Centre
d’histoire de Science Po
SÉMINAIRE 2006-2007
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le premier jeudi du mois
de 17 heures à 19 heures
56
rue Jacob – Paris 6ème
Salle
du Traité
Femmes et pouvoir
exécutif dans le monde
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2 novembre 2006 - Sophie Bouchet-Petersen, conseillère de Ségolène Royal et
Jean-Luc Parodi, directeur de recherche à
30 novembre 2006 - Janine Mossuz-Lavau et Christine Bard : Le cas français
(1936-2006) [ exceptionnellement, salle Jean
Monnet, RDC du 56 rue Jacob ].
1er février 2007 - Yves Denéchère
(professeur d’histoire contemporaine, Université d’Angers) : Femmes,
pouvoir exécutif et construction européenne. Discutante :
Armelle Le Bras Chopard, professeure
en Science politique (Université de Versailles – Saint-Quentin en Yvelines,
chargée de mission Egalité hommes/femmes dans l’Enseignement supérieur).
1er mars 2007 - Bérangère Marques-Pereira
(Professeure, Institut de Sociologie, ULB,
Bruxelles) : Le Chili dans le contexte latino-américain. Discutante : Carmen Castillo (Chilienne, ex-militante
du MIR et cinéaste)
5 avril 2007 - Anne Revillard
(doctorante au GAPP) et Laure Béréni – sous réserve
(doctorante en sociologie, Laboratoire de sciences sociales de l’ENS) : Féminisme d’Etat : une comparaison
France / Québec. Discutante : Geneviève Fraisse (historienne et philosophe, directrice de
recherches au CNRS, ancienne déléguée interministérielle aux Droits des femmes,
ancienne députée européenne)
10 mai 2007 - Françoise Gaspard (sociologue au CADIS – EHESS,
élue au comité CEDAW de l’ONU) : La situation globale vue depuis
l’ONU et l’évolution récente en Afrique. Discutant : Didier
Bigo (directeur de recherches, CERI Paris)
7 juin 2007 - Demi-journée d’études de
clôture du séminaire 2006-2007
> Dr Barbara Hendricks,
experte des Finances pour le Groupe SPD au Bundestag : L’expérience
d’une ministre SPD sous Schröder et sous Merkel.
Discutantes : Valérie Vauzanges
(enseignante) et Corinne Bouchoux (auteure de L’Allemagne réunifiée, Syros), diplômées
de Sciences Po.
> Stéphanie Tawa-Lama
Rewal (chargée de recherches au CNRS, Centre d’études
de l’Inde et de l’Asie du Sud – CEIAS, EHESS) : L’Inde et le Népal.
Discutante : Danièle Haase-Dubosc (historienne
et directrice de Columbia University à Paris)
> Manon Tremblay (Ecole d’Etudes Politiques,
Université d’Ottawa, Canada), auteure de Femmes et
parlements : un regard international (2005) : L’Amérique du
Nord (sous réserve)
Pourquoi ce thème ?
Alors que dans plusieurs pays (Chili, Libéria,
Allemagne…), des femmes accèdent aux sommets de l’Etat, à l’heure aussi où
l’opinion publique française plébiscite une femme dans la perspective de
l’élection présidentielle, on constate un déficit d’études sur les femmes et le
pouvoir exécutif. Certes, en France, où les femmes ont obtenu tardivement la
citoyenneté et sont restées longtemps à l’écart du gouvernement, la matière
historique n’abonde pas, mais qui connaît le nom de la première Française
ministre ? D’une manière significative, c’est l’histoire de l’Ancien
Régime qui fournit le plus gros contingent d’études sur les femmes de pouvoir…
Pour l’histoire contemporaine – républicaine, le féminisme de la contestation,
les partis, la citoyenneté, le vote, la représentation parlementaire ont été
des objets d’étude privilégiés. Ce sont d’autres facettes du rapport « femmes
et politique » que ce séminaire veut éclairer : les féminismes
d’Etat, les femmes dans des fonctions de chef d’Etat, les femmes au
gouvernement, les femmes dans la décision et l’exécution de la politique
européenne.
Ce qui nous amène à une réflexion sur le genre
du pouvoir exécutif, beaucoup moins interrogé que le genre du pouvoir
législatif. Le genre fait-il une différence ? Une différence qui serait
observable dans les politiques publiques, qu’il s’agisse de celles qui visent
spécialement les femmes (« féminisme d’Etat »), de celles qui règlent
les relations entre les sexes ou de politiques neutres (du moins en
apparence) ? La question prend toute son ampleur si elle s’adresse à
l’ensemble mondial. Des situations nationales a priori très différentes seront comparées :
Quel sera l’apport de l’histoire ?
Ce séminaire tentera de comprendre les positions
actuelles des femmes dans les instances gouvernementales à partir du passé.
Sont-elles liées aux modalités de l’accès des femmes à la citoyenneté (élection
et éligibilité) ? Quelles sont les voies d’accès au pouvoir exécutif
(histoire des femmes dans les partis, histoire de leur intégration dans la haute
administration) ? Comment l’image des femmes au gouvernement a-t-elle
évolué ? Quelles légendes, noires ou roses ? Quelle place dans la
mémoire nationale ? Quel est l’impact des pionnières (Indira
Gandhi, Golda Meir, Margaret Thatcher…) ?
Pouvons-nous selon le type de régime ou
l’orientation du gouvernement dessiner des tendances pour le XXe
siècle ? La chronologie mondiale de l’accès des femmes au pouvoir exécutif
permet-elle d’identifier des aires géopolitiques favorables,
défavorables ? Des climats politiques hostiles (la guerre froide
notamment) ? Ou au contraire porteurs ? Vivons-nous une réelle
évolution ? Le nombre de femmes chefs d’Etat n’a pas augmenté depuis
quinze ans, mais désormais, ce sont des femmes autonomes, ni « femmes
de » ni « filles de », qui parviennent à s’imposer. Enfin, on
s’interrogera sur l’évolution de la distribution sexuée des postes au
gouvernement, pour mieux cerner de nouvelles tendances.
Quel sera l’apport de la science
politique ?
Depuis peu, les travaux sur genre et politique
se développent. Un colloque sur « genre et pouvoir » a eu lieu à
l'Association française de science politique en 2002 (Christine Bard, Christian
Baudelot, Janine Mossuz-Lavau
dir., Quand les femmes s’en mêlent. Genre et
pouvoir, Paris,
LIENS
http://www.musea.fr - un musée virtuel sur l’histoire des
femmes et du genre, avec des expositions virtuelles sur « femmes et
politique », en particulier l’exposition « Elles aussi, elles ont
fait l’Europe » (réal. Yves Denéchère).
http://www.archivesdufeminisme.fr - le site de l’association qui collecte,
préserve et valorise les archives des militant-e-s et
des associations féministes.