GT 45 : Groupe de travail
"Sociologie des conflits"

Responsable(s) : Myriam Klinger, Sébastien Schehr

Descriptif :

Sociologie des conflits et de leur résolution

Thématique

Ce groupe se propose comme lieu d’échanges et de recherches sur les conflits et leurs traitements. Le reflux des affrontements majeurs entre blocs, classes, nations, - n’a pas mis fin aux conflits individuels et collectifs. Ceux-ci ont plutôt tendance à se fragmenter, se diversifier, se disséminer. La prolifération des conflits n’épargne même plus des domaines longtemps perçus comme stables, par exemple le corps, la santé, la mort, l’environnement, devenus aujourd’hui autant d’enjeux agonistiques. Le groupe s’intéresse particulièrement aux nouvelles conflictualités : celles qui se produisent là où on ne les attendait pas, prennent au dépourvu et suscitent des réactions inopinées.

Les conflits sont volontiers envisagés négativement, comme pommes de discordes ou alors ils sont assumés comme un moyen par lequel il faut passer pour aboutir à ses fins. Or le conflit présente une perspective positive et dynamique. Il permet de préciser une position, voire une identité ; en intensifiant les relations entre les hommes, il présente un effet socialisateur ; il développe des compétences stratégiques, tactiques, organisationnelles ; en bousculant le statu quo ante, il dégage des solutions nouvelles et donne lieu à des créations institutionnelles. Ainsi le conflit peut être envisagé comme un analyseur et un catalyseur social : il met en évidence ce qui passe pour aller de soi, il précipite des évolutions en cours.

Objectifs

À travers les exemples étudiés, le groupe s’attache à identifier les logiques à l’œuvre dans les conflictualités contemporaines. Il met l’accent sur deux aspects :

- Une dimension comparative afin de saisir les différences et les points communs entre des conflits de nature, d’échelle, et d’intensité diverses.
- Une dimension dynamique, afin de saisir les effets des conflits : tensions, expressions, négociations, médiations, déplacements, traces.

Mot clefs.

Guerre – antagonisme – ennemi – tiers – négociation – dynamique conflictuelle – ritualisation du conflit – conflictualité.



Bureau : Nicolas Amadio, Cultures et Sociétés en Europe - UDS (Université de Strasbourg), Eric Bologo, Université Catholique de Louvain - Institut de démographie, Patrick Colin, Cultures et Sociétés en Europe - UDS (Université de Strasbourg), Salomé Deboos, Centre d’études de l’Inde et de l’Asie du Sud - EHESS, Catherine Delcroix, Cultures et Sociétés en Europe - UDS (Université de Strasbourg), Nicolas Ducournau, Cultures et Sociétés en Europe - UDS (Université de Strasbourg), Estelle Ferrarèse, Cultures et Sociétés en Europe - UDS (Université de Strasbourg), Laurianne Giguet, Cultures et Sociétés en Europe - UDS (Université de Strasbourg), Pascal Hintermeyer, Cultures et Sociétés en Europe - UDS (Université de Strasbourg), Jean-Vincent Holeindre ,Centre R. Aron - EHESS, Christian Olsson, Centre d’études sur les conflits, Johanna Probst, Cultures et Sociétés en Europe - UDS (Université de Strasbourg), Monika Salzbrunn , CRIA - EHESS, Patrick Schmoll, Cultures et Sociétés en Europe - UDS (Université de Strasbourg).

Contact : Myriam Klinger, Sébastien Schehr

Site internet :

Appel à communication pour le 4ème Congrès de l’AFS – Grenoble 5-8 juillet 2011.

« Conflits, dynamiques et innovations »

Dans la perspective du prochain congrès de l’AFS, cet appel à communication porte notamment sur les rapports entre conflits et création, conflits et innovations. Nous envisageons les conflits en développant l’idée qu’ils présentent des potentialités socialisatrices et peuvent être source de dynamiques et d’innovations diverses. Nous proposons aussi de revisiter l’héritage de la sociologie des conflits en portant sur elle un regard critique, en nous intéressant à ses prolongements et à ses perspectives.
Cet appel à communication s’inscrit dans le cadre d’un groupe de travail qui se propose comme lieu d’échanges et de recherches sur les conflits et leurs traitements. Le reflux des affrontements majeurs – entre blocs, classes, nations, - n’a pas mis fin aux conflits individuels et collectifs. Ceux-ci ont plutôt tendance à se fragmenter, se diversifier, se disséminer. La prolifération des conflits n’épargne même plus des domaines longtemps perçus comme stables, par exemple le corps, la santé, la mort, l’environnement, le travail et l’organisation, la prison, devenus aujourd’hui autant d’enjeux agonistiques. Le groupe de travail s’intéresse particulièrement aux nouvelles conflictualités : celles qui se produisent là où on ne les attendait pas, prennent au dépourvu et suscitent des réactions inopinées.
Les conflits sont volontiers envisagés négativement, comme pommes de discordes ou alors ils sont assumés comme un moyen par lequel il faut passer pour aboutir à ses fins. Or le conflit présente une perspective positive et dynamique. Il permet de préciser une position, voire une identité ; en intensifiant les relations entre les hommes, il présente un effet socialisateur ; il développe des compétences stratégiques, tactiques, organisationnelles ; en bousculant le statu quo ante, il dégage des solutions nouvelles et donne lieu à des créations institutionnelles. Ainsi le conflit peut être envisagé comme un analyseur et un catalyseur social : il met en évidence ce qui passe pour aller de soi, il précipite des évolutions en cours, il suscite pour le meilleur comme pour le pire, débrouillardise, ruse et inventivité.  
À travers les exemples étudiés, le groupe de travail s’attache à identifier les logiques à l’œuvre dans les conflictualités contemporaines. Les propositions de communication veilleront à mettre l’accent sur les aspects suivants:
- La dimension comparative afin de saisir les différences et les points communs entre des conflits de nature, d’échelle, et d’intensité diverses.
- La dimension dynamique, afin de saisir les effets des conflits : tensions, expressions, négociations, médiations, créations, innovations, débrouillardise.

Les propositions de communication (d’environ 3000 signes max) sont à adresser avant le 10 janvier 2011 à :
Myriam Klinger (myriam.klinger@misha.fr) et Sébastien Schehr (sebastien.schehr@univ-nancy2.fr)