérieuse dans la politique contemporaine. Mais une question commune traverse le champ de tous les intérêts pour l’environnement : de quelle manière les enjeux écologiques vont-ils transformer nos sociétés développées ? Les changements de modes de vie, de modes de production et de consommation, de délibération politique, appelés par la gravité des enjeux écologiques sont-ils porteurs de conflits d’un genre nouveau ? D’inégalités s’ajoutant aux inégalités sociales et économiques ? D’un nouvel essor des formes démocratiques ? Ou, au contraire, de leur conversion en autoritarisme ? La globalisation économique a son pendant écologique : de plus en plus solidaires dans le partage des problèmes, le serons-nous tout autant dans celui des solutions (quand elles existent) ? Le « changement global » signifie la modification du climat, que tous les pays du monde ne vivront pas de la même manière. Les déplacements de population pour des raisons écologiques s’ajouteront à ceux déjà anciens des migrations dues à la pauvreté. Changement climatique, rareté de l’eau, rareté des ressources naturelles (pétrole), perte de biodiversité, artificialisation…. Autant d’enjeux qu’à chaque échelle géographique ou politique, différents acteurs envisagent d’affronter avec leur propre vision des choses. Réunis sous l’ample couverture sémantique de la notion de développement durable, les enjeux écologiques, économiques et sociaux, articulés à la « gouvernance » (la participation d’un maximum d’acteurs concernés au traitement des problèmes de développement) - se présentent à nous, sociologues, comme un immense chantier de (re)définition des formes sociales et de leur dynamique de changement. Plus que jamais, la sociologie est appelée à mobiliser tous ses outils d’analyse pour aider à comprendre. Pour s'abonner à la lettre électronique du RT 38, cliquez ici. Projets en cours : Automne 2008 : Colloque « Environnement et Modes de vie. Développement durable, vie quotidienne et Territoires », à Caen. Quelques publications récentes de membres du réseau : BOUDES, P., 2006, « Les démarches d’analyse en sociologie de l’environnement », Vertig’O, www.vertigo.uqam.ca DOBRE M., 2007, « Consumption: A Field for Resistance and Moral Containment », in Sustainable Consumption, Ecology and Fair Trade, E. Zaccaï (ed), London, Routledge, 01/2007, pp. 163-177. Candau J. ; Deuffic Ph., 2006, Le paysage : un mot et des maux pour se dire agriculteur, dans L. Auclair , C. Aspe et al. (coord.), Le retour des paysans ? A l’heure du développement durable, EDISUD (coll. Écologie humaine), Aix en Provence, pp. 155-174. Candau J. ; Ruault C., 2005, Évolution des modèles professionnels en agriculture : scènes de débat, questions d'écologie et catégories de connaissances. Cahiers d'économie et sociologie rurales, vol. 75, pp. 51-74.
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